Union planétaire… un devoir universel !

Posté le 22 décembre 2015 · 3 Commentaires ·

Union planétaire… un devoir universel !

La situation planétaire 2015 était une situation d’urgence. Alliance Mondiale Pour la Planète !

Le temps de l’Union Planétaire était venu…il est aujourd’hui passé. Le rendez-vous a été manqué.

Cette proposition politique pourtant belle et pleine de bon sens n’a interpellé personne.

Elle est restée ostensiblement ignorée par les médias ainsi que les tenants de la science politique.

Jugée utopiste par certains, estimée trop avant-gardiste par d’autres, elle n’a en tout cas fédéré aucune bonne volonté et nul, hormis votre serviteur, ne s’est exprimé en son nom.

Le message de paix, de solidarité, d’équité et de justice qu’elle portait n’a donc pas été entendu.

Le désir de liberté, d’égalité, de fraternité, d’unité dans la diversité et d’avenir pour les générations futures qu’elle exprimait n’a eu aucun écho, aucune adhésion ni soutient.

C’est étrange !

La  sacralisation d’une économie dite de croissance, numérisée et codifiée pour une gouvernance mondiale censée procurer l’abondance aux citoyens de la terre l’a emportée.

Ce mois de décembre 2015 clôture donc définitivement la période de transition qui offrait la possibilité d’union planétaire des peuples de la Terre.

De ce fait, il va falloir subir la dislocation des valeurs universelles de la raison sous les chocs répétés de la compétition économique, de l’injustice sociale, de la guerre et de la barbarie.

Tout comme le grand dérèglement climatique qui s’annonce brutal (en effet, l’année 2014 aura été l’année du record de rejets de gaz à effets de serre !).

Alors comment expliquer cette indifférence généralisée ?

Comment expliquer ce fatalisme conforme des citoyens qui subissent d’ores et déjà les premiers impacts climatiques, leurs effets destructeurs et dans le même temps qui voient la violence, la misère, la souffrance et l’inhumanité se répandre partout.

La structure de l’organisation humaine sur la planète est fragile et la paix est menacée.

Comment avons-nous pu en arriver là ? C’est incompréhensible !

Dans son errance actuelle, l’humanité participe, stupéfaite et sidérée, au début de l’anéantissement d’une grande partie de la vie sur terre. Certes, le processus n’est pas immédiat mais il est constant et progressif. Pour le remarquer, il suffit simplement d’élargir son point de vue et de le porter sur la ligne d’horizon. C’est alors que l’on en fait le triste constat.

C’est affligeant ! logo-monde

La tristesse et le désespoir dominent car le temps de la réflexion et de l’union semble définitivement perdu. Nous sommes entrainés dans le tourbillon d’une crise écologique inédite dans l’histoire humaine.

La perte du logos, ce bon sens tellement nécessaire qui conditionne la bonne gestion de la planète l’oïkos ainsi que notre existence, est d’une effroyable réalité.

De fait, la voix de l’écologonomie est restée ignorée. Le « croissancisme » dévoreur sans limites d’énergie et de ressources naturelles aura donc gagné et le « planétarisme » à  vocation d’équilibre et de paix n’aura même pas eu la possibilité d’exister.

Il faut dire que l’un porte les valeurs d’argent, l’autre non !

De surcroit, cette fin d’année est sinistre. Elle a été dramatiquement marquée par une terrifiante tuerie d’innocents à Paris le 13 novembre 2015 (le jour même de la « journée internationale de la gentillesse » !). L’horreur de cet acte de barbarie a littéralement tétanisé les populations de la planète. De fait, la peur et le désir sécuritaire ont légitimement prévalus dans l’opinion publique.

Et cette priorité a fortement influé sur le sommet de Paris Climat.

Ce sommet de la dernière chance, la COP 21, accueillait des participants de tous les pays qui devaient enfin « oser » fixer de nouvelles règles pour mieux accompagner l’innovation sociale et économique nécessaires pour s’adapter au changement climatique.

La campagne audio-visuelle couvrant l’évènement a battu son plein. Roulez tambours, sonnez trompettes ! Les célébrités en vue des classes politiques, journalistiques, artistiques ainsi que les éminences scientifiques ont toutes appelées au rassemblement. Il fallait sauver la planète.

Pauvre planète !

L’épuisement des ressources naturelles, les pollutions, le dérèglement climatique comme la crise d’extinction des espèces, leurs causes et leurs conséquences devaient être les sujets principaux du sommet. Une fois de plus l’occasion s’était présentée de prendre des décisions radicales et salutaires.

