2011, changement en vue ?

Posté le 31 décembre 2010 · Commenter ·

Tout va très bien madame la Marquise !

Voilà l’année 2010 qui s’achève.bands of vorticity max wrapped around a strong cold low over the altlantic

Durant toute cette année la surface de la Terre a été marquée par une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, par des tempêtes, des pluies diluviennes, des inondations, de gigantesques incendies, des pollutions chimiques et pétrolières, des éruptions volcaniques plus fortes, des tremblements de terre, des tsunamis, des guerres et…rien. Face à ces terribles chocs environnementaux et sociaux, la loi d’intérêt (ce déterminisme économique que chérissent nos sociétés dites modernes) rend le Marché plus que jamais légitime au détriment d’une économie planétaire qui pourrait-être solidaire, vertueuse, digne, équitable et fraternelle.

Quoiqu’il arrive, l’ogre productiviste continue son festin et dévore la biosphère avec les dents de l’économie financière et spéculative.

Alors qu’attendons- nous, en France, pour développer cette capacité de résonance sympathique et compassionnelle qui peut et doit satisfaire l’aspiration générale au bonheur ?

L’année s’achève et…toujours rien. Tout va très bien.

Il me vient un souvenir d’ enfance, à Paris, où je m’amusais à chanter Tout va très bien madame la Marquise ! Un fox-trot humoristique qui tourne en dérision notre incapacité à réagir aux évènements dramatiques…

Du début :

Tout va très bien, madame la MarquiseMarée noire Golf du Mexique Les choses ne sont pas si noires qu'elle paraissent ©2010 Shrank The Independent

Tout va très bien, tout va très bien

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise

On déplore un tout petit rien

Un incident, une bêtise,

La mort de votre jument grise

Mais à part ça, Madame la Marquise

Tout va très bien, tout va très bien !…

Jusqu’à la fin :

…Eh! bien voilà, madame la MarquiseDanger

Apprenant qu’il était ruiné

A peine fut-il rev’nu de sa surprise

Qu’Msieu l’Marquis s’est suicidé

Et c’est en ramassant la pell’

Qu’il renversa tout’s les chandell’s

Mettant le feu à tout l’château

Qui s’consuma de bas en haut

Le vent soufflant sur l’incendie,

Le propagea sur l’écurie

Et c’est ainsi qu’en un moment

On vit périr votre jument

Mais à part ça, madame la Marquise

Tout va très bien, tout va très bien !

Rien n’a changé sauf l’époque, le changement global et sa cohorte de catastrophes.

Nous y sommes donc, un utile état des lieux s’avérant  nécessaire, l’on peut constater que la rigueur oriente désormais partout les budgets à venir ! En effet, la dette publique française ainsi que celle de nombreux pays membres de l’Union européenne ont atteint des niveaux historiques.

Cible des agences de notation financières, les gouvernements se sont accordés pour mettre en œuvre des politiques d’austérité afin de mieux gérer les états et finances publiques. Des fonds spéciaux européens ont même été établis pour sauver de plus en plus de banques estimées en difficulté.

Et cet impératif de rigueur (favorisé par la chute des valeurs boursières) est majoritairement apparu dans la bouche des responsables politiques en place.

Nous venons d’assister durant ces derniers mois à l’affaissement sur elle-même de la doctrine économique dominante.

Cependant, aucun discours officiel n’a remis en cause le Marché !

C’est bien dommage car l’avènement d’une vision novatrice et globale de la France en Europe et dans le monde est plus que jamais nécessaire.

Pour commencer, remettre du sens et de l’équité dans les règles et lois de l’argent est impératif.

La Charte des Droits Fondamentaux de l’UE (union européenne) doit être appliquée.

L’équilibre entre l’intégration et l’immigration par le respect des devoirs et des droits doit être respecté. C’est la première étape pour pouvoir définir le futur Droit planétaire et le statut de Citoyen Planétaire.

Une politique sociale et d’éducation gratuite, égalitariste doit s’imposer.

L’alignement sans exceptions des régimes de retraite public et privé avec égalité des droits pour tous, à commencer entre les femmes et les hommes, doit être d’urgence mis en application.

Une hausse importante de la TVA sur les marchandises en provenance des pays ne garantissant pas à leurs populations des niveaux comparables à celui du pays importateur pourra provisoirement permettre le retour à une économie plus juste et saine.

L’écart intolérable des revenus du travail doit être réduit massivement pour redonner espoir aux actifs et générations futures ne disposant pas d’héritage en capital.

Tout un programme me direz-vous ! En fait, simplement la première salve de mesures de bon sens à mettre en œuvre.

Quels sont les citoyennes et citoyens qui auront l’audace de le faire ?

