Après les élections de 2012…

Posté le 16 août 2012 · 2 Commentaires ·

Voici la fin de l’été.

Le troisième trimestre 2012 va bientôt s’achever et la tambouille de la dette publique dépassera les 1 835 milliards soit : 1 835 000 000 000 €.  Ceci représente, à la louche, une dette publique par habitant de 29 800 €.

Cette dette automatique depuis le dernier choc pétrolier est le fruit d’années dites de croissance ! Cette croissance est depuis 1973 fixée mécaniquement par l’emprunt d’argent des gouvernements successifs aux banques privées et ce contre intérêts. Le déficit cumulé, dont on peut observer l’évolution en temps réel ici, ne cesse donc de croître et devrait atteindre les 90% du PIB cette année.

Sous les ordres et le contrôle attentif d’une poignée de créanciers masqués (les pétro-oligarchies et pétro-dictatures) les marionnettistes politico-financiers de l’endettement programmé continuent de tirer cyniquement  les ficelles de la crise systémique financière sur des populations «cibles».  Dramatiquement affaiblies, les valeurs sociales du fédéralisme européen s’effondrent. Pourtant, les populations des pays membres espéraient partout l’harmonisation des niveaux de vie ainsi qu’une sécurité sociale universelle, égale et équitable. L’éducation devait être accessible et gratuite. Sans oublier l’assurance d’une retraite méritée, digne et décente qui aurait dû être identique en âge et en allocation pour tous.

C’était hier et l’espoir s’est transformé en désespoir. On a fait croire aux citoyens des pays européens qu’ils incarnaient les valeurs du monde de demain. Que leur union grâce à la monnaie unique €uro conduirait au « nouvel âge d’or » ! En fait, cette union a débouché sur la souffrance, l’humiliation, l’injustice, l’indignation, la résignation et la misère. Quarante années ont suffit !

Aujourd’hui, les vagues répétées de la tempête économique déferlent violemment sur l’Europe et bientôt sur la France. Avec un peu de recul l’on réalise qu’avoir instauré une « règle d’or » planifiant l’austérité pour « sauver l’€uro » n’à fait que renforcer la tempête. De surcroît, sauver l’€uro par la planche à billet de la Banque Centrale Européenne s’avère vain face au mécanisme destructeur de l’endettement contre intérêt.

Tel le tonneau des Danaïdes la BCE verse à fond perdu des banques et États européens des milliards de lingots de papier qui s’envolent et s’éparpillent en induisant des réévaluations à la hausse des prix qui entrainent automatiquement une volatilité continue et historique des cours des matières premières. Il n’y a plus aucune perspective d’amélioration de la situation car cet endettement démesuré conduit systématiquement et directement à la cessation de paiement ou à la guerre.

Serait-ce là le but ?

En attendant, l’€uro est devenu (comme prévu) l’Objet Politique Non Identifié agissant comme fusible économique européen d’un dollar aux mains des oligarchies pétrolières.