Il était encore temps de bâtir les fondations d’une société planétaire qui ne soit plus faite de compétition, d’exploitation, d’inégalités, d’affrontements meurtriers ni de guerre.

Il s’agissait de réduire immédiatement les gaz en cessant définitivement de subventionner les énergies fossiles. Le défi consistait à garantir aux générations futures une planète où la vie sous toutes ses formes serait protégée.

« La maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Cette fois-ci, il fallait s’accorder pour éteindre l’incendie afin que l’humanité ne soit pas victime.

Il fallait impérativement s’écarter et au plus vite des formes de politiques anciennes pour enfin faire face frontalement aux changements globaux que vont entrainer l’inévitable changement climatique !

En fait, la priorité aurait été de donner une meilleure place au citoyen en menant une nouvelle et véritable action politique portée par une pensée planétaire solidaire, fraternelle, forte, responsable et juste.

Parce que la justice climatique nécessite la justice sociale, il fallait aussi d’urgence imaginer une nouvelle organisation structurelle, pluridisciplinaire pour que l’inégalité sociétale soit durablement éradiquée. Redescendre sur Terre et abandonner le mode de vie hors-sol imposé par le productivisme de croissance qui livre la planète aux rapports de force et aux désirs d’argent pour la réintégrer complètement dans la construction identitaire. cop21_vegetalcity.net

La citoyenneté planétaire aurait été la solution qui aurait pu être envisagée !

Oui, il fallait effectivement que tous ces responsables et décideurs représentant l’humanité « osent » !

  • Oser mettre en place les nouvelles règles, lois et devoirs de l’humanité (l’écologonomie) afin de rééquilibrer l’ordre social et financier des affaires humaines. (À ce titre, les contributions financières différenciées entre riches et pauvres pour alimenter une taxe de solidarité censée mieux faire face au changement climatique n’auraient pas été le sujet principal des discussions).
  • Oser remettre en question le principe même de développement durable reposant sur la notion d’augmentation sans limites de la production de la méga-machine industrielle planétaire.
  • Oser refuser l’obsolescence programmée introduite de facto dans les infrastructures planétaires afin de toujours plus consommer.
  • Oser dire « Stop » à cette croissance dévastatrice qui telle une tumeur colonise la planète en dégradant l’environnement par de massives pollutions.
  • Oser écarter les antagonismes pour se centrer sur l’essentiel, sur le partage équitable des ressources encore disponibles et s’unir.
  • Oser accepter la diversité des cultures pour s’affranchir définitivement du mode de vie standardisé.
  • Oser le bien être de tous plutôt que la croissance économique (le Bonheur Planétaire Brut plutôt que le Produit Intérieur Brut)

Symboliquement, la COP 21 s’est tenue au moment où le niveau de production de pétrole était au plus haut, le prix du baril au plus bas et avec des robinets alimentant le marché grand ouverts.

Un accord signifiant le désir d’accès universel à l’énergie décarbonnée et renouvelable a tout de même été pris. À cet accord va donc devoir répondre l’action des coalisés contre le climat et des tenants de l’économie « verte ».

L’alpha et l’oméga de l’intelligence politique avaient cette obligation, maintenant ils en ont le devoir.

Tous ces gens réussiront-ils à préserver la nature et la place de l’humain sur Terre ?

Auront-ils su exprimer l’altruisme et le courage politique en proposant de nouvelles règles de production et de nouveaux modes de vie ?

Seront-ils aptes prochainement à faire face à cette écrasante responsabilité ?

Cesseront-ils à l’avenir de jouer au jeu de la « patate chaude » ?

L’horizon climatique présenté en décembre était un horizon stratégique de court terme sur lequel les représentants politiques et industriels des peuples de la Terre avaient la responsabilité et le devoir de se positionner. C’est aujourd’hui chose faite.

Si l’accord de Paris est respecté, les nations devraient réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Cette prise de conscience générale devrait donc permettre d’assumer au mieux la responsabilité globale d’aide aux millions de réfugiés (qui vont bientôt être contraints de subir les chocs climatiques, de fuir la guerre du pétrole et quitter des terres immergées ou moins fertiles simplement pour survivre). Est-ce que cela sera suffisant ?

Parce que l’enjeu est planétaire, le devoir de garantir la diversité, la pérennité de la vie, l’avenir de la biosphère et la place des générations futures sur la planète est un plus que jamais un devoir universel !

