COP 21. Paris Climat 2015…Réfléchir, s’unir et agir !

Posté le 2 janvier 2015 · Commenter ·

COP 21. Paris Climat 2015…Réfléchir, s’unir et agir !

Au zénith de la « Croissance », la guerre ou…la paix !

Au seuil d’un changement climatique de grande ampleur nous arrivons inévitablement au terme d’une crise d’ordre politique, économique et écologique car nous avons aujourd’hui les preuves systématiquement répétées que l’utopie de l’expansion infinie repose sur l’inconsciente et effroyable négation des limites planétaires.

L’éradication des peuples indigènes et  la suppression implacable de la biodiversité ont été le mot d’ordre caché du culte de la « croissance ».

Au point culminant de cette « croissance » l’orient et l’occident s’affrontent aujourd’hui ouvertement pour l’appropriation et le contrôle des ressources naturelles. Des deux côtés, alliances et sanctions économiques, impression de milliards par les banques centrales, propagandes médiatiques, cyber-attaques, actions militaires sous fausses bannières annoncent l’hyper inflation et précipitent notre civilisation dans une crise globale car la demande des ressources fossiles ne cessant d’augmenter, la seule façon envisagée pour éviter la dévaluation des monnaies dollar-euro ou yuan-rouble reste la guerre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_nucl%C3%A9aireC’est pourquoi, sous la forme d’une « crise globale » catalysée par le changement climatique, nous assistons à la dislocation des préceptes économiques, politiques et religieux qui ont fait le monde d’hier, à la montée en puissance du techno-totalitarisme du monde d’aujourd’hui et conséquemment au laisser faire des élites hypnotisées par le chant des sirènes transhumanistes appelant à l’eugénisme.

Aussi, la recherche d’éthique planétaire est scrupuleusement étouffée par la société néolibérale qui a mondialisé habilement le croissancisme, le productivisme esclavagiste et le consumérisme d’addiction. Cette décomposition conduit tout droit au chaos politique, au choc démographique, à la confusion et à la mort de l’organisation « mondiale » actuelle.

Au même moment, des écosystèmes disparaissent et de nombreuses espèces animales et végétales communes sont menacées par un risque de disparition encore plus élevé.

Il n’est que de voir les cétacés et dauphins s’échouant en masse sur les plages.

Il n’est que de voir les morts massives d’animaux (les hécatombes d’oiseaux et de poissons en nette augmentation) qui, en dehors des prophéties eschatologiques, bénéficient souvent de nombreuses justifications rationnelles mais rares en fait (en dehors de la maladie ou des variations soudaines de température) sont les explications officielles.

En vérité, les menaces engendrées par le modèle de « croissance », telles que les pollutions, les perturbations causées par le bruit, la vitesse et le développement industriel portent continuellement atteinte à la vie sous toutes ses formes.

Le marché illégal du braconnage est lui aussi en constante inflation.

La liste n’est pas exhaustive et les atteintes violentes au genre humain (très largement banalisées par les médias) y tiennent quotidiennement la place la plus importante.

L’air du temps s’est fortement dégradé et ce constat est révélateur d’une biosphère de plus en plus impactée par l’accroissement irresponsable de l’exploitation pétrolière et gazière au travers de l’affrontement affiché de l’orient contre l’occident pour faire face au changement climatique. De fait, ce modèle violent et mortifère de « croissance » imposé dans tous les pays de la planète fabrique en continu pollutions, injustices sociales et guerres durables.

Malgré les échecs de Kyoto/Copenhague démontrant que les représentants des nations étaient incapables de s’accorder sur des qualités morales plurielles défendant la communauté de vie planétaire face au besoin énergétique et au changement annoncé du climat, le secrétaire général de l’ONU, a cependant organisé fin septembre 2014 à New York un sommet des chefs d’État visant à préparer la 20e conférence de l’ONU sur le climat. Ce projet ambitieux de nouveau pacte mondial pour préserver la planète (notre bien et espace commun) du dérèglement climatique s’est ensuite tenu au début du mois de décembre à Lima (Pérou). Près de 10.000 personnes (délégations nationales, ONG, scientifiques, experts) ont ainsi participé à cette rencontre dans la capitale péruvienne.

