VOTE BLANC

Posté le 17 février 2017 ·

 

VOTE BLANC 

Définition :

Le vote blanc qualifie le nécessaire positionnement « hors système » pour défendre la liberté de choix politique. C’est le refus citoyen du fonctionnement électoral actuel. Il est l’expression même de la vitalité démocratique et de la résistance au déclin politique. S’il est majoritaire lors de la proclamation des résultats électoraux, il ouvre alors le champ des possibles.

Celui d’imaginer et de créer un nouveau système renouant avec les valeurs historiques républicaines que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. Conséquemment, celui d’instituer les nouvelles règles et nouvelles lois  nécessaires au mieux « vivre ensemble » en mesure de satisfaire réellement et durablement le pus grand nombre.

Le vote blanc est la pierre angulaire de l’élection présidentielle 2017.

La bonne orientation

 

 

 

 

 

 

 

 

Situation planétaire:

L’impasse du développement durable au sommet mondial sur le climat (COP22 – Maroc novembre 2016) a été constatée. Dans le sillon de l’élection nord américaine, les corbeaux du Marché croassent toujours à qui mieux mieux. Croissance, croissance, croissance…Il faut repousser encore plus les limites géologiques planétaires pour la soi-disant relance de l’économie et l’apogée de notre civilisation thermo-industrielle.

« Que la croissance croisse ! ». C’est là le leitmotiv des politiques de tous bords gavés de consommation massive d’énergie fossile.

Ce faisant, les chocs climatiques et environnementaux, la pollution exponentielle, l’accumulation des déchets, la raréfaction des ressources naturelles, les guerres en cours (notamment la guerre du pétrole), la question démographique associée aux vagues migratoires en constante augmentation, tout cela s’additionne et s’aggrave. Conséquence, l’impérieuse nécessité de transition énergétique et l’union des populations demeurent des vœux pieux. Car durant l’année 2016, la situation planétaire a empirée. Complexe et délirant, le système international patauge plus que jamais dans une économie réelle débordée par une masse d’argent en circulation absolument folle ! Cette politique de fuite en avant (activement soutenue par les banques centrales) est stupéfiante ! Elle est le fait d’une croyance aveugle au « tout pétrole » pour une société future consumériste, transhumaniste et qui se veut électro-techno-optimiste par l’implantation bientôt massive d’intelligence artificielle et de robots dans tous les secteurs d’activités humains. En fait, cet aveuglement conduit le système « droit dans le mur ».  Les sirènes d’alarme ont beau retentir et les lanceurs d’alerte informer autant qu’ils le peuvent sur les signes de disfonctionnements, d’inégalités, de gaspillages, d’autoritarismes et de replis sur elles-mêmes des populations de la Terre ; rien n’y fait ! L’avenir des citoyens s’assombrit.