Celui-ci aurait pût cependant s’exprimer par la voix  internationale de la compréhension morale élémentaire qu’est l’Union Planétaire.

Celle-ci relevait alors simplement de l’acceptation de la citoyenneté planétaire ainsi que du respect d’une Charte Planétaire et de ses Principes Fondamentaux.

Ceci ne demandait aucune gratification en retour ! Planète Terre (source M-pep.org)

L’empathie, la gentillesse et l’altruisme devaient envahir le monde…

Penser le bien de l’ensemble par une nouvelle gouvernance collective du risque climatique ouvrait la voie d’une nouvelle civilisation, d’une nouvelle ère.

C’était encore possible car l’évolution humaine a toujours été rythmée par des cycles ou des ères.

Le temps de l’Union Planétaire était venu pour exercer ce devoir…il relève aujourd’hui du passé.

Le 19 décembre 2009, j’avais écrit : « Être citoyen Français et développer une pensée prospective intelligente, fraternelle, digne, pacifique, solidaire et de sensibilité planétaire, c’est possible ».

Aujourd’hui, l’ombre de la guerre mondiale pour les énergies fossiles s’étend sur un environnement planétaire fortement dégradé. L’échec semble patent.

Cette proposition d’union planétaire inspirée par la raison et le bon sens n’aura été qu’un rêve, une illusion.

La soumission au système, la peur, la cupidité, l’ignorance, la soif de pouvoir ou le je-m’en-foutisme afin que rien ne change dans cette croyance consumériste aveugle au productivisme demeurent largement majoritaires. Sous l’emprise de la dette, le conformisme politique à la croissance assujetti à une gouvernance financière mondiale s’est généralisé. Ce système dit « en crise » ouvre sur quelque chose de très sombre.

L’Union Française Pour la Planète n’est quant à elle restée qu’une coquille creuse, qu’une utopie !

Depuis son officialisation, aucun(e) autre citoyen(ne) français(e) n’a adhéré officiellement à cette structure. Sans adhérents depuis sa création, aucune Assemblée Générale ne s’est donc tenue et cette proposition politique (qui portait pourtant cette belle ambition républicaine de devoir universel) n’a pu s’exprimer par la voix d’une véritable union nationale pour la planète ! Elle restera cantonnée dans les oubliettes de l’Histoire. Le rêve d’un renouveau planétaire et de paix pour les générations futures s’est évaporé…

En tout cas ce rêve est toujours mien. Il exprime une pensée citoyenne, française et planétaire.

Une espérance, une bouteille à la mer abritant le message d’un idéal politique à partager, un devoir universel que j’ai tout de même énoncé sur le réseau de communication internet et j’en suis fier !

Forum 1 Merci à toutes celles et ceux qui auront eut la curiosité de me lire et/ou la patience de m’écouter.

C’est déjà çà…

YB

Chiffres, scénarios et projections du changement climatique !

Film fiction sur le choc climatique…en 2075 / La prophétie d’une catastrophe !

Film d’animation sur la nécessité d’adaptation au changement climatique !

Film documentaire « arte » / Changements climatiques, une menace pour la paix !

logo-cop21-fr

 

Texte en français de l’accord de Paris, adopté à l’issue de la COP21

http://fr.scribd.com/doc/293239842/Accord-de-Paris-COP21

(article publié le 20 décembre 2015 sur le site de l’Union Planétaire: http://www.union-planetaire.org/2015/12/un-devoir-universel-2/  )

 

COP 21. Paris Climat 2015…Réfléchir, s’unir et agir !

Posté le 2 janvier 2015 · Commenter ·

COP 21. Paris Climat 2015…Réfléchir, s’unir et agir !

Au zénith de la « Croissance », la guerre ou…la paix !

Au seuil d’un changement climatique de grande ampleur nous arrivons inévitablement au terme d’une crise d’ordre politique, économique et écologique car nous avons aujourd’hui les preuves systématiquement répétées que l’utopie de l’expansion infinie repose sur l’inconsciente et effroyable négation des limites planétaires.

L’éradication des peuples indigènes et  la suppression implacable de la biodiversité ont été le mot d’ordre caché du culte de la « croissance ».