Toutefois, même si  l’enjeu climatique était à cette occasion en haut de l’agenda de nombreux pays, nous avons eu la sempiternelle démonstration que les institutions politiques n’offraient toujours pas des tables de négociations où l’on défende les valeurs à même de faire face au choc climatique ainsi qu’aux valeurs universelles de la raison.

En guise de parenthèse et à défaut d’avoir défini avec succès des trajectoires de réductions de gaz à effet de serre cohérentes et solidaires, les participants auront tout de même pu respirer gratuitement un bol d’air pur délivré par l’étrange « arbol » ce super-arbre électrique – support urbain de publicité - convertisseur de CO2 en oxygène ! Un incroyable symbole que cet « arbol »……

Le clivage entre pays du Nord et du Sud englués dans le choix des énergies fossiles persiste donc dangereusement ! Parce que le déséquilibre économique mondial stigmatise le refus de combler le fossé entre pays développés, en voie de développement ou émergents, la souffrance identitaire a une nouvelle fois éclaté au grand jour.

Elle est plus que jamais la première souffrance sociale actuelle.

Ainsi, les naufragés du développement n’ont toujours pas été compris. Ils ont été considérés comme les dommages collatéraux du bien, de la « croissance ».

Que n’eussent été présents des citoyens planétaires à la table des négociations !

Ils auraient donné priorité à ce sujet (tellement important) pour le solutionner, équitablement et justement. Ils auraient ébranlé la certitude qu’une « croissance » sans limites et sans retenue est non seulement dangereuse pour la vie sous toutes ses formes mais qu’elle ne peut plus décider pour l’humanité entière en imposant ses choix, ses lois et ses mœurs. Cette idéologie n’apporte que la misère et la guerre pour le plus grand nombre !

Pour faire face au changement climatique, l’ordre social planétaire qu’il fallait bâtir lors de ce sommet exigeait d’urgence que l’intelligence, le respect et le bon sens soient au service de l’union dans la diversité.

Après deux semaines de pourparlers (où les nations n’ont cessé de jouer égoïstement au jeu de la patate chaude) les discussions n’auront porté que sur le format possible des engagements, ou contributions nationales, que les pays devraient prendre courant 2015 pour réduire leurs émissions en vue d’un pacte multilatéral à la prochaine COP 21 “Conférence Mondiale sur le Climat” à Paris fin 2015. Voilà le résultat du rendez-vous de Lima, un fragile accord pour le plan d’action visant à limiter à 2° la hausse de la température de la planète….

Sans remettre en cause l’intégralité du système économique, était-ce bien raisonnable ?

Certes, la promesse d’un meilleur recensement des émissions de CO2 provenant des activités de production et de consommation de la communauté humaine planétaire devrait permettre une meilleure compréhension de leur impact sur l’environnement.  Mais cette nouvelle compréhension ne pourrait favoriser l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et de politiques efficaces pour survivre au changement climatique qu’à la seule et unique condition que toutes les populations du globe soient sur un même pied d’égalité !

Pour voir comment notre Terre va évoluer, l’écologonomie faciliterait grandement les approches prédictives par rapport au réchauffement climatique ou aux activités humaines.

D’ici la COP 21 (en novembre 2015) il va falloir faire les bons choix.

Après cette 21e conférence climat 2015 de Paris / COP 21 il faudra passer aux actes.

En attendant, des puits de pétrole et de gaz naturel abandonnés (depuis de nombreuses décennies) continuent de relâcher insidieusement dans l’atmosphère une partie importante des émissions non prises en compte de ce puissant gaz à effet de serre qu’est le méthane. Ceci s’ajoutant aux innombrables pollutions qui continuent, s’aggravent et condamnent notre Terre actuelle à ne devenir, pour les générations futures, qu’un « Monde perdu » ravagé par les maladies, la guerre et la mort.

Le pacte mondial pour lutter contre le changement climatique sera donc scellé dans moins d’un an à Paris…il doit absolument passer par la pratique de l’écologonomie pour encourager la juste mesure, la paix et le partage pacifique et équitable des ressources encore disponibles.

