Un sommet inaccessible !

Posté le 19 décembre 2009 · Commenter ·

Copenhague 4« La conférence climat de Copenhague a frôlé la catastrophe avant d’accoucher samedi d’un accord aux ambitions limitées pour lutter contre le réchauffement, loin de combler les attentes exprimées par la mobilisation sans précédent qu’elle a suscitée.

« Ce n’est peut-être pas tout ce que nous espérions mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle », a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, après deux semaines de tractations chaotiques, un sommet à 130 chefs d’État et une nuit de débats acides…

Nombre d’ONG environnementales ont dénoncé un fiasco: « Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague », déplorait Greenpeace.

Déception cruelle pour nombre de négociateurs engagés dans le processus: le paragraphe stipulant la nécessité d’aboutir à un traité « légalement contraignant » d’ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu du document final… »

(Source : www.7sur7.be )

Le temps est venu !l'europe _7sur7

Que s’est-il passé au Sommet mondial de Copenhague ?

Ce qui paraissait évitable et transformable si l’on avait pris les bonnes décisions apparait finalement comme inéluctable. Intuitivement nous savions que, la nature ne se réduisant pas au monde visible, il nous faudrait anticiper en réagissant radicalement.

De tout temps le mysterium tremendum de son origine et de sa destinée à poussé l’être humain à lutter, à résister.

Chaque fois qu’il a éprouvé des sentiments de crainte ou d’angoisse face aux forces qui le dépassaient, il les a repoussés ou canalisés. Il a toujours su se projeter en avant dans le réel et l’action, c’est là le trait essentiel de son aptitude à la survie.

Pourtant, lors de ce sommet mondial, l’angoisse et l’anticipation timorée ont dominé les rencontres des gouvernants. Les sociétés maintenues en dérapages contrôlés viennent, par la voix de leurs représentants, d’énoncer l’ordre du monde face au changement climatique.

L’attitude générale adoptée n’a pas été de se séparer du comportement adaptif au bouleversement à venir mais plutôt de le confirmer en confortant le modèle social et économique dominant.

De ce fait, les décisions et capacités mobilisées risquent fort d’être insuffisantes voire vaines.

Symboliquement, notre civilisation est en croisière autour du globe terrestre. Elle est embarquée sur le pétrolier géant dernier cri « L’Odyssée du climat » qui navigue en direction des récifs et elle s’amuse ! A bord De ce navire révélant notre maîtrise des hautes technologies nous sommes actuellement à un peu plus d’un tiers du chemin. Les escales se suivent et les soirées à bord se succèdent les unes aux autres. La dernière en date était sous l’égide des Nations-Unies, soirée baptisée « Copenhague ». Pour l’occasion, utilisant toute l’énergie disponible, le pétrolier était plus que jamais illuminé. La fête était grandiose puisqu’était présente l’élite mondiale représentant 192 pays. La thématique était éminemment distrayante car il s’agissait ni plus ni moins du climat et de son réchauffement. Le champagne CO2 coulait à flot pour l’ensemble des participants et les convives s’étaient rassemblés autour d’un mât de cocagne spécialement dressé sur le pont du bateau.

Mais il ne faut jamais oublier que lorsque la coupe est pleine, il faut la boire.

Le Sommet de Copenhague était ce mât de cocagne. Un haut mât enduit d’une matière glissante (des milliards de dollars), au sommet duquel la récompense attendait qui pourrait la détacher… C’était là l’occasion formidable de mettre en avant un puissant effort de volonté collective pour innover et inventer la société planétaire solidaire, fraternelle et responsable.

Face au processus climatique engagé, le moment était venu de lancer une grande transformation historique où l’unification politique de l’humanité pouvait créer et perpétuer la culture planétaire tant attendue.

Au lieu des 10500 milliards de dollars estimés nécessaires pour éviter des « dommages irréparables sur le climat » c’était le moment de mettre en place un idéal commun de vie et de développement humain.

Voilà ce qu’il fallait décrocher haut la main !

Copenhague…cocagne. A vrai dire, c’est raté.

Copenhague 2

Durant douze jours la majorité des intervenants s’est escrimée à grimper sur le mât. Il n’en a résulté que de tristes tentatives, affrontements, amoncellements d’échecs, glissades et chutes à répétition pour aboutir in fine au désordre organisé,  la non unité de l’espèce humaine face au danger climatique.