Au point culminant de cette « croissance » l’orient et l’occident s’affrontent aujourd’hui ouvertement pour l’appropriation et le contrôle des ressources naturelles. Des deux côtés, alliances et sanctions économiques, impression de milliards par les banques centrales, propagandes médiatiques, cyber-attaques, actions militaires sous fausses bannières annoncent l’hyper inflation et précipitent notre civilisation dans une crise globale car la demande des ressources fossiles ne cessant d’augmenter, la seule façon envisagée pour éviter la dévaluation des monnaies dollar-euro ou yuan-rouble reste la guerre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_nucl%C3%A9aireC’est pourquoi, sous la forme d’une « crise globale » catalysée par le changement climatique, nous assistons à la dislocation des préceptes économiques, politiques et religieux qui ont fait le monde d’hier, à la montée en puissance du techno-totalitarisme du monde d’aujourd’hui et conséquemment au laisser faire des élites hypnotisées par le chant des sirènes transhumanistes appelant à l’eugénisme.

Aussi, la recherche d’éthique planétaire est scrupuleusement étouffée par la société néolibérale qui a mondialisé habilement le croissancisme, le productivisme esclavagiste et le consumérisme d’addiction. Cette décomposition conduit tout droit au chaos politique, au choc démographique, à la confusion et à la mort de l’organisation « mondiale » actuelle.

Au même moment, des écosystèmes disparaissent et de nombreuses espèces animales et végétales communes sont menacées par un risque de disparition encore plus élevé.

Il n’est que de voir les cétacés et dauphins s’échouant en masse sur les plages.

Il n’est que de voir les morts massives d’animaux (les hécatombes d’oiseaux et de poissons en nette augmentation) qui, en dehors des prophéties eschatologiques, bénéficient souvent de nombreuses justifications rationnelles mais rares en fait (en dehors de la maladie ou des variations soudaines de température) sont les explications officielles.

En vérité, les menaces engendrées par le modèle de « croissance », telles que les pollutions, les perturbations causées par le bruit, la vitesse et le développement industriel portent continuellement atteinte à la vie sous toutes ses formes.

Le marché illégal du braconnage est lui aussi en constante inflation.

La liste n’est pas exhaustive et les atteintes violentes au genre humain (très largement banalisées par les médias) y tiennent quotidiennement la place la plus importante.

L’air du temps s’est fortement dégradé et ce constat est révélateur d’une biosphère de plus en plus impactée par l’accroissement irresponsable de l’exploitation pétrolière et gazière au travers de l’affrontement affiché de l’orient contre l’occident pour faire face au changement climatique. De fait, ce modèle violent et mortifère de « croissance » imposé dans tous les pays de la planète fabrique en continu pollutions, injustices sociales et guerres durables.

Malgré les échecs de Kyoto/Copenhague démontrant que les représentants des nations étaient incapables de s’accorder sur des qualités morales plurielles défendant la communauté de vie planétaire face au besoin énergétique et au changement annoncé du climat, le secrétaire général de l’ONU, a cependant organisé fin septembre 2014 à New York un sommet des chefs d’État visant à préparer la 20e conférence de l’ONU sur le climat. Ce projet ambitieux de nouveau pacte mondial pour préserver la planète (notre bien et espace commun) du dérèglement climatique s’est ensuite tenu au début du mois de décembre à Lima (Pérou). Près de 10.000 personnes (délégations nationales, ONG, scientifiques, experts) ont ainsi participé à cette rencontre dans la capitale péruvienne.

Toutefois, même si  l’enjeu climatique était à cette occasion en haut de l’agenda de nombreux pays, nous avons eu la sempiternelle démonstration que les institutions politiques n’offraient toujours pas des tables de négociations où l’on défende les valeurs à même de faire face au choc climatique ainsi qu’aux valeurs universelles de la raison.

En guise de parenthèse et à défaut d’avoir défini avec succès des trajectoires de réductions de gaz à effet de serre cohérentes et solidaires, les participants auront tout de même pu respirer gratuitement un bol d’air pur délivré par l’étrange « arbol » ce super-arbre électrique – support urbain de publicité - convertisseur de CO2 en oxygène ! Un incroyable symbole que cet « arbol »……

Le clivage entre pays du Nord et du Sud englués dans le choix des énergies fossiles persiste donc dangereusement ! Parce que le déséquilibre économique mondial stigmatise le refus de combler le fossé entre pays développés, en voie de développement ou émergents, la souffrance identitaire a une nouvelle fois éclaté au grand jour.

Elle est plus que jamais la première souffrance sociale actuelle.

Ainsi, les naufragés du développement n’ont toujours pas été compris. Ils ont été considérés comme les dommages collatéraux du bien, de la « croissance ».

Que n’eussent été présents des citoyens planétaires à la table des négociations !