Le temps est venu de renverser la vapeur de ces années de « croissance » guerrière nourrie aux énergies fossiles et nucléaire. La diversité humaine est aujourd’hui autant en danger que la disparition des autres espèces animales ou végétales.

Le climat change et face à l’inconscience généralisée due au triste conformisme de la condition asservissante qu’incarne le producteur-consommateur conditionné à la guerre, à l’économie néolibérale et aux points de PIB, il faut réagir et s’unir.

Pour contrebalancer l’accélération de tous ces évènements mortifères.

Pour éviter le techno-totalitarisme et le chaos démographique.

Pour nous adapter à l’inéluctabilité du changement climatique.

Pour stopper la fuite en avant de l’idéologie destructrice de « croissance » et la remplacer en portant la nécessaire union planétaire dans l’espace public.

Pour mieux gérer et protéger la biosphère.

Pour la paix.

Nous avons encore un peu de temps.

Celui de  redonner corps et cohérence à la notion de limite dans nos façons de penser.

Celui de retrouver notre humanité, notre liberté et notre sagesse au sein d’une raison universelle résolument indépendante de l’argent, des religions et de toutes les organisations sectaires.

Celui de cesser de faire sa petite part dans son petit coin « associatif » pour au contraire sauter à pieds joints dans l’arène politique en utilisant les formidables instruments potentiels que seraient des Principes Fondamentaux et une Charte Planétaire.

Enfin, celui de redonner espoir à la fragile aventure humaine sur la Terre qui avec plus de 4 milliards d’années (ou plus précisément 4567 millions d’années) nous rappelle la fantastique démesure du temps pour l’échelle du citoyen planétaire en devenir.

Il nous faut en toute humilité l’accepter et le comprendre.

Ce temps de la réflexion est désormais compté !

Y.B.

 

(article publié le 31 décembre 2014 sur le site de l’Union Planétaire:  http://www.union-planetaire.org/2014/12/situation-planetaire-2014/)

Europe – élections européennes 2014

Posté le 20 mai 2014 · Commenter ·

Europe et climat !

Élections en Europe – 2014

Le résultat des élections européennes 2014 doit d’urgence faire émerger une action politique commune des États membres visant à faire face, sérieusement, au changement climatique !

En effet, le caractère exceptionnel du réchauffement climatique est sa vitesse. Sa rapidité à l’échéance de quelques décennies menace la biosphère dans son intégralité.

L’objectif est donc politique et l’Europe doit rester sur la ligne de front en engageant cette fois-ci tous les pays de la planète. L'ère planetaire

Une telle action ne serait pas anodine car son but serait global et non pas l’actuelle et insuffisante « indépendance énergétique » assurée à certains et refusée à d’autres.

Des citoyens européens de plus en plus nombreux demandent cet engagement politique. Ils veulent que le bon sens et la raison investissent de manière responsable, pacifique et équitable l’hémicycle du parlement européen pour mener définitivement une politique responsable sur le climat et l’énergie. Ils veulent une feuille de route claire pour réaliser la transition énergétique absolument nécessaire permettant, d’ici 2050, de réduire très fortement la consommation d’énergie fossile. 30 à 70% de réduction, voilà l’objectif à tenir pour arriver au niveau d’émission de gaz à effet de serre souhaitable !

Désormais, l’orientation politique européenne doit prendre ce chemin. Elle doit incarner l’innovation qu’est la pensée planétaire pour changer l’économie et la mettre au service du bon sens, d’une logique globale, juste, équilibrée, protectrice de la vie et durable.

Aujourd’hui, réduire la consommation d’énergie en Europe et sur toute la surface de la Terre est devenu prioritaire !

« La probabilité d’impacts graves étendus et irréversibles s’accroit avec l’intensification du réchauffement climatique » à avertit le GIEC. Sécheresse, inondations et érosion, diminution des ressources en eau, insécurité alimentaire, migration de populations, problèmes humanitaires et sanitaires, hausse de l’acidification de l’atmosphère et des océans et destruction des écosystèmes sont d’ici la fin du 21ème siècle, notre ligne d’horizon. Ceci nous entraine de manière accélérée vers l’extinction de nombreuses espèces terrestres et marines. Le tout dans un climat prévisible de violences, de pauvreté accrue et de chocs économiques à répétitions.