Las, la théâtralisation médiatisée de notre impuissance est flagrante. Les acteurs de « Copenhague » n’ont pas réalisé que la destinée humaine reste liée à la dignité de tous ainsi qu’à la prospérité de toutes les formes de vie qui dépendent elles aussi du climat.

Or, cette fin de période interglaciaire stigmatise l’incapacité du modèle économique mondial à assurer globalement bien-être et abondance.

Ce manque total de lucidité va imposer de nouveau à l’être humain de cesser de jouir de sa propre nature pour lutter une fois de plus avec son environnement.

D’ores et déjà il est communément admis qu’un milliard d’êtres humains puissent souffrir de la faim. Cette famine, acceptée par la gouvernance mondiale en cours d’établissement, s’est installée durablement. Ce n’est que le hors-d’œuvre du « Menu climatique ». Ce n’est que le début, la suite arrive…

Copenhague 3

En effet, nos choix productivistes, la croissance continue et égoïste des profits cumulés à l’incapacité à gérer sagement et équitablement les ressources planétaires ont compromis durablement l’avenir des générations futures.

L’homo-productivus a laissé partout son empreinte. Sur lui-même et bien sûr sur la nature et le climat. Ses énormes capacités matérielles satisfont une partie des besoins exprimés et permettront à une minorité de survivre au plus grand nombre dans le bouleversement biosphérique attendu.

Les moyens pour y parvenir ont été mis en place pour contrer durement  l’autre futur possible ; celui de l’humain unifié et insoumis qui s’oppose avec joie à l’efficacité sordide, biométrique, mécanique et planifiée d’une gouvernance mondiale sélective.

Malgré ce, l’humain unifié regarde l’avant et l’après. Depuis toujours, il porte en lui la possibilité de se transformer. Aujourd’hui, il doit réveiller ses capacités intellectuelles pour résister à cette terrible inertie collective de la civilisation et créer.

Créer l’accomplissement de l’équilibre, de la plénitude, de l’universalité de l’humain planétaire. L’idéal citoyen planétaire doit maintenant inspirer la résistance à la léthargie émotionnelle contemporaine, à la soumission et à la routine. C’est en renouant avec ces valeurs, en les désirant et en les portant avec joie que nous retrouverons l’énergie, la vitalité et le potentiel créateur qui caractérise notre condition d’être humain.

Malheureusement, les décideurs de Copenhague, ces représentants officiels de nos sociétés organisées n’ont pas atteint l’unité et l’équilibre nécessaires pour décrocher les mesures salutaires qui étaient à portée de main.

Ils auraient dû comprendre et accepter à l’unanimité l’aide de toutes les cultures représentées par la société civile, les associations écologiques, humanistes et citoyennes participant aux débats et manifestations.

Logo Union Planétaire

Ils auraient alors pu être habités des réalités urgentes de la société mondiale et agir en citoyens planétaires. Voyez-vous,  seul le citoyen planétaire né de cette culture unifiée mondiale aurait-été capable de se hisser au plus haut niveau du mât.

Il est bien dommage que le cadre rationnel de l’Union planétaire qui propose une nouvelle image du cosmos et de la nature humaine reste encore méconnu. Son point de vue métaphysique et idéologique, qui possède les qualités diverses propres à la vie, aurait été bien utile à Copenhague !

Mais voilà, cette vision avant-gardiste mise en ligne sur internet depuis l’été 2009 ne bénéficie d’aucun soutien. Des sympathies au projet se sont certes manifestées mais l’engagement attendu semble pour beaucoup trop important voire utopique. Pourtant, notre vie orientée et irréversible à besoin d’espoir et d’amour pour se développer et s’opposer à la tendance naturelle de cette énergie qui l’anime à s’épuiser, à se dissiper. L’espoir et l’amour ouvrent au respect, à la tolérance, à l’écoute, au dialogue, au partage, à la solidarité, à l’espoir et à l’action efficace. Il en manque encore  pour une politique d’ Union planétaire, il en manquait à Copenhague !

Que pouvons-nous espérer maintenant sinon que l’organisation mondiale économique cesse d’imposer sa pensée systématique, réductrice et égoïste qui enferme l’être humain en le réduisant à ses appétits et à ses pulsions animales.

Nous sommes à une étape importante pour l’humain planétaire. Son expérience et son savoir le rendent apte à transformer maintenant, par l’action, les domaines de plus en plus restreint de la vie.

Espérons donc que le changement climatique va intensifier sa créativité et l’aider à assumer la responsabilité qui est sienne dans le processus général de transformation qui s’annonce.