Il n’y a désormais plus rien à espérer de ce système englué, occulte, corrompu, clientéliste et irrationnel qui depuis 1973 a vampirisé et finalement  littéralement siphonné l’énergie citoyenne européenne. Ce choix politique totalitaire imposé aux États par une oligarchie ploutocrate visait l’accaparation et le monopole de la ressource pétrolière afin de maintenir son emprise sur l’économie mondiale. Cet objectif est aujourd’hui quasiment atteint et la conséquence c’est qu’une proportion grandissante de la population terrestre s’appauvrit. Dans de nombreux pays, un nombre considérable de citoyens deviennent impuissants et ruinés. Fatalistes, ils se soumettent et n’ont plus la capacité de résister, de réfléchir ou d’anticiper un futur bousculant l’ordre des choses. Ils n’ont plus la capacité de défaire et refaire ce réel sordide et tardent à s’unir véritablement sur des valeurs autres que matérielles. Nous sommes prisonniers de nous-mêmes, de nos lois et des règles d’argent qui dominent. Nous n’appréhendons plus l’incommensurabilité de l’évènement historique que nous vivons. Prisonniers de la croissance, de la compétition, du surdéveloppement et du bétonnage effréné, nous  ne relevons plus la tête. Nous ne nous donnons plus la main pour partager la part d’humanité, de proche, chez l’autre. Dans ce contexte de crise économique sévère et violente nous sommes conduits  petit à petit à un état de survie au quotidien. Pour nombre d’entre nous cette survie entraine aujourd’hui un sentiment de lassitude, de fatalisme ou d’inacceptable apathie politique. Aussi, malgré la traditionnelle récréation citoyenne des élections présidentielles et législatives françaises, il n’y a pas eu de souffle nouveau ni de regain d’espoir. Tout était sous contrôle, ficelé. Les pseudos spécialistes recouverts de l’oripeau de la connaissance, la peau d’âne, tous ces observateurs et scientifiques des sciences politiques à la botte du système (les seuls en fait à avoir un accès facile aux médias d’information) n’ont favorisé aucunement de nouveaux débats, de nouvelles idées. Sous l’influence médiatique des  leaders d’opinion et des sondages, les élections se sont  comme toujours déroulées sans surprises, sans incidents, rapidement  et conformément aux attentes institutionnelles.  L’engagement révolutionnaire pour la planète proposant une Charte Planétaire et des Principes Fondamentaux reste encore dans les oubliettes. Pourtant, tout un chacun devrait pouvoir connaitre une telle proposition et porter fièrement une telle ambition. La France, fille des Lumières serait le terreau idéal pour faire rayonner la pensée planétaire, le planétarisme.  Cette pensée est malheureusement encore bâillonnée par l’idéologie dominante qui traite systématiquement de réactionnaire, d’idéaliste ou d’utopiste tout esprit critique appelant à l’union planétaire des citoyens.  Une telle union favoriserait pourtant l’intelligence des échanges, la lenteur, la transparence de l’argent, une démocratie retrouvée,  la décroissance de tous ces profits destructeurs de ressources vitales, la paix et la préservation de la Nature. Ce serait une ère nouvelle qui garantirait l’avenir des générations futures au sein d’une biosphère protégée et gérée sagement, humblement, intelligemment, efficacement. L’envol de la citoyenneté planétaire serait alors le ferment de la liberté pour défragmenter la Terre, la pacifier afin de revitaliser le réel et reconquérir notre futur.

Malheureusement, le tabassage répété des messages politiques (habilement sélectionnés et diffusés) sur la masse des spectateurs étourdis par leur vitesse et abrutie par leur superficialité à fait exactement le contraire !  La sempiternelle dualité droite/gauche et la liste de questions fermées imposées aux futurs électeurs ont comme d’habitude influé sur les votes et conditionné la hiérarchie à court-terme des enjeux.

Le problème, c’est que ces enjeux se déclinent aujourd’hui non plus à l’échelle d’une nation mais à l’échelle de la planète. L’occasion des élections permettait de tout remettre sur la table pour envisager collectivement, justement, fermement et pacifiquement l’avenir. Un avenir qui regarde  tous les citoyens, à commencer par les français. Il s’agissait de montrer à l’opinion que l’union européenne à 27 était fracturée. Que l’unité visée après la deuxième guerre mondiale avait été falsifiée et durablement  compromise par la mise en place d’une monnaie unique dépendant du dollar. Une union citoyenne devenue  impossible car il n’y pas eu l’adoption tellement nécessaire de la langue internationale commune et universelle Espéranto. Pourtant cette langue existait déjà. Celle-ci aurait fait tomber la barrière des langues ainsi que les tensions engendrées par le rapprochement des peuples européens. Elle aurait de surcroît grandement facilité la généralisation de l’égalité, de l’équité ainsi que la mutualisation de la justice sociale des pays membres.

Au lieu de cela, l’ €urocroissance était dans toutes les bouches des ténors et rhéteurs politiques. Et ces gens-là ne juraient que par elle.  Ils brandissent aujourd’hui de manière grandiloquente une « règle d’or » vendue sur plateau d’argent par des accords bancaires vermoulus et troués. Ce faisant, ils reportent sine die les réformes à adopter car il est plus facile de donner un petit coup de règle d’or (la baguette magique) sur le chapeau étoilé de la Banque Centrale Européenne pour en sortir des milliards “en veux-tu en voilà” ! Malheureusement, verser des aides financières dans des jarres percées ne fait que retarder l’échéance. La solution est ridicule.

Depuis, au pic culminant de la dette d’une zone €uro tenaillée par les pétro-créanciers, alors que la moyenne des dettes des États se chiffre désormais en centaines de milliards d’€uros, la dette française continue de s’alourdir mécaniquement. Abracadabra les pauvres petites banques nationales vont (youpee !) bénéficier de l’opportune occasion de racheter de la dette pas chère, une véritable affaire !