À la croisée des chemins, voilà donc la problématique du 21ème siècle qu’il faudrait solutionner. En effet, les conséquences induites ou prévisibles changent inexorablement nos modes de vie et soulignent l’impérieuse nécessité de retrouver solidarité et fraternité dans la société. Les chocs attendus exigent donc pour les affronter un nouveau fonctionnement, plus humain, plus juste ainsi qu’un nouveau mode de gouvernance susceptible d’assurer avec bienveillance la vie et l’avenir de tous. L’union planétaire des citoyens de tous pays reste la seule solution cohérente. Mettre en commun une véritable énergie créative et collective. Réinventer de nouvelles façons de « vivre ensemble », de gouverner, d’être gouverné. Redonner du sens à l’organisation de la société et à l’économie grâce à l’écologonomie. Alors, parce que la citoyenneté peut s’exercer encore de façon éclairée et responsable, voter blanc en masse lors de la prochaine élection présidentielle constituerait le signal fort d’une insurrection de la conscience citoyenne. Cette lucidité et espérance citoyenne en action pour améliorer le « vivre ensemble ». Cet acte éminemment citoyen serait l’occasion politique de faire comprendre le devoir d’union politique afin d’améliorer la communauté de destin tant nationale qu’internationale. L’élection présidentielle est le rendez-vous attendu pour « ré-enchanter » la République en s’interrogeant sur la Constitution et l’amélioration de celle-ci. Si les citoyens en prenaient conscience, alors la prochaine élection serait l’occasion, par le vote blanc, d’exprimer démocratiquement, pacifiquement et puissamment le désir de changement des règles. L’union sacrée des citoyens pourrait-elle naitre cette fois-ci dans les urnes ? Le désir de changement se ferait alors entendre ! Cela permettrait-il de constituer avec succès, optimisme et bon sens une nouvelle république démocratique et exemplaire ? L’élection à venir nous le dira ! Mais ce qui est certain, c’est qu’elle prend cependant place dans un système électoral qui flatte toujours les plus riches et écarte de facto les autres citoyens de l’exercice démocratique. En effet, ce système favorise l’élection de candidats issus directement des appareils politiques, souvent confortablement installés au cœur même des institutions et activement promotionnés par les médias. Ce système n’incite pas à voter pour des idées mais plus que jamais pour les représentants professionnels de ces partis politiques (médiatiquement officiels) qui oublient trop souvent la demande d’équité, de bien-être et d’égalité des citoyens.  Ainsi, les autres choix possibles ne sont pas ou rarement évoqués. L’opinion publique (en manque d’instruction civique) est systématiquement et quotidiennement formatée par les organes de presse ; elle baigne dans la logique de ceux-là même qui se satisfont des règles actuelles du système. Il n’est pas question de toucher à la Constitution ni à ses institutions. Il ne faut pas que cela change ! Aussi, seules les candidatures passées entre les fourches caudines des experts et des grands partis politiques (avec leurs comptes de campagne riches à millions) puis adoubées par les sympathiques « signatures » de cinq cent maires  sont officiellement reconnues. Le simple citoyen n’a décidément, dans un tel contexte, pas voix au chapitre !

Réflexion :

Pourtant, dès lors qu’il ou elle est volontaire pour exercer la responsabilité politique, il devrait être possible à tout(e) citoyen(ne) de se déclarer, d’exprimer et de proposer des idées de bon sens ainsi qu’un programme politique. L’État, neutre et gardien des valeurs républicaines, veillerait alors à organiser et financer équitablement, en toute transparence, la campagne de chaque programme électoral ; qu’il soit présenté par la personne désignée par une structure politique (qu’elle que soit sa taille) ou par un(e) simple citoyen(ne). La course à l’échalote du financement des partis suite aux résultats obtenus aux élections n’aurait alors plus lieu d’être et ce subventionnement  étatique supprimé. D’autre part, financer une candidature ce ne serait plus prendre son jet pour frapper aux portes des puissants et grands donateurs millionnaires ou milliardaires pour remplir les coffres des comptes de campagne. Seul serait autorisé le financement citoyen individuel, égal et transparent. Chaque campagne électorale serait alors juste et équitable pour tous les candidats. La présentation aux médias, la propagande, le financement et temps de parole étant identiques pour tous, il n’y aurait plus de petits candidats mais simplement des citoyens égaux en droits pour pouvoir être élus.  Liberté de choix, égalité de chances, pluralité citoyenne constitueraient la règle d’or.. Le système électoral serait clair, participatif, équitable, transparent, bienveillant et de bon sens ! C’est ce qu’il faudrait. Voici pourquoi seule une nouvelle Constitution habitée par ces principes pourrait garantir de telles nouvelles valeurs démocratiques ! Le vote blanc exprimé majoritairement ouvre en grand cette voie.

En attendant, en avril 2017 la barre des neuf millions de pauvres aura été dépassée et l’on ne peut que regretter que l’élection s’oriente une fois de plus vers le choix de la richesse et des privilèges. La minorité qualifiée « d’élite » souhaite garder la main sur les affaires et s’inscrit encore et plus que jamais dans la perspective de carrière. Cerise sur le gâteau, tout référendum global sur les institutions désormais ne sert désormais à rien (il n’est que de se rappeler le déni de réalité par la classe politique sur le résultat des votes exprimés au sujet du traité de Lisbonne). Le fonctionnement électoral reste donc encore sourd aux citoyens porteurs d’un réel pouvoir d’imagination, de création et de résistance. Aveugle, il maintient une offre politique démagogique, durablement enkystée et résolument restreinte !