S’il se débarrasse de ses chaines, s’il s’écarte de ses habitudes consuméristes liées au productivisme et de ses croyances alors ce changement idéologique fondamental pourra voir le jour.

Le moment favorable à l’Union planétaire est là. Le défi est à relever, maintenant.

La détermination intérieure de tous doit être présente et impérative.

Spontanément et solidairement nous devons prendre parti et porter ensemble ce projet de civilisation, d’envergure, qui peut embrasser aujourd’hui le cercle planétaire. Sur cette vaste sphère l’âge du renouveau humain s’annonce et notre maturité est la condition de la réussite de cette transformation. Elle sera possible lorsque les ferments de cette maturité (travail, loisirs, justice, savoir et amour) seront à l’équilibre et ce n’est qu’alors que nous serons capable d’avoir cette visée plus haute pour accéder au sommet du mât. Pour comprendre, pour protéger et partager résolument la vie terrestre.

Au cœur de la maturité, la pensée planétaire est un don de paix que l’on s’accorde et que l’on accorde à l’humanité. Elle va se libérer pour bâtir l’avenir des générations futures, la compréhension et l’acceptation de notre planète.

Pardonnons donc ces derniers errements politiques et erreurs pour que l’acte créateur de paix et de solidarité intergénérationnelle permette d’accepter la charge d’humanité et la transforme pour les temps à venir.

Le temps des tergiversations et hésitations est révolu, « L’Odyssée du climat » suit son cours…

Y.B.

P.S:  Voilà, tout est dit. Il est désormais certain que l’augmentation de température dépassera le seuil des 2°C.

La société civile restera mobilisée mais prisonnière du système. Ce n’est guère étonnant. Elle tentera certes, lors d’épiphénomènes futurs, de le contrer mais ses efforts seront vains. Les ONG et associations caritatives, bénéficiant de subventions et d’exonérations fiscales, demeurent divisées et isolées les unes des autres car elles incarnent la soumission généreuse à ce système. Leur impuissance à changer le cours des évènements est évidente. Les conditions sociales nationales et internationales vont continuer à se dégrader et la crise qui s’amplifie va plonger la majorité des êtres humains dans une même misère. C’est un fait.

Actuellement, la plupart des organisations du système, dans tous les domaines, fonctionnent automatiquement avec des gens anonymes, parfaits robots biologiques amovibles et interchangeables.

Les rouages ont été progressivement mis en place sans que nous réagissions. Si nous continuons à demeurer impassibles aux rares incitations à penser, à sentir et à nous unir pour agir alors l’incitation à vivre sera de l’histoire ancienne. Seuls les spécimens biologiques sélectionnés seront maintenu en vie réduite, sorte de coma virtuel électroniquement et mécaniquement assisté. Pire encore, nous nous sommes d’ores et déjà livrés à nos pulsions de mort. Tout concours en ce sens par le formatage quotidien appliqué à l’internet, la télévision, la presse écrite et radiophonique.

Alors, il va falloir dans les années qui viennent accomplir des efforts extraordinaires pour s’écarter de la pompe et les vanités de ce système destructeur. Il va falloir renouer avec le secret presque perdu de notre humanisation avant que les pouvoirs dominants et l’ordre financier poussés à leur comble se renversent en leur contraire.

Il nous faut impérativement renouer contact avec la réalité vivante.

Pour cela il faut oser parler de la doctrine qu’est l’Union planétaire et de la nature future de l’humain. Il faut porter,  partager les valeurs et objectifs énoncés dans la Charte et Principes Fondamentaux. C’est primordial !

Cette parole adressée au pays annonce l’intelligence et la compassion nécessaire à la gouvernance pour provoquer des transformations de grande ampleur.

Être citoyen Français et développer une pensée prospectiviste intelligente, fraternelle, digne, pacifique, solidaire et de sensibilité planétaire, c’est possible.

Ceci dit, en tant que Président actuel de l’UFPP, je tiens à préciser que notre mouvement politique à besoin d’adhérents.

Nous n’avons toujours pas d’autres représentations locales que celle d’origine et attendons que des volontaires se manifestent. Le mode de fonctionnement proposé est résolument ouvert, novateur et original.

