Copenhague 2009. L’ultimatum climatique…

Posté le 13 septembre 2009 · Commenter ·
L’urgence politique et climatique ! 
 

(source: globalresearch.ca)

(source: globalresearch.ca)

Signer la pétition ci-après permet au collectif Ultimatum Climatique  de faire entendre un appel de principe tout en mettant en place des bases de données “newsletters” permettant d’obtenir facilement des fichiers de sympathisants susceptibles d’influencer les décideurs.
Dans le système économique actuel et le modèle politique qui prévaut c’est ainsi que cela fonctionne, voilà comment l’altruisme et l’idéal d’engagement citoyen pour une responsabilité politique désintéressée, égale et transparente sont encadrés.
Les citoyens, serviles, doivent rester à l’écart et prêter leur parole uniquement aux organisations reconnues par les pouvoirs en place.
Ces organisations qui n’ont aucun pouvoir de décision clament alors officiellement tantôt leur indépendance politique, confessionnelle et financière, tantôt leurs engagements pour la nature et l’humanité ou bien leur reconnaissance publique. Le tour est joué, le développement durable des déséquilibres est maintenu, il fait toujours beau sous le soleil !  Puis, la vidéocratie et sa cohorte de journalistes aux ordres s’emparent de l’actualité et hop, par procurations médiatiques les systèmes sociétaux se maintiennent sans grands changements sinon procèdent à quelques actions phares pour accompagner les évènements.
Dormez bien braves gens. Vos institutions, chefs d’États et représentants gouvernementaux s’occupent de tout. Vous les avez élus, ils en vivent et vous font vivre.
Hélas, la domination de l’argent sur la société planétaire persiste encore, une majorité d’humains est toujours, à ce jour, soumis au dogme établi ! Elle survit.
Ce formatage des populations associé à la servitude volontaire de celles-ci n’augurent pas de prises de consciences collectives pouvant œuvrer efficacement à   la protection et prise en compte réelle de la biosphère ainsi qu’à assurer la pérennité de notre avenir sur Terre.
La sécurité alimentaire, sanitaire et sociale des populations de notre planète va dépendre d’une capacité d’adaptation au changement climatique en cours. L’égalité de justice et de droits des citoyens planétaires est une question incontournable et cruciale qui devra être l’axe majeur des décisions qui seront prises à Copenhague. Et parce qu’il y à caractère d’urgence celles-ci devront être effectives et immédiatement appliquées !
Si ce n’était le cas, seule une volonté générale de changement de paradigme affirmée par l’union politique planétaire pourrait encore changer le caractère inéluctable des temps à venir.

Yes we can ?

Y.B.

 

Voici ladite pétition française pour la conférence de Copenhague !

« Monsieur le Président, 

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ». 

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009. 

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles. 

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Écosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie. 

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire. 

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990. 

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique. 

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales. 

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits. »

 

Serge Orru, WWF-France http://www.wwf.fr

Pascal Husting, Greenpeace France http://www.greenpeace.org/france/

François Danel, Action contre la Faim http://www.actioncontrelafaim.fr/

Olivier Braunsteffer, Care France http://www.carefrance.org/

Souhayr Belhassen, FIDH http://www.fidh.org/-Droits-de-l-Homme-Actualites-

Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot http://www.fondation-nicolas-hulot.org/

Anne Bringault, Les amis de la terre http://www.amisdelaterre.org/

Michel Bruguière, Médecins du Monde http://www.medecinsdumonde.fr/

Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici http://www.oxfamfrance.org/

Sandrine Mathy, Réseau Action Climat http://www.rac-f.org/

Michel Roy, Secours Catholique http://www.secourscatholique.org/

( Source : Copenhague 2009)

A lire également l’Appel International pour la conférence de Copenhague ! 

Et bien entendu n’oubliez pas : La Grande Tournée,  l’action d’information et de sensibilisation engagée par Gaël Derive !

Y.B.

 

 

 
 
 
 
 
 
 

 

Faim dans le monde

Posté le 11 septembre 2009 · Commenter ·

Bientôt le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire !Sommet mondial sur la sécurité alimentaire

Un humain sur six est exposé au risque de sous-alimentation, soit plus d’un milliard de personnes sur Terre !

Les guerres énergétiques, économiques et la crise financière mondiale accentuent le phénomène et conséquemment la pauvreté se développe durablement ! La misère ne cesse de croître…

Le temps est venu de relever le défi, il est planétaire !

Voici donc annoncé un Forum d’experts de haut niveau qui se réunit les 12 et 13 octobre 2009 afin de préparer le prochain Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Ils passeront en revue les options politiques envisageables pour être en mesure de nourrir les 9,2 milliards d’humains attendus au milieu de ce 21e siècle.

Cette analyse prospectiviste est au cœur de l’état d’urgence planétaire (dans l’ordre : climatique, social, économique, et énergétique). Elle a le mérite d’aborder de possibles réformes pour une « gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire ». Le terme est formulé et l’ambition clairement affichée.