Alors, au regard d’un tel avertissement, le discours de la troïka européenne sur la croissance économique qu’il faudrait maintenir coûte que coûte semble un tantinet suranné ! Au contraire, il faudrait que les futurs parlementaires se retroussent les manches et se donnent la main pour fixer solidement le cadre international permettant de taxer le carbone afin d’investir efficacement dans les nouvelles technologies de transition énergétique. Attirer, capter et utiliser la richesse existante pour financer massivement cette transition tout en supprimant les inégalités sociales serait, à l’échelle européenne une véritable révolution !

Ce serait la belle démonstration que l’être humain, ce mammifère doué de la capacité d’entre-aide vis-à-vis de ses semblables, peut y parvenir. Cette entre-aide qu’il est aujourd’hui en devoir et mesure d’exercer est la base même du principe de décimation et de sélection des espèces. Il lui suffit de réveiller en lui cette capacité de survie.

Pour ce faire, les parlementaires auront à se libérer courageusement des contraintes financières imposées par le libéralisme mondialisé. Ne plus obéir aux lois et règles de l’argent roi est le cap à franchir. « Soyez résolu de ne plus servir et vous voilà libre » écrivait E. De La Boétie. Mesdames et messieurs les futurs députés il est encore temps !

De 1973 à nos jours, l’Europe a été confisquée par le libéralisme et asservie par le principe d’emprunts contre intérêts au réseau international des banques privées. Gaz et pétrole, les mamelles de l'argent ! (voltairenet.org)

Telle une tumeur cancéreuse, l’endettement s’est alors introduit au cœur des États pour atteindre le niveau catastrophique que l’on sait. Tournant sous la main des grands argentiers de la planète, la fontaine pétrolière et gazière a alors alimenté en continu l’économie mondiale tout en soutenant la croissance d’une dette artificiellement créée et fixée par des taux d’intérêts inacceptables.

Les conséquences pourtant visibles sur l’environnement et le climat ont été glissées sous le tapis et les discours d’intention n’ont absolument pas changés le modèle énergétique qui « pollue, empoisonne et accentue l’injustice sociale ». Les milliards ont donc valsés étouffant ainsi la prise de conscience relative à l’écologie politique naissante reportée pour le coup aux calendes grecques ! Ce système a asservit, empoisonné et épuisé progressivement les populations (pas seulement européennes) pour le plus grand profit d’une élite qui imposait une marge de manœuvre réduite et une rémunération de plus en plus contraignante au plus grand nombre !

Et durant tout ce temps, la Terre se craquèle, le CO2, le gaz de schiste et le méthane s’échappent, l’atmosphère se réchauffe, tandis que les poches se remplissent d’argent illusoire et de mort…

En 2014, l’humanité à l’occasion de reprendre son destin en main malgré l’hétérogénéité de la géographie des pays et des populations. Le temps est venu que l’entraide nécessaire des citoyens européens, ces futurs citoyens planétaires, devienne le projet commun d’universalité d’une société future apte à faire face le plus vite possible au dérèglement climatique.

L’Europe peut s’engager sur ce chemin et devenir, dans cette nuit libérale irresponsable, aveugle et barbare, le phare politique guidant les autres peuples de la Terre.

Un tel choix peut stopper l’effondrement de notre civilisation occidentale en lui donnant une nouvelle volonté, une nouvelle spiritualité réaliste et audacieuse. Force sera alors rendue au bon sens citoyen pour un retour à la raison et une adaptation rapide et coordonnée au changement climatique.

La situation est donc alarmante et le défi immense car seule la renégociation du traité européen (sous tutelle des lobbies) libérera les citoyens du joug d’une économie reposant essentiellement sur l’exploitation des énergies de stock (gaz, pétrole, charbon). La transition énergétique portée par des obligations environnementales devenues incontournables est à ce prix.

