Atelier pluridisciplinaire sur la monnaie !
| 15 juillet 2009 | au | 19 septembre 2009 |
En-deçà et au-delà de la Théorie Économique de la Monnaie
(18 et 19 Septembre 2009)

Avec la Crise Financière l’on se rend compte que la monnaie reste encore un instrument global de thésaurisation, de spéculations et de pouvoirs. Mieux comprendre celle-ci par la démarche pluridisciplinaire permettra peut-être de mieux appréhender l’avenir économique des citoyens planétaires. Faire confiance, c’est accorder son crédit ! Nul doute que nous pouvons donner crédit à cet atelier d’étude et de réflexions sur la monnaie. La somme des expériences à ce sujet et leur synthèse ouvrira peut-être à nouveau l’horizon de la liberté et du bon sens…à savoir rendre à la monnaie son rôle essentiel : un simple moyen d’échange !
Dès lors, les collaborations possibles entre économistes et penseurs pourraient aisément tracer le chemin de l’écologonomie. A suivre…
Y.B.
« La monnaie – son existence et ses propriétés – est un sujet de préoccupation commun aux chercheurs en sciences sociales, économistes compris. Mais ces derniers ont peu d’occasions de rencontrer des chercheurs d’autres disciplines et de débattre des états d’avancement respectifs de leurs travaux. Quand ils le font, une certaine méconnaissance réciproque rend la discussion difficile et non exempte de malentendus. Les économistes ne sont pas les seuls à blâmer. Comme la spécialisation de la recherche va croissant, il devient de plus en plus difficile de s’informer sur ce qui se passe dans les autres disciplines. Cela est spécialement vrai pour l’économie.
La théorie économique de la monnaie s’est profondément renouvelée depuis une vingtaine d’années. La démonstration de l’essentialité de la monnaie (Wallace) est devenue un préalable à l’énoncé des propriétés de l’équilibre monétaire (neutralité ou optimalité) dont l’existence a été prouvée pour la première fois en ne considérant que la fonction de transaction de la monnaie (Iwai, Kiyotaki & Wright, etc.). Des arguments anciens ont reçu des expressions contrôlables et démontrables grâce à une modélisation nouvelle (modèles de prospection) : la monnaie comme remède soit aux inconvénients du troc, soit à une information insuffisante sur les biens (Williamson & Wright), soit à l’impossibilité pour les individus de prendre des engagements crédibles (Kiyotaki & Moore), soit encore à l’absence de mémoire sur les transactions passées (Kocherlakota), etc. Ce faisant, les économistes théoriciens n’ont pas toujours pu ou su prendre le recul nécessaire pour interpréter leurs travaux même si certains d’entre eux ont été conduits à évoquer des thèmes familiers aux sociologues ou aux philosophes sociaux, tels que les normes sociales (Araujo) ou l’économie du don (Kocherlakota) pour ne rien dire de la confiance. Les économistes ont-ils réussi à construire un pont avec les autres disciplines ou les ont-ils simplement envahies et colonisées ? Que valent les avancées récentes de la théorie économique de la monnaie au regard des sciences sociales en général ?
L’objectif de cet atelier, dont le titre est un clin d’œil à Georg Simmel, est de faire dialoguer les économistes impliqués dans les nouvelles approches et les autres penseurs de la société travaillant dans d’autres optiques. Il en est attendu non seulement une meilleure connaissance réciproque mais aussi une évaluation plus précise des récentes avancées et, pour ce qui concerne le futur, de possibles collaborations entre disciplines. »
Contact: Jean Cartelier jean.cartelier(at)gmail.com – remplacez (at) par @
EconomiX, Université de Paris X- Nanterre,
Bâtiment K
200, avenue de la République
92001 Nanterre Cedex
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