Le laisser faire de cette soumission à la tyrannie de l’argent (pdf Discours de la servitude volontaire Étienne de la Boétie à lire ou télécharger ici) à encore gagné. Le gros des troupes électorales n’a toujours pas compris les enjeux et a regardé comme d’habitude sans réagir.

Inconnue dans le paysage électoral d’une France devenue impuissante et ruinée,  l’UFPP n’a pas encore été entendue. Elle n’a pût lancer son invitation à la pensée planétaire, véritable libre pensée de la raison émancipatrice pour le bon sens retrouvé, à savoir : l’union planétaire de tous les citoyens de la Terre.

Une fois de plus, il n’y a toujours pas eu de discussions savantes au sein des groupes citoyens (familles, amis, municipalités, territoires, travail) mais plutôt des discussions légères relatives à l’isolement ainsi qu’à l’accentuation de la division économique et sociale.

Délégation de compétence à donc été faite aux personnes qui semblaient les plus intéressées en politique !  L’électeur a été une fois de plus et avant tout un consommateur. Son appartenance aux groupes sociaux a encore conditionné son vote où l’identification partisane (droite/gauche) à désespérément souligné sa faible capacité politique cognitive. Finalement, il a voté pour ou contre. Rationalité et raison ont été absentes, le repli sur soi a prévalu. Encore une fois, les nouveaux élus (grassement rémunérés pour leur obéissance au système) ont obtenus une énième carte blanche pour poursuivre la politique désastreuse de financement de projets structurants contre intérêts payés aux banques privées. Les dites banques étant elles-mêmes plus que jamais aux ordres des créditeurs susmentionnés. Le pouvoir, l’égo démesuré, la cupidité et l’argent ont fait comme à l’accoutumée bon ménage.

Ainsi, pour le bon déroulement des opérations iI s’agissait, durant cette récréation électorale, d’annihiler toutes revendications non conformes au maintien du système.  On a donc amusé la galerie en continuant à faire rire le parterre et en bafouant sans vergogne les principes moraux. C’était facile car le goût du public asservi aux écrans inclinait vers le spectacle, le fric, ses jeux, la compétition et la souffrance d’autrui. L’assouvissement des plaisirs consuméristes immédiats et égoïstes ont été favorisés, la compétition sportive et la violence en images réelles ou fictives qui attirent et hypnotisent ont été abondamment diffusées.  Dès lors, le commun des mortels connecté et soumis par habitude aux écrans des téléviseurs, consoles, i-téléphones, tablettes numériques ou ordinateurs n’a éprouvé aucune curiosité pour ce qui se passait en dehors de chez-lui, (son village, sa ville, sa région, son pays et par extrapolation la Terre, son environnement, ses  territoires et la vie de ses habitants…).

Fortement limité par cet horizon technologique qui capte, isole et formate continuellement l’opinion publique, le point de vue porté sur les évènements et l’histoire collective à été de facto éphémère et superficiel. Le zapping et la vitesse d’accès à l’information prédigérée à renforcé l’hypnose générale. Le manque de volonté à s’extirper du piège tendu à révélé un désolant état de bêtise, d’ignorance, de peur de l’autre et du lendemain.  L’envie de choses faciles, l’irresponsabilité, la déliquescence des meurs, la méchanceté, la bêtise, l’obscurantisme et les dépravations ont prévalus.

C’était trop facile, les vendeurs de temps de cerveau disponible n’ont eu qu’à  profiter de la situation  pour  amplifier l’avalanche quotidienne de faits divers, de publicités, de jeux d’argent, de matchs sportifs, de séries télévisées et films insipides où luxe, violence et lucre se mêlent pour le plus grand plaisir du spectateur. Les émissions à scandales façon téléréalité, les séquences et reportages sur les guerres en cours sont devenues incidemment de plus en plus nombreuses. En somme,  violence et ignominie sont devenues la norme.

Depuis quelques années déjà la tendance se précisait. Mais depuis les élections, le point de non-retour a été atteint.

De surcroit, les valeurs qui faisaient hier le triomphe de la République ne sont plus. Les fondamentaux de la nation que sont l’école, le logement, la justice, l’hôpital, la protection publique et sociale, le sens civique, la culture gratuite, les traditions, la solidarité intergénérationnelle, la Poste et les télécommunications, les transports, l’énergie et la défense sont définitivement menacées.