Peut-être que le réveil est pour demain et que les Français se décideront à puiser en eux la capacité à se gérer harmonieusement les uns les autres.

C’est alors que la mission du politique à assurer le bonheur du plus grand nombre sera enfin honorée.

Demain, seule la raison, le courage, l’amour et le bon sens seront encore à même de garantir le vivre ensemble dans un régime démocratique ouvert, actif et planétaire !

Y.B.

Bilan planétaire 2010 à lire sur le site de l’UP

Si vous vous préoccupez de la gravité de la dette publique et si vous estimez que nous avons tort de remettre aujourd’hui notre niveau de vie à la charge des générations futures, voici le Le compteur de la dette …

(malheureusement non-officiel) permettant de mesurer l’évolution quotidienne de notre dette !

…Eh! bien voilà, madame la Marquise

Cancùn, le cul de sac !

Posté le 12 décembre 2010 · Commenter ·

Le psychodrame de l’impasse climatique !

Cancun (négo climat)Que fallait-il attendre du sommet de Cancùn ?

Rien.

Un enfant en bas âge spectateur de cette pièce de théâtre aurait dit : « le pestacle ». Et c’était un bien triste « pestacle » que ce sommet tenu sur l’estrade de la station balnéaire mexicaine.

Afin de dresser le tableau, il faut réaliser que les structures d’accueil, les transports routiers et aériens des participants, l’air conditionné, la lumière électrique et les systèmes de communications auront produit une empreinte (à minima) de près de 20 000 tonnes de CO2 pour ces douze jours de conférences onusiennes au bord de la mer des Caraïbes.

Ce fut beau, brillant et d’une grande aide pour réfléchir au moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre !

Ce dramatique spectacle s’est déroulé en douze actes journaliers retraçant l’ambiance particulièrement morose de la seizième convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques (alias COP 16 pour Conference of Parties) et de la sixième conférence des parties du Protocole de Kyoto ( alias CMP 6 où travaillent les pays signataires).

(source 7sur7.be)

(source 7sur7.be)

La leçon du précédent sommet de Copenhague ayant été retenue, pour accéder au théâtre il fallait montrer patte blanche pour pouvoir franchir les barrages et points de contrôle placés des kilomètres avant le lieu des conférences. La société civile et ses manifestations ne devant en aucun cas troubler le bon déroulement des rencontres, l’encadrement militaire et policier de l’évènement fut d’une redoutable efficacité.

Ainsi ce théâtre de négociations ultra sécurisées à donc été une fois de plus la preuve et le témoignage d’une organisation pour le moins renfermée sur elle-même dévoilant au grand jour l’immaturité et le manque d’efficacité des tenants du système pour faire face aux désordres attendus du changement climatique. Majoritairement endoctrinés au Marché ils ne seront restés focalisé que sur la seule question : « Qui doit payer ? »

Logo-Sommet-Terre-Rio-1992_DR

Depuis le Sommet de la Terre (Rio 1992), seuls le conformisme au système et l’hystérie de consommation croissante déterminent socialement la destinée de l’humain. C’est affligeant !

Les négociateurs de l’ensemble des pays de notre planète demeurent  incapables d’établir un plan d’action immédiat et cohérent pour la protection de la biosphère, des habitats, pour la défense des Droits de la Nature et de l’Homme !

Pour sûr, grâce aux engagements de Kyoto (les instruments de marché et de fiscalité carbone pour tenter de réduire les gaz à effets de serre) les conférences de Copenhague et de Cancùn auront pu être tenues et la porte des négociations laissée ouverte. En fait grande ouverte, béante à tous les vents de la discorde car les tenants de la croissance infinie et du développement durable continuent à bâillonner l’intelligence collective en discréditant aussi souvent que possible l’avis des scientifiques du GIEC et en étouffant les alarmes des sentinelles écologiques de la société civile.

La situation est figée, c’est un véritable psychodrame où les positions des délégations ne changent quasiment pas.

Pas de changement de paradigme, ni de manières de consommer.

On améliore juste ce qu’il faut en matière de systèmes d’analyses et de suivi.

Et puis l’on fait quelques promesses financières avec de l’argent virtuel !

Les enjeux économiques de la doctrine dominante sont les même et censurent tout projet de justice sociale. Bientôt les réfugiés climatiques (des dizaines de millions d’humains) en quête d’un nouvel habitat vont se heurter aux sécurités nationales des États.

« Qui va payer ? »

« Quelle nationalité donnera-t-on à ces malheureux ? »

A ce sujet, les négociateurs auraient dû présenter la notion désormais nécessaire, salutaire et vitale de citoyenneté planétaire.