Ils auraient donné priorité à ce sujet (tellement important) pour le solutionner, équitablement et justement. Ils auraient ébranlé la certitude qu’une « croissance » sans limites et sans retenue est non seulement dangereuse pour la vie sous toutes ses formes mais qu’elle ne peut plus décider pour l’humanité entière en imposant ses choix, ses lois et ses mœurs. Cette idéologie n’apporte que la misère et la guerre pour le plus grand nombre !

Pour faire face au changement climatique, l’ordre social planétaire qu’il fallait bâtir lors de ce sommet exigeait d’urgence que l’intelligence, le respect et le bon sens soient au service de l’union dans la diversité.

Après deux semaines de pourparlers (où les nations n’ont cessé de jouer égoïstement au jeu de la patate chaude) les discussions n’auront porté que sur le format possible des engagements, ou contributions nationales, que les pays devraient prendre courant 2015 pour réduire leurs émissions en vue d’un pacte multilatéral à la prochaine COP 21 “Conférence Mondiale sur le Climat” à Paris fin 2015. Voilà le résultat du rendez-vous de Lima, un fragile accord pour le plan d’action visant à limiter à 2° la hausse de la température de la planète….

Sans remettre en cause l’intégralité du système économique, était-ce bien raisonnable ?

Certes, la promesse d’un meilleur recensement des émissions de CO2 provenant des activités de production et de consommation de la communauté humaine planétaire devrait permettre une meilleure compréhension de leur impact sur l’environnement.  Mais cette nouvelle compréhension ne pourrait favoriser l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et de politiques efficaces pour survivre au changement climatique qu’à la seule et unique condition que toutes les populations du globe soient sur un même pied d’égalité !

Pour voir comment notre Terre va évoluer, l’écologonomie faciliterait grandement les approches prédictives par rapport au réchauffement climatique ou aux activités humaines.

D’ici la COP 21 (en novembre 2015) il va falloir faire les bons choix.

Après cette 21e conférence climat 2015 de Paris / COP 21 il faudra passer aux actes.

En attendant, des puits de pétrole et de gaz naturel abandonnés (depuis de nombreuses décennies) continuent de relâcher insidieusement dans l’atmosphère une partie importante des émissions non prises en compte de ce puissant gaz à effet de serre qu’est le méthane. Ceci s’ajoutant aux innombrables pollutions qui continuent, s’aggravent et condamnent notre Terre actuelle à ne devenir, pour les générations futures, qu’un « Monde perdu » ravagé par les maladies, la guerre et la mort.

Le pacte mondial pour lutter contre le changement climatique sera donc scellé dans moins d’un an à Paris…il doit absolument passer par la pratique de l’écologonomie pour encourager la juste mesure, la paix et le partage pacifique et équitable des ressources encore disponibles.

Le temps est venu de renverser la vapeur de ces années de « croissance » guerrière nourrie aux énergies fossiles et nucléaire. La diversité humaine est aujourd’hui autant en danger que la disparition des autres espèces animales ou végétales.

Le climat change et face à l’inconscience généralisée due au triste conformisme de la condition asservissante qu’incarne le producteur-consommateur conditionné à la guerre, à l’économie néolibérale et aux points de PIB, il faut réagir et s’unir.

Pour contrebalancer l’accélération de tous ces évènements mortifères.

Pour éviter le techno-totalitarisme et le chaos démographique.

Pour nous adapter à l’inéluctabilité du changement climatique.

Pour stopper la fuite en avant de l’idéologie destructrice de « croissance » et la remplacer en portant la nécessaire union planétaire dans l’espace public.

Pour mieux gérer et protéger la biosphère.

Pour la paix.

Nous avons encore un peu de temps.

Celui de  redonner corps et cohérence à la notion de limite dans nos façons de penser.

Celui de retrouver notre humanité, notre liberté et notre sagesse au sein d’une raison universelle résolument indépendante de l’argent, des religions et de toutes les organisations sectaires.

Celui de cesser de faire sa petite part dans son petit coin « associatif » pour au contraire sauter à pieds joints dans l’arène politique en utilisant les formidables instruments potentiels que seraient des Principes Fondamentaux et une Charte Planétaire.

Enfin, celui de redonner espoir à la fragile aventure humaine sur la Terre qui avec plus de 4 milliards d’années (ou plus précisément 4567 millions d’années) nous rappelle la fantastique démesure du temps pour l’échelle du citoyen planétaire en devenir.