Cependant, en France et à chaque élection, l’histoire nous rappelle que c’est toujours aux citoyens que revient le dernier mot. Il se peut, cette fois-ci, qu’ils se décident à réhabiliter les valeurs démocratiques, encourager l’accès de chacun(e) aux responsabilités politiques, garantir la transparence de la vie publique et ce faisant ne plus donner blanc sein aux cumulards de mandats ou adeptes des statuts multiples. Il se peut qu’ils cessent de s’abstenir ou de voter d’un bord à l’autre et qu’ils exercent leur droit de vote différemment. Le vote blanc serait alors l’acte universel et citoyen qui arbitrerait le principe électoral. Un tel choix, s’il était majoritaire, rappellerait énergiquement à l’ordre des principes et valeurs de la république qui garantit particulièrement la liberté d’expression et son respect.

De fait, la question du renouvellement de la classe politique actuelle serait définitivement posée de telle sorte que le pouvoir politique redevienne, une bonne fois pour toute, la fonction citoyenne, temporaire, paritaire, mixte et accessible à tous les volontaires.

Alors, les nouveaux concepts et modes de fonctionnement attendus pourraient être enfin institués. Ils apporteraient les repères sociaux primordiaux tellement nécessaires pour bâtir intégralement l’avenir avec justice, solidarité, confiance et honnêteté.

Les citoyens pourraient donc demain ne plus voter pour les candidats tirés du chapeau des structures politiques existantes. Ils pourraient s’extraire du conditionnement médiatique les obligeant à prendre parti pour l’un(e) ou l’autre. Ils pourraient plutôt, en conscience, choisir le vote blanc. Le seul vote susceptible d’encourager le changement et l’amélioration de la Constitution. Majoritaire, celui-ci serait alors en capacité d’appliquer le salutaire électrochoc au cœur du système. C’est grâce à lui que de nouvelles idées et de nouveaux principes républicains pourraient voir le jour. C’est l’action éminemment civique et pacifique en mesure de faire bouger les lignes, qui renforcerait la démocratie et qui pourrait enfin donner naissance à l’union véritable des citoyens. En France et probablement après dans d’autres pays.

Conclusion :

Dans tous les pays, la dette est aux manettes. L’économie ne survit que par la création de monnaie virtuelle par les banques centrales. Les services publics se dégradent ou disparaissent au bénéfice de plateformes numériques et de structures marchandes qui fragilisent grandement l’humain et l’équilibre social. La Crise est installée au cœur des activités humaines.

En France, comme ailleurs, l’espoir d’une citoyenneté fondée sur la liberté, l’égalité, la fraternité, l’équité, la justice et l’universalité, dans la diversité des cultures, ne peut laisser perdurer une telle situation. Ce refus, du néolibéralisme et de sa gouvernance « élitiste » professionnellement exercée par une classe restreinte préoccupée par sa propre réélection, peut encore s’exprimer. Non pas par l’abstention, le vote nul ou le vote pour ou contre mais par le vote blanc ! Aussi, à chaque élection, cet espoir historique renait. Cette fois-ci, parce que le système électoral est réellement à bout de souffle et qu’il déçoit tant et plus, le vote blanc est l’opportunité d’un vote citoyen qui peut interpeller fortement et changer la donne.

Bien qu’il ne soit toujours pas intégré aux suffrages exprimés, il faut savoir qu’il est tout de même comptabilisé et communiqué séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats. Ainsi, si les plus de 45% d’abstentionnistes prenaient conscience de la puissance de leur droit de vote et votaient blanc, que de surcroit venaient  s’y rajouter les 5% de votes blancs habituels auxquels s’ajouteraient les 20 à 30% d’électeurs déçus des précédentes élections et des politiques menées, il serait tout à fait envisageable d’estimer un 70% (à minima !) de votes blancs. C’est tout à fait possible ! Que vaudrait alors une telle élection ?  Serait-elle légitime ? Cette majorité de votes blancs dénoncerait en tout cas la dégradation sociale généralisée et l’ineptie de l’actuelle pauvreté du choix politique. Ce serait là le refus en masse, par les urnes, de la déliquescence politique et de la fuite en avant.

Toutes les conditions sont donc réunies pour que survienne un tel évènement. Dès lors, si c’était le cas, les valeurs démocratiques seraient-elles respectées ? Des Assemblées Constituantes seraient-elles organisées à l’échelle des territoires afin d’accompagner le  renouveau démocratique, de revoir et d’améliorer en profondeur la Constitution ?