Cependant, le choix va être difficile à tenir car l’espoir d’une vie meilleure à dans les faits tragiquement reculé. Le processus actuel d’accélération de l’ouverture des marchés a exacerbé le patriotisme économique car l’espace monétaire européen demeure sous perfusion continue de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui y injecte de l’euro virtuel par milliards. Dans cette situation de crise systémique, la reprise invisible est tristement expérimentée par des citoyens qui constatent que leur niveau de vie ne cesse de baisser. L’échec est devenu flagrant et la décroissance subie happe dans son tourbillon les bonnes intentions tout en ravivant l’individualisme et l’injustice sociale.

A quoi cela sert-il alors pour l’électeur français de porter son regard sur le lointain lorsque le quotidien n’apporte que contraintes et déceptions quant aux standards de vie ?

Lorsque l’augmentation des prix du vrai panier de la ménagère, de l’énergie et la hausse du chômage révèlent des tensions géopolitiques croissantes dont la finalité porte la guerre dans des contrées éloignées pour l’accaparation de ressources naturelles qui ne cessent de se raréfier au fur et à mesure de leur exploitation ?

Lorsque le PIB, le fameux indicateur économique, ne mesure plus ce pourquoi la vie mérite d’être vécue par les citoyens mais accompagne cyniquement le déficit qui nourrit les fortunes placées en bourse ?

Lorsque la publication INSEE du 13 mai 2014 annonce une croissance nulle ?

Lorsqu’en France les cessations de paiement ont augmenté de 3,4% au premier trimestre 2014 ?

Lorsque des plans d’austérité « coordonnés » s’abattent un peu partout en Europe confirmant la crise de confiance citoyenne envers un espace économique en proie à la récession généralisée ?

Lorsque les populations européennes de la Grèce, d’Irlande, du Portugal et de l’Espagne sont, sans états d’âmes, mises à genoux ?

Lorsque l’impulsion publique et citoyenne pour préserver le bien commun semble illusoire ?

Mais justement, c’est parce que l’Europe actuelle n’est pas celle à laquelle une majorité de citoyens aspiraient qu’il faut réagir et se libérer de cette impression d’irrésistible fatalité, de cette soumission !

Les eurobéats (aux poches pleines) qui croient encore tout contrôler doivent désormais faire amende honorable et tenir compte de la grogne des eurosceptiques accentuée par la colère des europhobes.

Ces derniers dénoncent durement l’échec de la majorité des États membres. Ils les accusent de ne pas avoir mis en commun leurs richesses et potentialités. D’avoir favorisé la compétition en leur sein, ceci entrainant des hausses d’impôts, de TVA, de prix, alors que dans le même temps étaient appliquées des baisses de salaires, de retraites, d’aides sociales ainsi que de drastiques coupes budgétaires sur fond de plans de licenciements, de chômage renforcé et de croissance moribonde.

Par ailleurs, c’est aussi parce que l’identité européenne est, après près de 40 ans, sous la surveillance numérique continue des miradors bancaires du Marché et que les barbelés des classes sociales ont été déployés qu’il faut aussi réagir ! Le repli identitaire des populations du continent derrière les rideaux de fer des conservatismes et des religions serait dramatique ! Esperanto à l'école ! (source esperanto-sat.info)

À ce propos, pour redonner sens à l’identité politique européenne il suffit de faire tomber la barrière des langues en encourageant la pratique et l’identification à la langue commune européenne et universelle qu’est l’Espéranto. Avec l’Espéranto enseigné dans toutes les écoles primaires de l’Union Européenne, la révolution de la communication planétaire serait en marche.

Il ne resterait alors plus qu’à s’engager pas à pas et solidairement sur ce Chemin de l’Europe.

Il faut maintenant reprendre le destin européen en main et remettre le citoyen au cœur de l’action !

Il faut redonner dignité aux populations, un avenir acceptable aux jeunes et la force aux générations futures de vivre dans un environnement planétaire d’ores et déjà impacté par le changement climatique.