Il nous faut en toute humilité l’accepter et le comprendre.

Ce temps de la réflexion est désormais compté !

Y.B.

 

(article publié le 31 décembre 2014 sur le site de l’Union Planétaire:  http://www.union-planetaire.org/2014/12/situation-planetaire-2014/)

Europe – élections européennes 2014

Posté le 20 mai 2014 · Commenter ·

Europe et climat !

Élections en Europe – 2014

Le résultat des élections européennes 2014 doit d’urgence faire émerger une action politique commune des États membres visant à faire face, sérieusement, au changement climatique !

En effet, le caractère exceptionnel du réchauffement climatique est sa vitesse. Sa rapidité à l’échéance de quelques décennies menace la biosphère dans son intégralité.

L’objectif est donc politique et l’Europe doit rester sur la ligne de front en engageant cette fois-ci tous les pays de la planète. L'ère planetaire

Une telle action ne serait pas anodine car son but serait global et non pas l’actuelle et insuffisante « indépendance énergétique » assurée à certains et refusée à d’autres.

Des citoyens européens de plus en plus nombreux demandent cet engagement politique. Ils veulent que le bon sens et la raison investissent de manière responsable, pacifique et équitable l’hémicycle du parlement européen pour mener définitivement une politique responsable sur le climat et l’énergie. Ils veulent une feuille de route claire pour réaliser la transition énergétique absolument nécessaire permettant, d’ici 2050, de réduire très fortement la consommation d’énergie fossile. 30 à 70% de réduction, voilà l’objectif à tenir pour arriver au niveau d’émission de gaz à effet de serre souhaitable !

Désormais, l’orientation politique européenne doit prendre ce chemin. Elle doit incarner l’innovation qu’est la pensée planétaire pour changer l’économie et la mettre au service du bon sens, d’une logique globale, juste, équilibrée, protectrice de la vie et durable.

Aujourd’hui, réduire la consommation d’énergie en Europe et sur toute la surface de la Terre est devenu prioritaire !

« La probabilité d’impacts graves étendus et irréversibles s’accroit avec l’intensification du réchauffement climatique » à avertit le GIEC. Sécheresse, inondations et érosion, diminution des ressources en eau, insécurité alimentaire, migration de populations, problèmes humanitaires et sanitaires, hausse de l’acidification de l’atmosphère et des océans et destruction des écosystèmes sont d’ici la fin du 21ème siècle, notre ligne d’horizon. Ceci nous entraine de manière accélérée vers l’extinction de nombreuses espèces terrestres et marines. Le tout dans un climat prévisible de violences, de pauvreté accrue et de chocs économiques à répétitions.

Alors, au regard d’un tel avertissement, le discours de la troïka européenne sur la croissance économique qu’il faudrait maintenir coûte que coûte semble un tantinet suranné ! Au contraire, il faudrait que les futurs parlementaires se retroussent les manches et se donnent la main pour fixer solidement le cadre international permettant de taxer le carbone afin d’investir efficacement dans les nouvelles technologies de transition énergétique. Attirer, capter et utiliser la richesse existante pour financer massivement cette transition tout en supprimant les inégalités sociales serait, à l’échelle européenne une véritable révolution !

Ce serait la belle démonstration que l’être humain, ce mammifère doué de la capacité d’entre-aide vis-à-vis de ses semblables, peut y parvenir. Cette entre-aide qu’il est aujourd’hui en devoir et mesure d’exercer est la base même du principe de décimation et de sélection des espèces. Il lui suffit de réveiller en lui cette capacité de survie.

Pour ce faire, les parlementaires auront à se libérer courageusement des contraintes financières imposées par le libéralisme mondialisé. Ne plus obéir aux lois et règles de l’argent roi est le cap à franchir. « Soyez résolu de ne plus servir et vous voilà libre » écrivait E. De La Boétie. Mesdames et messieurs les futurs députés il est encore temps !

De 1973 à nos jours, l’Europe a été confisquée par le libéralisme et asservie par le principe d’emprunts contre intérêts au réseau international des banques privées. Gaz et pétrole, les mamelles de l'argent ! (voltairenet.org)

Telle une tumeur cancéreuse, l’endettement s’est alors introduit au cœur des États pour atteindre le niveau catastrophique que l’on sait. Tournant sous la main des grands argentiers de la planète, la fontaine pétrolière et gazière a alors alimenté en continu l’économie mondiale tout en soutenant la croissance d’une dette artificiellement créée et fixée par des taux d’intérêts inacceptables.

