Prêts à jeter ?

Posté le 31 décembre 2011 ·

Prêts à jeter ?

Les produits de consommation sont de nos jours conçus pour ne plus durer. Ils nous rappellent que le mode de vie contemporain gaspilleur des ressources planétaires et destructeur de la biosphère réduit indéniablement l’espérance de vie des plus pauvres et très certainement celle d’une fraction considérable des générations à venir !

Soumis au Marché, les tenants du conformisme politique ont une croyance aveugle et déraisonnable en la sacro-sainte croissance. Ils la veulent durable pour satisfaire non pas les besoins de la multitude mais pour enrichir la caste dominante des États de la planète. Voilà le triste état, la désolante situation à laquelle l’humanité est rendue !

En fait, le mécanisme secret se situe au cœur de notre société. Il faut consommer « à crédit » et emprunter de l’argent (qui à l’origine n’existe pas) pour « acheter » des choses dont nous n’avons réellement pas besoin. Il permet ainsi de contrôler les populations par la consommation.

« Utilisez, jetez et remplacez vite en achetant à crédit ! » est la formule qui définit aujourd’hui le mieux l’obsolescence programmée. Elle révèle le vrai visage de la croissance. Elle est l’opposé du progrès. C’est flagrant !

De surcroit, décembre 2011 a confirmé l’irresponsable choix de croissance à tout prix alors que l’on sait que la crise climatique passe sans ambigüité par la crise économique. Il n’est que de constater la regrettable absence de chefs d’États à l’important sommet climatique de Durban. Les délégués de la diplomatie climatique (payés pour être présents) n’y ont alors tenu que des promesses vides, surréalistes et sans fins. Ils n’ont accouché que d’un projet bancal de « Fond vert pour le climat » sans fond et sans fonds en décidant au final de repousser les décisions à prendre pour 2015 !

C’est incroyable et désolant ! Au lieu d’entamer une action massive de transition énergétique et économique en tenant compte des pollutions, inégalités environnementales et de la précarité en hausse des populations, les experts ont continué de gesticuler dans les conflits d’intérêts que constituent les mailles du filet de la croissance.

Il faut d’urgence que le bon sens s’oppose désormais à cette politique folle et médiocre qui annihile totalement  la conscience humaine. Il faut s’extirper de ce piège malencontreux et rompre cette addiction à consommer en dénonçant l’absolutisme croissantiste et son corollaire, l’obsolescence programmée.  Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons faire face aux impacts du changement climatique, retrouver une économie viable n’impactant plus l’environnement planétaire et favoriser le progrès véritable.

En attendant, la croissance conduit immanquablement à une décroissance qui sera imposée par l’épuisement des ressources et par le franchissement du pic pétrolier (probablement déjà dépassé). Alors que la sagesse voudrait que l’on rationnalise les ressources, que l’on fasse durer en accompagnant la décroissance de la consommation, notre civilisation file droit vers le chaos.

La solution est donc plus que jamais politique. Elle est bien entendu d’abord individuelle, citoyenne et locale. Mais elle devrait être aussi par la suite régionale, nationale, internationale pour enfin devenir globale !

L’Union Française Pour la Planète le propose.

Alors, êtes-vous prêts à jeter cette croissance imposée ? Êtes-vous prêts à proposer un système plus humain, plus viable ? Êtes-vous prêts à imaginer une autre société pour vos enfants ? Être-vous prêts à redonner prééminence au bon sens ?

Être citoyen planétaire, développer et partager la nouvelle pensée politique planétaire, c’est le début de la réponse pour faire face à l’obsolescence programmée de la société, au désordre du Marché, au désordre global !

Fin 2011, en France, cette idée existe.

Y.B.

Voici un documentaire qui démontre comment la plupart des produits sont conçus…pour ne pas durer !

Et un autre, au sujet de “l’argent dette” (Paul Grignon_2010)

D’où vient l’argent ? Qui crée l’argent ? Combien y a-t-il d’argent sur la planète ?…voilà la tyrannie malencontreuse et voilà démontrée la soumission de l’ emprunteur (simple citoyen ou État) qui s’oblige à rembourser. Le prêt qu’il sollicite alors crée artificiellement l’argent qui va lui être crédité. Ce faisant, l’emprunteur s’enchaine et se soumet. Voilà l’acte de servitude volontaire par excellence !

Les financiers et oligarques de notre époque ne seraient-ils pas les sbires inconscients du Malencontre imposant la tyrannie financière aux citoyens de la planète ?

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