Il faut bien comprendre que si le vote blanc était majoritaire lors de cette élection, il aurait un réel pouvoir de révocation. A n’en pas douter, le pays continuerait de tourner car cela relève de la responsabilité de la fonction publique. Ce serait là un événement historique. La capacité symbolique de garantir la démocratie en ouvrant pacifiquement la voie à de nouvelles idées, de nouveaux principes républicains. Du bon sens et de la bienveillance pour une nouvelle Constitution.

La liberté de penser n’existe que lorsqu’on est libre de choisir. Choisir le vote blanc, c’est être libre de penser le meilleur pour la République. C’est se libérer des appareils politiques pour devenir acteur, actrice du changement. C’est renouveler l’espace politique pour retrouver une communauté de destin, pour l’union française, pour la planète, pour les générations futures. C’est affirmer son identité citoyenne en défendant cet inestimable principe : un vote égal une voix ! C’est résister à la dégradation généralisée en apportant plus d’espoir, de civisme et d’engagement à l’acte électoral. C’est rendre corps à la capacité collective citoyenne qui dans tous les cas est préférable à la médiatique « PRAF » (la Plus Rien A Foutre attitude) susceptible de grossir encore plus les rangs des abstentionnistes. La spirale infernale de la Crise et du « tout est fichu » est un point de vue. Le renouveau du système par le vote blanc en est donc un autre ! C’est la volonté « hors système » exprimée pour un nouveau « vivre ensemble » qui se conjugue avec les mots intelligence, sagesse, paix, respect, avenir et espérance. Combien d’électrices et d’électeurs seront capables d’aller jusqu’au bout de cette intention de vote ? D’assumer en conscience ce choix républicain, avant-gardiste, courageux, incorruptible, pacifique, porteur d’intelligence démocratique et d’espoir ?

« La droite a gagné les élections. La gauche a gagné les élections. Quand est-ce que ce sera la France qui gagnera les élections ?» (Coluche)

Élection présidentielle 2017…le temps de l’union ?

Vote blanc – Mode d’emploi

Jusqu’à maintenant, aucune loi organique (loi prévue par la Constitution) n’a été adoptée pour modifier les seuils électoraux permettant de se maintenir au second tour ou pour atteindre la majorité absolue. De fait, l’acte démocratique de voter blanc pour l’élection présidentielle n’est toujours pas reconnu dans le décompte des suffrages exprimés. Cependant, voter blanc, c’est tout de même affirmer la possibilité citoyenne et légale de faire entendre son insatisfaction à l’égard de l’offre politique pour appeler au renouvellement de celle-ci. Cet acte citoyen se distingue donc clairement de l’absence de vote (l’abstention) et du vote nul (irrégulier). En ces temps d’incertitude tant nationale qu’internationale, le vote blanc est plus que jamais doté d’une signification politique importante qui peut redonner souffle à l’espace public. Il ouvre la voie de la refondation de la vie politique républicaine pour retrouver une vie démocratique exemplaire. C’est l’acte essentiel en mesure de replacer les citoyens au cœur de l’action publique pour l’innovation politique !

Le bulletin n’est pas disponible dans les bureaux de vote. Il est à préparer soi-même. Il doit être un papier blanc recto-verso (grammage compris entre 60 et 80 grammes au mètre carré) et être découpé au format suivant : 105 x 148 mm avant d’être mis dans l’enveloppe.

Code électoral – Article R30

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070239&idArticle=LEGIARTI000006354476&dateTexte=&categorieLien=cid

 

 

« L’hymne du vote blanc »

 

Allons enfants de la Patrie

Le jour de gloire est arrivé!

Contre nous de la tyrannie

L’étendard du vote blanc est levé

L’étendard du vote blanc est levé

Entendez-vous dans tous les médias

Mugir ces féroces prédateurs?

Ils viennent jusque dans vos bras

Soumettre vos fils, vos compagnes!

 

Aux urnes, citoyens

Formez vos bataillons

Votons, votons!

Que le vote blanc

Renforce notre union!

 

 

Union Française Pour la Planète!

 

 

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