Mais quelle « gouvernance mondiale » ?

Celle ou « on prend les mêmes et on recommence » ?  Nous ne ferions alors que redistribuer les cartes aux joueurs institués et sans les avoir battues !

Ne vaudrait-il pas mieux redonner du sens aux politiques des gouvernants présents et à venir en orientant d’abord la réflexion sur l’Union Planétaire ?

Il est grand temps que des chefs d’États et de gouvernements osent quitter l’ornière des clivages politiques et du conformisme ambiant aux modèles dominants. Dans tous les pays nous pouvons les inciter à une telle prise de conscience !

Mettre en place une telle union au niveau sociétal requiert de la volonté et du courage car ce serait l’ébauche, à grande échelle, d’une discussion par la majorité de la société planétaire pour un changement de société capable de créer un monde meilleur.

La misère, la pauvreté et la faim ne doivent plus être considérées comme éternelles et immuables.

Ce qu’il nous faut construire, c’est l’humain planétaire, singulier par sa culture d’origine, doué d’un libre arbitre,  autonome et solidaire, maillon naturel faisant partie corps et âme de la biosphère.

Alors cessons de prôner et maintenir les pouvoirs temporels ou spirituels alimentés jusqu’à ce jour par les règles et les lois de l’argent car le capitalisme  (que l’on nomme ultralibéralisme ou néolibéralisme) est poussé à outrance.

Il ruine notre planète et la vie d’une partie croissante de ses habitants.

Qui des deux du capitalisme ou de la planète (comme support de vie pour l’espèce humaine) arrivera à son terme ?

Nous rentrons dans une nouvelle ère !

Si nous voulons des solutions, il suffit de poser le problème honnêtement et correctement.

A bon entendeur…

 

Y.B.

 

« Comment nourrir le monde en 2050

 

Perspectives agricoles

Au cours de la première moitié de ce siècle, alors que notre planète approchera des 9 milliards d’habitants, la demande mondiale de denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale et de fibres doublera pratiquement, tandis que les cultures pourront de plus en plus être utilisées pour la production de bioénergie et à d’autres fins industrielles. La demande nouvelle et traditionnelle de produits agricoles mettra ainsi à rude épreuve des ressources agricoles déjà insuffisantes. Et, tandis que l’agriculture sera forcée d’entrer en concurrence avec les établissements urbains pour accéder à la terre et à l’eau, elle sera appelée également à servir sur d’autres fronts importants, à savoir: contribuer à l’atténuation du changement climatique et s’adapter à ce changement, encourager la préservation des habitats naturels, protéger les espèces menacées et assurer le maintien d’un niveau élevé de biodiversité. Et comme si cela ne suffisait pas, dans la plupart des régions, les zones rurales compteront de moins en moins d’habitants et parmi ceux-ci de moins en moins d’agriculteurs. Ces agriculteurs auront besoin de nouvelles technologies pour produire plus, avec moins de terres et moins de main-d’œuvre.

Problèmes à résoudre

  • ·         Serons-nous capables de produire suffisamment de nourriture à des prix raisonnables ou la hausse des prix des denrées alimentaires condamnera-t-elle à la pauvreté et à la faim une part croissante de la population mondiale?
  • ·         De quelle capacité disposons-nous encore, en ce qui concerne la terre et l’eau, pour nourrir le monde en 2050?
  • ·         Quelles sont les nouvelles technologies qui pourraient nous aider à utiliser au mieux ces ressources insuffisantes et à accroître et stabiliser les rendements de l’agriculture et de l’élevage?
  • ·         Investissons-nous suffisamment dans la recherche et le développement pour trouver des solutions en temps opportun?
  • ·         Les nouvelles technologies seront-elles accessibles à ceux qui en auront le plus besoin, à savoir les pauvres?
  • ·         Combien faut-il investir pour adapter l’agriculture au changement climatique et dans quelle mesure l’agriculture peut-elle contribuer à atténuer les phénomènes climatiques extrêmes ?

Les défis à relever au niveau des politiques

Enfin, disposons-nous de politiques adaptées pour répondre aux besoins futurs de l’humanité? Les gouvernements des pays à faible revenu sont-ils en mesure d’aider les pauvres et les affamés à améliorer leurs moyens de subsistance et à se nourrir? Les politiques commerciales et l’aide publique au développement suffisent-elles et sont-elles correctement ciblées pour mieux nourrir le monde au cours des prochaines décennies? Quels sont les domaines prioritaires sur le plan des politiques et où se trouvent les points chauds, présents ou prévisibles, pour lesquels des mesures s’imposent de toute urgence? Que faire pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne, continent dont la population croît plus vite qu’ailleurs, subit de plein fouet l’impact du changement climatique et souffre-le plus du VIH/sida? »

 

(Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture_FAO.org)