L’alternative politique est réellement possible au travers d’un réseau national et international humain fraternel et vrai. Rejoignez-nous et œuvrons ensemble à l’élaboration de la société planétaire. Ceux- là mêmes qui sont attirés par le pouvoir individuel, le profit, la productivité à outrance et le prestige ne sont pas les bienvenus car dans notre proposition seule compte l’impératif d’une économie fondée sur la vie digne, équitable, juste et la protection de la biosphère.

Dès lors, toutes les idées estimées justes et cohérentes pourront être validées et mises en avant.

C’est à cette condition que la parole pourra être tenue et que l’exercice efficace de la responsabilité politique pourra être assuré.

A tous ceux qui hésitent encore à adhérer (je rappelle que les formulaires d’adhésions sont en ligne) il reste la possibilité de soutenir notre action en faisant un don (les formulaires de soutien sont eux-aussi en ligne).

Dans tous les cas nous comptons sur vous.

Je tiens aussi à remercier les 369 internautes qui se sont abonnés au fluxRSS de ce blog depuis son développement officiel en juillet 2009.

Les lecteurs du site internet sont en hausse constante et ceci sans aucune médiatisation, ce qui est un bon signe. Bien évidemment, vos commentaires et suggestions d’articles correspondant aux visées de l’Union Française Pour la Planète sont les bienvenus.

En 2010, je réserve une partie de mon temps libre à l’acquisition de la langue universelle qu’est l’Esperanto et vous encourage à faire de même.

J’espère aussi que nous serons nombreux à nous réunir lors de la prochaine Assemblée Générale.

Salutations citoyennes !

Y.B.

Marche mondiale pour la paix !

Posté le 3 octobre 2009 · Commenter ·
2 octobre 2009au2 janvier 2010


Marche mondiale pour la paix et la non-violence ! (02/10/2009 au 02/01/2010)

« Un Pont vers le futur » Marche mondiale pour la paix !

La première Marche Mondiale va parcourir le monde pour demander la fin des guerres, le démantèlement des armes nucléaires et la fin de tous types de violence (physique, économique, raciale, religieuse, sexuelle et psychologique). Elle partira de Wellington en Nouvelle Zélande, le 2 octobre 2009, date anniversaire de la naissance de Gandhi et déclarée “Journée Internationale de la Non-violence” par les Nations Unies. La Marche se terminera dans la Cordillère des Andes (Punta de Vacas, Aconcagua, Argentine) le 2 janvier 2010. Elle durera 90 jours, soit trois longs mois de voyage et passera par tous les climats, toutes les saisons, de l’été torride des zones tropicales et désertiques à l’hiver sibérien.

« Rejoignez les gens courageux et participez à la création d’une nouvelle conscience non violente !

Parce que la faim dans le monde peut être résolue avec 10 % du budget mondial de l’armement. Pouvons-nous imaginer la situation si on destinait 30 ou 50 % de ce budget pour améliorer la vie des gens au lieu de la détruire ? Parce qu’éliminer les guerres permettra de sortir définitivement de la préhistoire humaine et de faire un pas de géant sur le chemin évolutif de notre espèce…parce qu’un « monde sans guerres » et sans violence est une proposition qui ouvre le futur et qui aspire à se concrétiser dans chaque coin de la planète, afin que le dialogue remplace la violence.

Le moment est venu de faire entendre la voix des sans-voix, la voix de millions d’êtres humains qui demandent qu’on en finisse une fois pour toute avec les guerres.

Nous pouvons y parvenir en unissant toutes les forces du pacifisme et de la non-violence active du monde. »

Voici une belle initiative porteuse de bon sens et d’espoir ! Il nous appartient d’informer nos proches et de participer simplement en fonction de nos moyens individuels et collectifs.

Notre avenir, c’est l’union et cette Marche mondiale nous y mène pas à pas…

Programme et informations sur: La Marche mondiale pour la paix

Y.B. 

Copenhague 2009. L’ultimatum climatique…

Posté le 13 septembre 2009 · Commenter ·
13 septembre 2009au25 décembre 2009


L’urgence politique et climatique ! 
 