Les structures publiques continuent d’être démantelées pour être privatisées par la  puissance néfaste de l’argent que pilote la dictature néolibérale.  Et le despotisme de cette doctrine néolibérale sur l’espace et le bien public se poursuit. Elle impose le profit à tous prix, l’endettement, les licenciements, le productivisme débridé, les délocalisations, le fast-food, la vitesse, la compétition, les monopoles, la publicité…le tout dans une spirale de croissance débridée et aveugle vampirisant  les ressources naturelles. Menaçante, cette tendance lourde de conséquences  annonce la barbarie et l’élimination du plus grand nombre.

Gardons en mémoire la célèbre anaphore de monsieur François Hollande à l’adresse de son rival, le Président sortant  monsieur Nicolas Sarkozy, lors du débat télévisé du mercredi  2 mai 2012.

Mais en vérité, le temps est aussi venu de dire que cela suffit !

Cela suffit de pousser la chansonnette.

Cela suffit d’aduler et d’admirer tout ce qui brille.

Cela suffit de pondre des bouquins ou articles de presse contre des rémunérations mirobolantes. Les droits d’auteur excessifs enlisent les citoyens et l’opinion publique dans le nihilisme, dans l’égo, la consommation, le formatage, le désir de s’enrichir bref, dans un nombrilisme sans fond…

Cela suffit de privatiser la pensée. Elle doit retrouver sa liberté et rester gratuite.

Cela suffit de râler, rouspéter, grogner, s’insurger, s’indigner, condamner ou pourfendre au travers d’un système qui de toute façon contrôle directement par la récompense les écrits, interviews, films ou chansons.

Au contraire, l’expression des idées, des sentiments ou inventions individuelles et collectives doit être civique et désintéressée. On favoriserait alors le dialogue constructif, libre, partagé, gratuit, volontaire et citoyen. Cela permettrait la véritable union sociale en redonnant force et honneur aux valeurs universelles ainsi qu’aux droits et devoir de la politique …telle qu’elle devrait être !

Alors, développer la pensée planétaire, la faire connaitre et la partager est désormais un devoir citoyen, humain, pacifique et gratuit. Son rayonnement doit se faire sans entraves. Tous les opérateurs d’outils de communication et de transmission du savoir devraient, s’ils étaient responsables, s’en emparer.  Le planétarisme est bien réel. Il n’est pas et ne sera jamais tributaire des stratégies de contrôles, formatages et planifications des mass-médias. C’est une libre pensée qui se répand dans le monde et qui se situe en dehors et au-dessus du savoir imposé par le bon vouloir d’une pseudo élite qui n’octroie la permission d’échanger ou de débattre qu’avec les interlocuteurs du sérail que l’on a choisi pour vous. Cette pensée révolutionnaire est portée par un idéal de valeurs relevant de l’universalisme. Elle constitue en fin de compte la seule parade à la destruction de la biosphère, afin de préserver la part essentielle du génie humain : la diversité et la protection de la vie sur Terre.

Que vous ouvriez votre radio, votre téléviseur, tablette, ordinateur, journal, vous ne devez plus croire les paroles de tous ces gens judicieusement placés pour que vous vous mainteniez à votre place sans discuter.  Ils sont là pour canaliser l’opinion et ce sont toujours les mêmes qui sont, comme par hasard, mis sur le devant de la scène. Comprenez, il faut que rien ne vienne remplacer les principes de représentativité et d’expression de l’autorité. Il faut surtout que rien ne change !

C’est pourquoi, dans notre France impuissante et quasiment ruinée,  les stars du journalisme, les écrivains médiatisés, les artistes du show-biz, les apparatchiks des partis, les membres d’organisations d’initiés (qui ont infiltré toutes les structures publiques et privées) ainsi que les représentants des différentes églises participent sans vergogne à la destruction de l’unité républicaine.  Pour la plupart, ces personnes relèvent de sectes qui ne sont pourtant pas considérées comme telles parce qu’elles sont estimées satisfaire le plus grand nombre. Aidées en cela par les pontes de la finance et les primés des sciences conventionnelles, elles sont plus que jamais accrochées aux commandes et tirent les ficelles des marionnettes que nous sommes, nous les simples citoyens.

