Faim dans le monde
| 11 septembre 2009 | au | 13 octobre 2009 |
Bientôt le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire !
Un humain sur six est exposé au risque de sous-alimentation, soit plus d’un milliard de personnes sur Terre !
Les guerres énergétiques, économiques et la crise financière mondiale accentuent le phénomène et conséquemment la pauvreté se développe durablement ! La misère ne cesse de croître…
Le temps est venu de relever le défi, il est planétaire !
Voici donc annoncé un Forum d’experts de haut niveau qui se réunit les 12 et 13 octobre 2009 afin de préparer le prochain Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Ils passeront en revue les options politiques envisageables pour être en mesure de nourrir les 9,2 milliards d’humains attendus au milieu de ce 21e siècle.
Cette analyse prospectiviste est au cœur de l’état d’urgence planétaire (dans l’ordre : climatique, social, économique, et énergétique). Elle a le mérite d’aborder de possibles réformes pour une « gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire ». Le terme est formulé et l’ambition clairement affichée.
Mais quelle « gouvernance mondiale » ?
Celle ou « on prend les mêmes et on recommence » ? Nous ne ferions alors que redistribuer les cartes aux joueurs institués et sans les avoir battues !
Ne vaudrait-il pas mieux redonner du sens aux politiques des gouvernants présents et à venir en orientant d’abord la réflexion sur l’Union Planétaire ?
Il est grand temps que des chefs d’États et de gouvernements osent quitter l’ornière des clivages politiques et du conformisme ambiant aux modèles dominants. Dans tous les pays nous pouvons les inciter à une telle prise de conscience !
Mettre en place une telle union au niveau sociétal requiert de la volonté et du courage car ce serait l’ébauche, à grande échelle, d’une discussion par la majorité de la société planétaire pour un changement de société capable de créer un monde meilleur.
La misère, la pauvreté et la faim ne doivent plus être considérées comme éternelles et immuables.
Ce qu’il nous faut construire, c’est l’humain planétaire, singulier par sa culture d’origine, doué d’un libre arbitre, autonome et solidaire, maillon naturel faisant partie corps et âme de la biosphère.
Alors cessons de prôner et maintenir les pouvoirs temporels ou spirituels alimentés jusqu’à ce jour par les règles et les lois de l’argent car le capitalisme (que l’on nomme ultralibéralisme ou néolibéralisme) est poussé à outrance.
Il ruine notre planète et la vie d’une partie croissante de ses habitants.
Qui des deux du capitalisme ou de la planète (comme support de vie pour l’espèce humaine) arrivera à son terme ?
Nous rentrons dans une nouvelle ère !
Si nous voulons des solutions, il suffit de poser le problème honnêtement et correctement.
A bon entendeur…
Y.B.
« Comment nourrir le monde en 2050
Perspectives agricoles
Au cours de la première moitié de ce siècle, alors que notre planète approchera des 9 milliards d’habitants, la demande mondiale de denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale et de fibres doublera pratiquement, tandis que les cultures pourront de plus en plus être utilisées pour la production de bioénergie et à d’autres fins industrielles. La demande nouvelle et traditionnelle de produits agricoles mettra ainsi à rude épreuve des ressources agricoles déjà insuffisantes. Et, tandis que l’agriculture sera forcée d’entrer en concurrence avec les établissements urbains pour accéder à la terre et à l’eau, elle sera appelée également à servir sur d’autres fronts importants, à savoir: contribuer à l’atténuation du changement climatique et s’adapter à ce changement, encourager la préservation des habitats naturels, protéger les espèces menacées et assurer le maintien d’un niveau élevé de biodiversité. Et comme si cela ne suffisait pas, dans la plupart des régions, les zones rurales compteront de moins en moins d’habitants et parmi ceux-ci de moins en moins d’agriculteurs. Ces agriculteurs auront besoin de nouvelles technologies pour produire plus, avec moins de terres et moins de main-d’œuvre.
Problèmes à résoudre
- · Serons-nous capables de produire suffisamment de nourriture à des prix raisonnables ou la hausse des prix des denrées alimentaires condamnera-t-elle à la pauvreté et à la faim une part croissante de la population mondiale?
- · De quelle capacité disposons-nous encore, en ce qui concerne la terre et l’eau, pour nourrir le monde en 2050?
- · Quelles sont les nouvelles technologies qui pourraient nous aider à utiliser au mieux ces ressources insuffisantes et à accroître et stabiliser les rendements de l’agriculture et de l’élevage?
- · Investissons-nous suffisamment dans la recherche et le développement pour trouver des solutions en temps opportun?
- · Les nouvelles technologies seront-elles accessibles à ceux qui en auront le plus besoin, à savoir les pauvres?
- · Combien faut-il investir pour adapter l’agriculture au changement climatique et dans quelle mesure l’agriculture peut-elle contribuer à atténuer les phénomènes climatiques extrêmes ?