(source: globalresearch.ca)

(source: globalresearch.ca)

Signer la pétition ci-après permet au collectif Ultimatum Climatique  de faire entendre un appel de principe tout en mettant en place des bases de données « newsletters » permettant d’obtenir facilement des fichiers de sympathisants susceptibles d’influencer les décideurs.
Dans le système économique actuel et le modèle politique qui prévaut c’est ainsi que cela fonctionne, voilà comment l’altruisme et l’idéal d’engagement citoyen pour une responsabilité politique désintéressée, égale et transparente sont encadrés.
Les citoyens, serviles, doivent rester à l’écart et prêter leur parole uniquement aux organisations reconnues par les pouvoirs en place.
Ces organisations qui n’ont aucun pouvoir de décision clament alors officiellement tantôt leur indépendance politique, confessionnelle et financière, tantôt leurs engagements pour la nature et l’humanité ou bien leur reconnaissance publique. Le tour est joué, le développement durable des déséquilibres est maintenu, il fait toujours beau sous le soleil !  Puis, la vidéocratie et sa cohorte de journalistes aux ordres s’emparent de l’actualité et hop, par procurations médiatiques les systèmes sociétaux se maintiennent sans grands changements sinon procèdent à quelques actions phares pour accompagner les évènements.
Dormez bien braves gens. Vos institutions, chefs d’États et représentants gouvernementaux s’occupent de tout. Vous les avez élus, ils en vivent et vous font vivre.
Hélas, la domination de l’argent sur la société planétaire persiste encore, une majorité d’humains est toujours, à ce jour, soumis au dogme établi ! Elle survit.
Ce formatage des populations associé à la servitude volontaire de celles-ci n’augurent pas de prises de consciences collectives pouvant œuvrer efficacement à   la protection et prise en compte réelle de la biosphère ainsi qu’à assurer la pérennité de notre avenir sur Terre.
La sécurité alimentaire, sanitaire et sociale des populations de notre planète va dépendre d’une capacité d’adaptation au changement climatique en cours. L’égalité de justice et de droits des citoyens planétaires est une question incontournable et cruciale qui devra être l’axe majeur des décisions qui seront prises à Copenhague. Et parce qu’il y à caractère d’urgence celles-ci devront être effectives et immédiatement appliquées !
Si ce n’était le cas, seule une volonté générale de changement de paradigme affirmée par l’union politique planétaire pourrait encore changer le caractère inéluctable des temps à venir.

Yes we can ?

Y.B.

 

Voici ladite pétition française pour la conférence de Copenhague !

« Monsieur le Président, 

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ». 

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009. 

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles. 

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Écosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie. 

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire. 

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990. 

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique. 

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales. 

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits. »

 

Serge Orru, WWF-France http://www.wwf.fr

Pascal Husting, Greenpeace France http://www.greenpeace.org/france/

François Danel, Action contre la Faim http://www.actioncontrelafaim.fr/

Olivier Braunsteffer, Care France http://www.carefrance.org/

Souhayr Belhassen, FIDH http://www.fidh.org/-Droits-de-l-Homme-Actualites-

Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot http://www.fondation-nicolas-hulot.org/

Anne Bringault, Les amis de la terre http://www.amisdelaterre.org/

Michel Bruguière, Médecins du Monde http://www.medecinsdumonde.fr/

Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici http://www.oxfamfrance.org/

Sandrine Mathy, Réseau Action Climat http://www.rac-f.org/

Michel Roy, Secours Catholique http://www.secourscatholique.org/

( Source : Copenhague 2009)

A lire également l’Appel International pour la conférence de Copenhague ! 

Et bien entendu n’oubliez pas : La Grande Tournée,  l’action d’information et de sensibilisation engagée par Gaël Derive !

Y.B.

 

 

 
 
 
 
 
 
 

 

Tara…en direct des océans de la planète !

Posté le 5 juillet 2009 · Commenter ·
1 septembre 2009au1 septembre 2012


Une expédition vitale !

« Notre production de CO2 est pour moitié absorbée par le plancton. Ces êtres microscopiques, à l’origine de la vie, constituent donc le cœur du réacteur climatique terrestre. Sans ces microorganismes producteurs de 50 % de l’oxygène de notre planète, l’homme n’aurait jamais vu le jour,  sans eux il disparaîtra. »

TARA 3

C’est pourquoi le voilier TARA, transformé afin d’embarquer les technologies de mesures les plus avancées, part dès le mois de septembre 2009 et pour trois années d’exploration sur tous les océans de la planète.

A son bord, une équipe multidisciplinaire et internationale de scientifiques vont nous rendre compte, au jour le jour, du déroulement de la mission de recherche et des réponses induites pour la vie des océans, pour le changement climatique et pour l’avenir planétaire !

Le journal de bord de TARA

Soyons nombreux à suivre attentivement cette expédition ainsi qu’à échanger sur les informations et réponses qu’elle apportera !

Y.B.