Ainsi, jour après jour, ce système porte de plus en plus atteinte (directement ou indirectement) à l’intégrité physique ou morale de nombre d’entre nous. Il divise et isole les citoyens en ruinant l’espoir républicain pour une meilleure société.

Et ce, même si face à leurs écrans, la larme à l’œil et le poing levé, des  blogueurs, twitteurs et autres facebookeurs  résistent encore en rêvant un jour de révolutionner le monde ! De toutes façons, il s’avère que l’activisme numérique reste  inefficace pour changer la société tant qu’il ne soutient pas une pensée politique nouvelle. Tous ces gens ont donc beau lancer des discussions sur internet ou lancer des pétitions, celles-ci restent lettres mortes. Ils s’épuisent alors puis abandonnent car la communication numérique est définitivement sous la surveillance et la coupe de cyber-activistes financés par la « soft power » d’une politique conventionnelle aux ordres. A ce sujet, il suffit de voir les évènements récents de la scène internationale. Partout, des mouvements de contestations populaires sont accompagnés puis noyautés pour être finalement démantelés. Cela  démontre clairement l’efficacité de ce pouvoir redoutable qui canalise et manipule les opinions publiques tout en annihilant l’esprit critique.

Nous assistons là au triomphe de l’information privatisée, manipulée, centralisée et connectée au World Wilde Web.

Voilà notre époque épique !

Alors, dites-moi :

-          Qui à encore besoin de justice, d’égalité et d’équité?

-          Qui à encore besoin de paix, de fraternité et de liberté ?

-          Qui à encore besoin de Nature, d’eau et d’air pur ?

-          Qui à encore besoin de temps libre pour se cultiver et jouir de la vie avec ses semblables ?

-          Qui lutte encore contre la domination de la classe riche qui impose la servitude à tous les autres citoyens ?

-          Qui  veut rendre réellement le pouvoir à l’imagination politique pour qu’enfin s’ouvre le champ des possibles et du renouveau ?

A vrai dire, j’ai le sentiment qu’il n’y a vraiment plus grand monde car une majorité d’entre nous  vénère encore et toujours l’argent, une aliénation quasi religieuse qui croit proportionnellement avec la décroissance du bon sens. De fait, même si de plus en plus de citoyens ont du mal à s’identifier au modèle marchand et logiquement s’indignent, la frustration qu’ils expriment reste désespérément dans les clous. Ils ne souhaitent toujours pas  établir collectivement une véritable action politique (telle que pourrait la mener l’ UFPP ) dont l’objectif prioritaire serait une vaste prospective citoyenne recensant les aspirations de la population afin de donner l’ orientation unificatrice à la société française.

Hermétiques à l’ union planétaire, la classe politique dans son ensemble et tous bords confondus, ainsi que la majorité des adhérents aux associations (bien entendu apolitiques) caritatives et à la multitude d’ONG (qui se donnent une bonne conscience humaniste en flattant les pouvoirs en place sans changer d’un iota le système )…tous ces gens étaient donc aux abonnés absents pour les élections 2012.

Tous ces élus, encartés ou abonnés étaient tous campés sur leurs positions et n’ont pas été ces graines de mauvaises herbes qui auraient pu pousser dans les interstices de nos sociétés bétonnées, énergivores, chronophage et esclavagistes ! Résultat, l’abstention aux élections à augmenté et la dislocation du lien social se poursuit…

Depuis, la gouvernance européenne et mondiale poursuit impunément et sans entrave l’entreprise géopolitique de destruction de la planète jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de ressources…du moins pour le plus grand nombre !

C’est ainsi que l’aboutissement de l’histoire humaine en une union planétaire rassemblant des citoyens honnêtes, altruistes, vaillants, généreux et pacifistes n’est aujourd’hui plus soutenu que par quelques doux rêveurs jugés et classés comme utopistes.

Mais si réellement l’utopie d’aujourd’hui peut-être la réalité de demain alors il y a encore de l’espoir.

Un espoir qui semble ridicule dans ce monde bouleversé par les effets d’un changement climatique irréversible, par la guerre pour le pétrole et l’accaparation des ressources ainsi que par la croissance des inégalités et coercitions sociales. Mais un espoir tout de même.

C’est pourquoi, aux prochaines élections, il faut que la France puisse enfin renouer avec la souveraineté individuelle et collective qu’elle est supposée incarner. En digne fille des Lumières, tout lui sera alors possible.