Les défis à relever au niveau des politiques
Enfin, disposons-nous de politiques adaptées pour répondre aux besoins futurs de l’humanité? Les gouvernements des pays à faible revenu sont-ils en mesure d’aider les pauvres et les affamés à améliorer leurs moyens de subsistance et à se nourrir? Les politiques commerciales et l’aide publique au développement suffisent-elles et sont-elles correctement ciblées pour mieux nourrir le monde au cours des prochaines décennies? Quels sont les domaines prioritaires sur le plan des politiques et où se trouvent les points chauds, présents ou prévisibles, pour lesquels des mesures s’imposent de toute urgence? Que faire pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne, continent dont la population croît plus vite qu’ailleurs, subit de plein fouet l’impact du changement climatique et souffre-le plus du VIH/sida? »
(Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture_FAO.org)
De belles archives radiophoniques !
| 12 août 2009 | au | 30 septembre 2009 |
« Terre à Terre »
Vous connaissez peut être cette intéressante émission sur France Culture ? ![]()
Si ce n’est pas le cas, vous pouvez réécouter tranquillement les interventions des émissions passées sur ce site belge d’archives non officielles de l’émission qui s’avère du coup plein d’informations et de belles rencontres.
Les sujets sont d’actualité, abordés avec justesse et traités intelligemment.
Vous pouvez télécharger gratuitement les interviews puis les transférer par exemple sur une clé MP3 afin de les écouter, les réécouter et intégrer ainsi facilement de nouvelles connaissances.
Profitez donc de votre temps libre pour explorer ce site et venez débattre, dès la rentrée, sur le Forum des sujets que vous souhaitez partager et développer au sein de l’Union Planétaire.
A bientôt !
Y.B.
Atelier pluridisciplinaire sur la monnaie !
| 15 juillet 2009 | au | 19 septembre 2009 |
En-deçà et au-delà de la Théorie Économique de la Monnaie
(18 et 19 Septembre 2009)

Avec la Crise Financière l’on se rend compte que la monnaie reste encore un instrument global de thésaurisation, de spéculations et de pouvoirs. Mieux comprendre celle-ci par la démarche pluridisciplinaire permettra peut-être de mieux appréhender l’avenir économique des citoyens planétaires. Faire confiance, c’est accorder son crédit ! Nul doute que nous pouvons donner crédit à cet atelier d’étude et de réflexions sur la monnaie. La somme des expériences à ce sujet et leur synthèse ouvrira peut-être à nouveau l’horizon de la liberté et du bon sens…à savoir rendre à la monnaie son rôle essentiel : un simple moyen d’échange !
Dès lors, les collaborations possibles entre économistes et penseurs pourraient aisément tracer le chemin de l’écologonomie. A suivre…
Y.B.
« La monnaie – son existence et ses propriétés – est un sujet de préoccupation commun aux chercheurs en sciences sociales, économistes compris. Mais ces derniers ont peu d’occasions de rencontrer des chercheurs d’autres disciplines et de débattre des états d’avancement respectifs de leurs travaux. Quand ils le font, une certaine méconnaissance réciproque rend la discussion difficile et non exempte de malentendus. Les économistes ne sont pas les seuls à blâmer. Comme la spécialisation de la recherche va croissant, il devient de plus en plus difficile de s’informer sur ce qui se passe dans les autres disciplines. Cela est spécialement vrai pour l’économie.
La théorie économique de la monnaie s’est profondément renouvelée depuis une vingtaine d’années. La démonstration de l’essentialité de la monnaie (Wallace) est devenue un préalable à l’énoncé des propriétés de l’équilibre monétaire (neutralité ou optimalité) dont l’existence a été prouvée pour la première fois en ne considérant que la fonction de transaction de la monnaie (Iwai, Kiyotaki & Wright, etc.). Des arguments anciens ont reçu des expressions contrôlables et démontrables grâce à une modélisation nouvelle (modèles de prospection) : la monnaie comme remède soit aux inconvénients du troc, soit à une information insuffisante sur les biens (Williamson & Wright), soit à l’impossibilité pour les individus de prendre des engagements crédibles (Kiyotaki & Moore), soit encore à l’absence de mémoire sur les transactions passées (Kocherlakota), etc. Ce faisant, les économistes théoriciens n’ont pas toujours pu ou su prendre le recul nécessaire pour interpréter leurs travaux même si certains d’entre eux ont été conduits à évoquer des thèmes familiers aux sociologues ou aux philosophes sociaux, tels que les normes sociales (Araujo) ou l’économie du don (Kocherlakota) pour ne rien dire de la confiance. Les économistes ont-ils réussi à construire un pont avec les autres disciplines ou les ont-ils simplement envahies et colonisées ? Que valent les avancées récentes de la théorie économique de la monnaie au regard des sciences sociales en général ?
L’objectif de cet atelier, dont le titre est un clin d’œil à Georg Simmel, est de faire dialoguer les économistes impliqués dans les nouvelles approches et les autres penseurs de la société travaillant dans d’autres optiques. Il en est attendu non seulement une meilleure connaissance réciproque mais aussi une évaluation plus précise des récentes avancées et, pour ce qui concerne le futur, de possibles collaborations entre disciplines. »
Contact: Jean Cartelier jean.cartelier(at)gmail.com – remplacez (at) par @
EconomiX, Université de Paris X- Nanterre,
Bâtiment K
200, avenue de la République
92001 Nanterre Cedex