Les conséquences pourtant visibles sur l’environnement et le climat ont été glissées sous le tapis et les discours d’intention n’ont absolument pas changés le modèle énergétique qui « pollue, empoisonne et accentue l’injustice sociale ». Les milliards ont donc valsés étouffant ainsi la prise de conscience relative à l’écologie politique naissante reportée pour le coup aux calendes grecques ! Ce système a asservit, empoisonné et épuisé progressivement les populations (pas seulement européennes) pour le plus grand profit d’une élite qui imposait une marge de manœuvre réduite et une rémunération de plus en plus contraignante au plus grand nombre !

Et durant tout ce temps, la Terre se craquèle, le CO2, le gaz de schiste et le méthane s’échappent, l’atmosphère se réchauffe, tandis que les poches se remplissent d’argent illusoire et de mort…

En 2014, l’humanité à l’occasion de reprendre son destin en main malgré l’hétérogénéité de la géographie des pays et des populations. Le temps est venu que l’entraide nécessaire des citoyens européens, ces futurs citoyens planétaires, devienne le projet commun d’universalité d’une société future apte à faire face le plus vite possible au dérèglement climatique.

L’Europe peut s’engager sur ce chemin et devenir, dans cette nuit libérale irresponsable, aveugle et barbare, le phare politique guidant les autres peuples de la Terre.

Un tel choix peut stopper l’effondrement de notre civilisation occidentale en lui donnant une nouvelle volonté, une nouvelle spiritualité réaliste et audacieuse. Force sera alors rendue au bon sens citoyen pour un retour à la raison et une adaptation rapide et coordonnée au changement climatique.

La situation est donc alarmante et le défi immense car seule la renégociation du traité européen (sous tutelle des lobbies) libérera les citoyens du joug d’une économie reposant essentiellement sur l’exploitation des énergies de stock (gaz, pétrole, charbon). La transition énergétique portée par des obligations environnementales devenues incontournables est à ce prix.

Cependant, le choix va être difficile à tenir car l’espoir d’une vie meilleure à dans les faits tragiquement reculé. Le processus actuel d’accélération de l’ouverture des marchés a exacerbé le patriotisme économique car l’espace monétaire européen demeure sous perfusion continue de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui y injecte de l’euro virtuel par milliards. Dans cette situation de crise systémique, la reprise invisible est tristement expérimentée par des citoyens qui constatent que leur niveau de vie ne cesse de baisser. L’échec est devenu flagrant et la décroissance subie happe dans son tourbillon les bonnes intentions tout en ravivant l’individualisme et l’injustice sociale.

A quoi cela sert-il alors pour l’électeur français de porter son regard sur le lointain lorsque le quotidien n’apporte que contraintes et déceptions quant aux standards de vie ?

Lorsque l’augmentation des prix du vrai panier de la ménagère, de l’énergie et la hausse du chômage révèlent des tensions géopolitiques croissantes dont la finalité porte la guerre dans des contrées éloignées pour l’accaparation de ressources naturelles qui ne cessent de se raréfier au fur et à mesure de leur exploitation ?

Lorsque le PIB, le fameux indicateur économique, ne mesure plus ce pourquoi la vie mérite d’être vécue par les citoyens mais accompagne cyniquement le déficit qui nourrit les fortunes placées en bourse ?

Lorsque la publication INSEE du 13 mai 2014 annonce une croissance nulle ?

Lorsqu’en France les cessations de paiement ont augmenté de 3,4% au premier trimestre 2014 ?

Lorsque des plans d’austérité « coordonnés » s’abattent un peu partout en Europe confirmant la crise de confiance citoyenne envers un espace économique en proie à la récession généralisée ?

Lorsque les populations européennes de la Grèce, d’Irlande, du Portugal et de l’Espagne sont, sans états d’âmes, mises à genoux ?

Lorsque l’impulsion publique et citoyenne pour préserver le bien commun semble illusoire ?

Mais justement, c’est parce que l’Europe actuelle n’est pas celle à laquelle une majorité de citoyens aspiraient qu’il faut réagir et se libérer de cette impression d’irrésistible fatalité, de cette soumission !

Les eurobéats (aux poches pleines) qui croient encore tout contrôler doivent désormais faire amende honorable et tenir compte de la grogne des eurosceptiques accentuée par la colère des europhobes.