Au concert des nations elle portera alors haut et fort la grandeur et la beauté de l’idéal planétaire.

Elle devra se faire entendre et se faire respecter pour imposer énergiquement un référendum planétaire proposant l’union de tous les peuples et la paix. Ce mouvement fort, international, solidaire, pacifique, populaire, porteur d’émancipation sera alors capable de s’opposer définitivement aux inégalités sociales et à la destruction de la biosphère.

Puissant catalyseur de l’union citoyenne planétaire elle bousculera l’ordre mondial en fédérant durablement les populations de la Terre pour une paix et un bien vivre universels …

Ceci dit, avant de pouvoir protéger le bien commun de l’humanité et de devenir des citoyens planétaires sages et responsables il nous faut revenir à la réalité et retrouver notre statut de citoyen français de l’année 2012.

Alors, en sachant garder un regard lucide sur notre environnement quotidien, on se souviendra par exemple de  l’ultra-médiatique-business -compétition de tennis de Rolland Garros !

A l’occasion, on se souviendra aussi des élections législatives des 10 et 17 juin 2012 de notre 5ème République: 42,9% des 46 millions des électeurs n’auront pas voté au 1er tour parce que désabusés à l’avance des futurs jeux d’alliance des professionnels de la politique hexagonale. Puis dans la foulée  43,71% au 2ème tour. De cette odieuse campagne publicitaire pour que les 577 nouveaux députés puissent bénéficier de l’intouchable et opaque indemnité représentative. Des 1,70€ de recettes par bulletin de vote bénéficiant aux partis politiques qu’ils représentaient. Pour mémoire, l’enjeu était une enveloppe annuelle de 75 millions d’ €uros pour financer le paysage politique de l’hémicycle.  Une paille !

On se souviendra par ailleurs de l’affligeant « €uro 2012 de football » permettant alors au plus grand nombre, lobotomisé, de s’échapper !

Et l’on se souviendra des vacances d’été émaillées de médailles obtenues sur l’écran plat et scintillant des jeux olympiques Londoniens.

Pendant ce temps, on oubliera que 97% des directives européennes sont toujours votées conjointement par les partis politiques traditionnels (sous lobbying continu de groupes d’intérêts particuliers) et qu’ainsi les souverainetés populaires sont plus que jamais offertes aux “banksters” du Marché !

On oubliera la pauvreté qui ne cesse d’augmenter en passant sous la honteuse toise de centaines et centaines milliards d’aides financières (tirés du chapeau de la Banque Centrale Européenne) versées aux banques au titre de la crise systémique financière! Eh oui, une fois de plus « L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres. » (Coluche)

On oubliera le rapport sur l’avenir de l’environnement mondial alertant que les seuils critiques sont atteints  voire dépassés. Que l’effondrement planétaire irréversible est imminent !

On oubliera bien sûr le catastrophique diagnostic planétaire publié par l’ONU le mercredi  7 juin 2012 !

Pdf à télécharger ici

Ainsi que le pathétique sommet de la Terre Rio+20 malgré l’ Appel au sursaut planétaire du nouveau Président de la République François Hollande.  Discours à lire ici.

Pour finir, on oubliera nonobstant que le 21ème siècle sera celui des catastrophes naturelles et de la barbarie qui vient si l’on ne fait rien…

Pour ma part je n’oublie pas et préfère imaginer, dessiner et partager les fondements d’une nouvelle société.

Du reste, il résonne entre les murs de notre immuable Élysée quelques paroles de Présidents… nous devrions les écouter un peu plus attentivement:

“Pour moi, une chose est claire et la route est tracée: dénoncer le pouvoir terrifiant de l’argent, et le danger des oligarchies financières”

Gaston Domergue_23 septembre 1894

“Il est dans la destinée de la France d’ébranler le monde lorsqu’elle se remue, de le calmer lorsqu’elle se modère. Aussi l’Europe nous rend-elle responsable de son repos ou de son agitation. Cette responsabilité nous impose de grands devoirs: elle domine notre situation.”

Louis-Napoléon Bonaparte_message du Président à l’Assemblée législative_7 juin 1849

Voulez-vous être les artisans français d’un 21ème siècle d’union citoyenne et de paix pour la planète?

Si vous avez encore du cœur et de l’espoir à partager, l’ Union Française Pour la Planète vous attend !

Yvan Burtin