Apimondia
| 12 juillet 2009 | au | 20 septembre 2009 |
Biosphère: les abeilles !
(15 septembre 2009 au 20 septembre 2009)

Par milliards nos amies les abeilles disparaissent !
Leur système immunitaire s’affaiblit ! Elles sont en danger !
Partout sur la planète les découvertes de ruches vides, sans aucun cadavre, sans prédateur ni squatteur visibles, se multiplient… les questions s’accumulent.
La 41ème édition d’APIMONDIA est le rendez-vous international de la recherche en apiculture. Il rassemblera 200 scientifiques, 200 exposants, 10 000 congressistes avec plus de 100 pays représentés.
Quelques soient les raisons, les réponses et le bon sens seront au rendez-vous et devront prévaloir sur les considérations liées au profit.
Les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité dépendent des abeilles, peut-on envisager un monde en leur absence ?
« Si les abeilles disparaissaient du globe, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre », aurait déclaré Albert Einstein.
Cette sentence devrait être le fil conducteur des débats…
Il s’agit de la survie des abeilles et conséquemment… de l’espèce humaine !
Défendre les abeilles fait partie des causes politiques urgentes et impératives que nous portons.
Les congressistes sauront-ils prendre des décisions fermes, intransigeantes et efficaces ?
Dans tous les cas, à l’issue de ce congrès, rejoignons-nous, parlons-en et agissons !
Y.B.
Reportage sur la pollinisation des abeilles « Abeilles sous surveillance » : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/magazine/popup_video.php?idmedia=41910+&typeformat=QACTU&langue=fr&id_mag=3&nb_video=
Commentaires
1 Commentaire à “Apimondia”
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Déclin des abeilles: des causes multiples
« Pesticides, virus, agriculture intensive, de multiples causes concourent au déclin des abeilles mais chaque pays a tendance à privilégier sa propre thèse pour expliquer cette inquiétante surmortalité.
Depuis dix ans, les colonies d’abeilles enregistrent des pertes très importantes: dans certaines régions du monde, leur taux de mortalité qui normalement ne doit pas dépasser 5%, peut atteindre 40%, voire 80% dans les cas extrêmes.
Pollinisation indispensable
De quoi inquiéter les 10.000 professionnels de l’apiculture d’une centaine de pays et les 500 chercheurs réunis pour le sommet mondial Apimondia 2009 à Montpellier. « Il y a un problème environnemental grave », s’alarme Henri Clément, président de l’Union nationale des apiculteurs français (UNAF), rappelant que 35% de notre alimentation dépend de la pollinisation.
« En Chine, ils en sont réduits à polliniser les fleurs des arbres fruitiers à la main, dans le Sichuan » où les abeilles ont disparu dans les années 80, ajoute-t-il. Les scientifiques estiment que de nombreuses causes, susceptibles de se conjuguer et de varier d’un pays à l’autre, expliquent cette mortalité anormalement élevée.
Acarien parasite
Au Moyen-Orient, les pertes de colonies ont atteint 20% en 2008 au Liban sud, 20% en Jordanie, 17% en Irak et même 80% à Bagdad, a indiqué Nizar Haddad, du centre national de recherche en agriculture de Jordanie. Certes, « dans certaines régions, les apiculteurs n’ont pas toujours eu la possibilité de s’occuper de leurs ruches à cause de l’instabilité politique », a-t-il commenté.
Mais dans l’ensemble, il estime que c’est le Varroa destructor, un acarien parasite de l’abeille, qui pourrait être responsable du déclin des abeilles dans cette région. Il pointe également les abeilles importées de l’étranger qui résistent plus difficilement que les locales aux conditions climatiques dures dans ces pays.
Au Québec également, on se polarise sur le Varroa: avant son arrivée dans cette province canadienne en 2003, les taux de mortalité des abeilles ne dépassaient pas 10 à 15% alors qu’ils atteignent aujourd’hui 30%, a indiqué Madeline Chagnon, chercheur à l’univesité du Québec à Montréal.
Effondrement des colonies
Aux Etats-Unis, les chercheurs parlent d’un « syndrome d’effondrement des colonies » (Colony collapse disorder, CCD), un phénomène encore inexpliqué qui se traduit par la disparition soudaine des abeilles de la ruche et l’absence de cadavres de cet insecte à proximité. Les pertes liées au CCD ont atteint environ 30% au cours de l’hiver 2008-09, a indiqué Dennis van Engelsdorp, coordinateur d’un groupe de travail américain sur la question.
En Angleterre c’est le Nosema ceranae, un parasite commun chez les abeilles d’Asie, qui menace les ruchers. En Espagne également, le Nosema est apparu comme « le principal élément pathogène », a assuré Mariano Higes chercheur au centre régional apicole de Marchamalo (centre de l’Espagne).
De leur côté, les apiculteurs français incriminent les pesticides. L’UNAF milite pour un protocole plus sévère d’homologation de ces produits phytosanitaires. Le développement de l’agriculture intensive avec l’uniformisation des cultures et la régression des espaces naturels, havres de biodiversité, est également en cause.
Le changement climatique qui risque de modifier la période de floraison des plantes pourrait devenir un facteur aggravant. Et depuis quelques années les abeilles doivent compter avec le redoutable frelon asiatique, Vespa velutina, qui attend les butineuses devant la ruche pour les capter en vol et les dévorer. (afp) »
(Source : http://www.7sur7.be _17/09/2009)