Élections régionales 2010

Posté le 13 mars 2010 · Commenter ·

Élections régionales 2010

Elections régionales Françaises en Europe...2010

Elections régionales Françaises en Europe...2010

Dring…driing…driiing…driiiing !

Voici que sonne la récréation des élections régionales.

Voici que le ronron électoral s’achève.

Quittant les salles de classes politiques et portés par le tohubohu médiatique, les candidats se précipitent dans la cour.

Ils prennent position tout en sachant que les problèmes fondamentaux ne sont toujours pas réglés.

Les passes d’armes des débats pré-électoraux soulignent encore et toujours les clivages ou alliances du moment qui s’opposent.

Ceux-ci confirment que le scrutin régional est un enjeu politique majeur pour les idées et orientations politiques. Mais lesquelles ?

En fait, toujours les mêmes sur fond de croissance des inégalités et des hauts revenus, d’absence de solidarité réelle et engagée, des demandes d’augmentations salariales ou de revenus du travail, de reconnaissance de pénibilité de nombreux métiers, d’égalité légitime dans les régimes de retraites, d’accès meilleur à l’habitat et de la capacité à consommer équitablement(alimentation, énergie, transports).

Alors le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ambiance générale n’annonce pas des lendemains qui chantent !

Dans la cour, les stars de la politique et des médias attisent les braises en clamant que nous sommes en crise, les jeunes accompagnés de leurs parents manifestent leur inquiétude pour l’avenir et quelques artistes animent musicalement le tout en chantant avec succès que nous sommes tous des enfoirés.

Joli tableau n’est-ce pas ? Qui plus est l’encadrement assuré par la consanguinité des cumulards institutionnels et membres directeurs d’une majorité de conseils d’administration d’entreprises, solidement ancrés dans le système, n’incite pas à de profonds changements.

Pourtant, soucieux de conserver leur droit de vote, les électeurs auront à élire 1830 conseillers régionaux sur 22 régions pas forcément solidaires mais plutôt en compétitions les unes avec les autres. Cerise sur le gâteau, la réforme territoriale engagée réduira l’exercice de leurs compétences et responsabilités politiques à 4 ans en les obligeant à mener une gestion rigoureuse du fait de la perte(en partie) de la taxe professionnelle.

Il leur en faudra du courage pour ne pas prendre les mesures impopulaires envisagées afin de conserver le niveau de financement actuel des collectivités !

Il leur en faudra du courage pour honorer et respecter le vote des électeurs qui ne négligeront pas, encore cette fois-ci, leur droit et devoir de citoyen.

Ambiance morose, disais-je, qui malgré tout ne justifie pas l’abstention. Ceux-là même qui n’iront pas voter demain en arguant que cela ne changera rien aux grands équilibres ou déséquilibres du pays ont torts. Faire son trou dans ce système et se replier sur soi-même, dans sa coquille, est certes une attitude de survie salutaire,  facile et compréhensible, mais sur le court terme.

Pendant ce temps, le manque de bon sens continuera à se généraliser, l’hémorragie des pouvoirs publics se poursuivra et soyez certains que les fondations, institutions et associations caritatives ou humanitaires ne cesseront de nous solliciter en émettant des appels au secours de plus en plus alarmistes !

Ainsi, il est évident que l’abstentionnisme ne peut que normaliser l’impuissance et la soumission face à ce système complexe où les petits intérêts égoïstes et l’indifférence prévalent.

Alors citoyens, votons !

Un jour viendra, n’en doutons pas, où l’accumulation et le partage des connaissances et expériences civiques servira une réalité sociale juste et digne. Ce jour là nous ne ferons plus semblant de ne pas savoir.

La reconnaissance de l’écologonomie et l’union idéologique qu’elle induit nous permettront de faire face fièrement à nos responsabilités territoriales et planétaires, pour un avenir meilleur !

Ceci dit, les urnes avides de bulletin UFPP resteront encore sur leur faim.

A vous qui estimez que, les formations politiques traditionnelles, parce qu’elles ne repensent pas et ne reformulent pas le système et parce qu’elles demeurent inefficaces face aux discriminations et inégalités sociales croissantes, c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

Rappelez-vous qu’il existe désormais l’UFPP.

Il ne tient qu’à vous de porter maintenant votre regard sur le long terme et de lui donner corps !

Y.B.