A ce sujet, ce sommet était le lieu idéal pour lancer le processus général d’identification à cette citoyenneté planétaire. Et ce faisant, les négociateurs auraient pu remettre en cause ce terrible déterminisme social qui conduit la société humaine.

Au lieu de cela, rien !

L’affaire du changement climatique reste dans le sac ficelé des grands argentiers. Nul ne répondra pour l’instant à ces questions.

Ouvrez le ban !

(7sur7.be)

(7sur7.be)

  • Le mode d’exploitation des ressources planétaires avec ou sans changement climatique doit continuer.
  • Les séquestrations et dégradations des écosystèmes, la torture du vivant et la disparition en constante augmentation des espèces n’ont pas d’importance.
  • De toute façon, les faits se déroulent depuis plus de dix ans. Il y a donc prescription.

Fermez le ban !

Les plénipotentiaires délégués ont salués le public, se sont serrés la main (il s’agit de rester bons amis) ont botté en touche, applaudissements, rideau. Pour la présidence mexicaine de la conférence, c’est «une nouvelle ère dans la coopération internationale pour le changement climatique» qui s’ouvre avec l’accord de Cancún.  Vraiment ?

Ne vaudrait-il pas mieux l’ère planétaire, celle de l’union ?

Toujours est-il que l’on remet (une fois de plus) à plus tard.Les temps premiers...Sao Miguel 2010

Le processus onusien sur le climat est sauvé, le « pestacle » continue.

Après tout et quoiqu’il arrive, les cycles planétaires d’extinctions d’espèces suivent leurs cours…

« Life goes on ! », n’est-il-pas ?

Y.B.

Ce qu’il faut savoir :

La Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain (CNUEH-Stockholm 1972) a donné naissance au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) considéré comme le premier Sommet de La Terre.

Depuis, les chefs de gouvernement du monde entier se réunissent tous les 10 ans lors d’une grande conférence. Ils y décident les grandes orientations à mettre en place pour maintenir la doctrine économique néolibérale associée à son modèle imposé d’exploitation et de développement durable.

Il va sans dire qu’à ce jour la méfiance persiste entre États du nord et États du sud, d’occident et d’orient.

Les engagements pris quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont toujours insuffisants pour réduire les émissions et tenter de freiner l’augmentation de la température à la surface du globe.

Températures et co2 (artevod.com)

Températures et co2 (artevod.com)

Nairobi (1982), Rio de Janeiro (1992), Johannesburg (2002) en ont été la preuve.

Le prochain Sommet se tiendra à nouveau à Rio de Janeiro, en 2012.

Les gaz à effet de serre peuvent bouleverser le climat durant 100 000 ans. Une mise en garde (novembre 2010) de la Société de Géologie de Londres (version originale).

Positionnement politique de la France à la négociation climatique mondiale.

Union Française des Établissements Bancaires !

Posté le 8 décembre 2010 · Commenter ·

Pour un service public de la banque …

La proposition, fortement médiatisée:  « le 7 décembre, retirons notre argent des banques”,Le Penseur Auguste Rodin (wikipédia) d’un footballer fortuné, de procéder collectivement au retrait de tout l’argent disponible sur les comptes bancaires afin que le système s’écroule est logiquement restée lettre morte.

Pourtant, cantonner les banques au rang d’usurier et suggérer de les mettre à l’index par une telle action, il fallait oser !

Manipulation ?

Énième test visant à mesurer une aptitude à la rébellion collective ?

Attitude de révolte responsable ou irresponsable ?

Symptôme d’une situation dégradée avec en filigramme l’effondrement prochain de l’euro ?

Autant de questions qui révèlent le mensonge que l’on cherche à cacher. Celui d’une croissance infinie à la surface de la planète sous contrôle de règles bancaires imposées et inhumaines.

Toujours est-il que les effets de groupe dans lequel les gens pensaient pouvoir agir et se réfugier sont inopérants.

Revendications, manifestations et propositions de révoltes contemporaines symbolisent avec tristesse l’échec de la société civile.

Celui du dominé qui accepte et collabore à son propre asservissement lorsque qu’il entend la certitude de l’impossible et de l’inéluctable.

Pourtant, ne dit-on pas qu’impossible n’est pas Français ?Révolution 220px-Eugène_Delacroix_-_La_liberté_guidant_le_peuple (wikipédia)

Le citoyen Français n’a-t-il pas déjà par le passé bravé l’insulte d’être jugé comme déviant au système dominant, un résistant ?

Il faut prendre conscience que le citoyen est au cœur du système et que les banques doivent être à son service pour une économie responsable, équitable et solidaire.