Ces derniers dénoncent durement l’échec de la majorité des États membres. Ils les accusent de ne pas avoir mis en commun leurs richesses et potentialités. D’avoir favorisé la compétition en leur sein, ceci entrainant des hausses d’impôts, de TVA, de prix, alors que dans le même temps étaient appliquées des baisses de salaires, de retraites, d’aides sociales ainsi que de drastiques coupes budgétaires sur fond de plans de licenciements, de chômage renforcé et de croissance moribonde.

Par ailleurs, c’est aussi parce que l’identité européenne est, après près de 40 ans, sous la surveillance numérique continue des miradors bancaires du Marché et que les barbelés des classes sociales ont été déployés qu’il faut aussi réagir ! Le repli identitaire des populations du continent derrière les rideaux de fer des conservatismes et des religions serait dramatique ! Esperanto à l'école ! (source esperanto-sat.info)

À ce propos, pour redonner sens à l’identité politique européenne il suffit de faire tomber la barrière des langues en encourageant la pratique et l’identification à la langue commune européenne et universelle qu’est l’Espéranto. Avec l’Espéranto enseigné dans toutes les écoles primaires de l’Union Européenne, la révolution de la communication planétaire serait en marche.

Il ne resterait alors plus qu’à s’engager pas à pas et solidairement sur ce Chemin de l’Europe.

Il faut maintenant reprendre le destin européen en main et remettre le citoyen au cœur de l’action !

Il faut redonner dignité aux populations, un avenir acceptable aux jeunes et la force aux générations futures de vivre dans un environnement planétaire d’ores et déjà impacté par le changement climatique.

Le 25 mai 2014, une partie des 751 députés européens sera à élire. La procédure parlementaire existante aujourd’hui ne permet pas la transformation de la société et le développement d’une politique commune aboutissant à un tel projet. On ne peut cependant unifier que dans le partage de cette idée stratégique. Le nouveau Parlement devra donc prendre l’initiative et piloter la politique des 28 États membres via la nomination (sans tirage au sort !) du futur porte-parole du Conseil européen.

Tous ces gens sont issus d’un système démocratique électif ne comptabilisant toujours pas les suffrages exprimés par le vote blanc et dit représentatif. Sauront-ils exiger que l’union bancaire récemment crée cesse de servir une hypothétique croissance pour ne porter son attention que sur la cohésion et la solidarité sociale ? Sauront-ils imposer l’égalité fiscale ? Sauront-ils être unanimes dans la lutte à mener contre le changement climatique ? Sauront-ils être à la hauteur ?

« L’humanité est comparable à une famille qui consommerait toute les provisions, limitées, d’un garde-manger et jetterait les inévitables détritus dans une poubelle, en l’occurrence l’espace alentour » écrivait Nicholas Georgescu-Roegen qui portait la réflexion sur le principe de décroissance. Nous y sommes !

On peut filer la métaphore à l’échelle de l’Europe : une société responsable et consciente de ses excès ménage et protège son environnement.

Pour faire face au changement climatique, des décisions historiques doivent être prises.

Il nous faut penser simultanément écologie et économie en donnant prééminence si possible au logos, le bon sens ! L’écologonomie en somme. Et à l’échelle collective, une Europe promouvant l’écologonomie ne peut-être qu’exemplaire.

À ce titre, il n’y a plus d’obsolescence programmée, plus de « prime à la casse » pour relancer l’appétit d’ogre de la croissance, plus de gaspillage, plus de pollution, plus d’adoration aux valeurs illusoires de l’argent et du profit, plus de pauvreté, plus de guerres…

L’intelligence se focalise alors essentiellement sur la mutualisation de moyens de production propres, à taille humaine et au bilan carbone tendant vers le zéro afin de rejeter le moins possible de CO2 dans l’atmosphère. co2_cloud_istock

L’Europe peut y parvenir, elle doit devenir le fer de lance de l’écologonomie. Elle doit mettre en place une organisation de vie pour une société communautaire qui aura compris que face au changement climatique, l’exploitation et la consommation démesurée de toutes les énergies fossiles possibles nous précipitent vers l’abîme.

Le désir de croissance infinie n’est plus possible car cette expansion animée par la pulsion de mort précipite la vie et sa durée dans la collision.

On ne peut sortir de la crise et rétablir confiance et espérance qu’en empruntant une voie nouvelle. C’est cela le Chemin de l’Europe.

Ce chemin ne doit pas mener à l’enfer climatique, il doit prendre la direction de l’espoir et la volonté d’union planétaire future de tous les citoyens !

Le temps est venu de refonder une démocratie vivante et participative… il faut choisir !

Y.B.

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