Il faut cesser d’élire des élites sclérosées, d’acheter des biens manufacturés venant d’ailleurs car moins chers et de vouloir que l’argent déposé en banque rapporte toujours plus parce que la raison d’être et l’unique mot d’ordre sont le profit.

Plutôt que de vouloir que ce sinistre système bancaire s’effondre, s’écroule, préférons donc qu’il soit collectivement maitrisé, repris en mains et orienté favorablement vers l’intérêt général.

Depuis 1975 (loi de Raymond Barre), obligation est faite au citoyen d’avoir un compte bancaire pour percevoir ses revenus. En ce domaine, la liberté n’existe plus car plus que jamais l’argent est devenu le pouvoir. Alors osons imaginer un pouvoir citoyen et poussons le bouchon un peu plus loin !Compteuse de billets (wikipedia)

Pourrait-on envisager qu’une organisation bancaire citoyenne, souveraine (donc cogérée par l’État et les citoyens) rejetant la spéculation, finançant  équitablement l’innovation éthique industrielle, la recherche ainsi que les activités agricoles, d’élevage, de commerce et de service du pays puisse voire le jour ?

Donner officiellement des euros pour la juste cause. Un €urodon d’État encourageant toute activité professionnelle potentielle et cohérente pour la société ne serait pas si utopique !

En 2012, l’Union Française des Établissements Bancaires (UFEB), organisme d’État, pourrait relocaliser et rassembler le système bancaire, les institutions et établissements financiers ainsi que les assurances du pays afin d’assurer la maîtrise collective de l’avenir économique de la France. Elle aurait une mission de régulation et d’harmonisation afin que les ressources soient attribuées à l’endroit où elles sont nécessaires, c’est-à-dire les ménages et les entreprises. Ainsi, elle accorderait en échange de projets justes, cohérents et raisonnables des crédits longs à taux 0% aux particuliers pour accéder au logement et donnerait, sous strictes conditions de transparence, d’éthique et de bon sens (règles écologonomiques), l’argent nécessaire pour optimiser, renforcer et maintenir l’activité économique ainsi qu’ aider à la création des PMI, PME et TPE.

Un tel organisme garantirait l’adéquation des revenus du travail avec l’évolution des prix et superviserait bien évidemment l’émission de toute la monnaie  émise à nouveau par la banque centrale. La monnaie créée serait « régalienne » et empêcherait la monétisation (droits d’émission) des sociétés financières privées. Et la monnaie scripturale, redevenue alors identique à la monnaie fiduciaire, l’on effacerait une grande partie de cette dette publique tellement inhumaine et antisociale.

Afin que la France ne cesse de décliner et que ses fondements républicains soient préservés il faudrait une insurrection de conscience citoyenne afin de redonner courage, honneur et dignité aux habitants.

Oui les Français sont des créateurs, des bâtisseurs ! Ils réalisent que les « rilances » à répétitions prouvent que pour vivre de son travail le système actuel n’est pas forcément le meilleur. De surcroît celles-ci auront de plus en plus de mal à cacher que l’enjeu est la prise de contrôle de la planète par la destruction progressive des États endettés.Cartes de paiement (wikipedia)

Alors, nul besoin d’emprunter aux banques et de payer des intérêts si l’on change demain le système.

Les Français aimeraient participer à l’effort collectif et civique de l’unité nationale. Il faudrait leur en donner simplement les moyens et l’UFPP pourrait-être un outil politique bien utile !

Si l’Union Française des Établissements Bancaires voyait le jour, chaque citoyen conscient et responsable y transférerait son argent. C’est certain.

Oui, les Français ont les moyens de forcer le système à changer et comme toujours ce n’est qu’une question d’idéal et de volonté politique, française et…planétaire !

Y.B.

Pour aller plus loin :

Contre les tenants du nouvel ordre financier mondial et en attendant le Globo (la future monnaie planétaire) seule la nécessaire création de monnaie d’un État par lui-même pourrait contrer les ravages de la « crise financière »

+

Petit film pour pouvoir comprendre l’argent, la monnaie,  la dette et le déficit qui piègent actuellement les citoyens planétaires dans une  valse sinistre de millions et milliards d’euros! :

La création monétaire !

+

Sur le montant des aides aux banques

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Sur les dettes publiques en France et en Europe

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Petit film d’actualité traitant de cette nécessité d’un autre visage de la banque associé à la présentation par Jacky Blanc de la coopérative bancaire, la NEF

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Ne pas détruire les banques,  les saisir !

Ne pas détruire les banques,  mieux les choisir !

Enfin :

Pourquoi ne pas investir en participant à l’achat d’exploitations agricoles « Bio » : http://www.terredeliens.org/