Le 25 mai 2014, une partie des 751 députés européens sera à élire. La procédure parlementaire existante aujourd’hui ne permet pas la transformation de la société et le développement d’une politique commune aboutissant à un tel projet. On ne peut cependant unifier que dans le partage de cette idée stratégique. Le nouveau Parlement devra donc prendre l’initiative et piloter la politique des 28 États membres via la nomination (sans tirage au sort !) du futur porte-parole du Conseil européen.

Tous ces gens sont issus d’un système démocratique électif ne comptabilisant toujours pas les suffrages exprimés par le vote blanc et dit représentatif. Sauront-ils exiger que l’union bancaire récemment crée cesse de servir une hypothétique croissance pour ne porter son attention que sur la cohésion et la solidarité sociale ? Sauront-ils imposer l’égalité fiscale ? Sauront-ils être unanimes dans la lutte à mener contre le changement climatique ? Sauront-ils être à la hauteur ?

« L’humanité est comparable à une famille qui consommerait toute les provisions, limitées, d’un garde-manger et jetterait les inévitables détritus dans une poubelle, en l’occurrence l’espace alentour » écrivait Nicholas Georgescu-Roegen qui portait la réflexion sur le principe de décroissance. Nous y sommes !

On peut filer la métaphore à l’échelle de l’Europe : une société responsable et consciente de ses excès ménage et protège son environnement.

Pour faire face au changement climatique, des décisions historiques doivent être prises.

Il nous faut penser simultanément écologie et économie en donnant prééminence si possible au logos, le bon sens ! L’écologonomie en somme. Et à l’échelle collective, une Europe promouvant l’écologonomie ne peut-être qu’exemplaire.

À ce titre, il n’y a plus d’obsolescence programmée, plus de « prime à la casse » pour relancer l’appétit d’ogre de la croissance, plus de gaspillage, plus de pollution, plus d’adoration aux valeurs illusoires de l’argent et du profit, plus de pauvreté, plus de guerres…

L’intelligence se focalise alors essentiellement sur la mutualisation de moyens de production propres, à taille humaine et au bilan carbone tendant vers le zéro afin de rejeter le moins possible de CO2 dans l’atmosphère. co2_cloud_istock

L’Europe peut y parvenir, elle doit devenir le fer de lance de l’écologonomie. Elle doit mettre en place une organisation de vie pour une société communautaire qui aura compris que face au changement climatique, l’exploitation et la consommation démesurée de toutes les énergies fossiles possibles nous précipitent vers l’abîme.

Le désir de croissance infinie n’est plus possible car cette expansion animée par la pulsion de mort précipite la vie et sa durée dans la collision.

On ne peut sortir de la crise et rétablir confiance et espérance qu’en empruntant une voie nouvelle. C’est cela le Chemin de l’Europe.

Ce chemin ne doit pas mener à l’enfer climatique, il doit prendre la direction de l’espoir et la volonté d’union planétaire future de tous les citoyens !

Le temps est venu de refonder une démocratie vivante et participative… il faut choisir !

Y.B.

Après les élections de 2012…

Posté le 16 août 2012 · 2 Commentaires ·

Voici la fin de l’été.

Le troisième trimestre 2012 va bientôt s’achever et la tambouille de la dette publique dépassera les 1 835 milliards soit : 1 835 000 000 000 €.  Ceci représente, à la louche, une dette publique par habitant de 29 800 €.

Cette dette automatique depuis le dernier choc pétrolier est le fruit d’années dites de croissance ! Cette croissance est depuis 1973 fixée mécaniquement par l’emprunt d’argent des gouvernements successifs aux banques privées et ce contre intérêts. Le déficit cumulé, dont on peut observer l’évolution en temps réel ici, ne cesse donc de croître et devrait atteindre les 90% du PIB cette année.

Sous les ordres et le contrôle attentif d’une poignée de créanciers masqués (les pétro-oligarchies et pétro-dictatures) les marionnettistes politico-financiers de l’endettement programmé continuent de tirer cyniquement  les ficelles de la crise systémique financière sur des populations «cibles».  Dramatiquement affaiblies, les valeurs sociales du fédéralisme européen s’effondrent. Pourtant, les populations des pays membres espéraient partout l’harmonisation des niveaux de vie ainsi qu’une sécurité sociale universelle, égale et équitable. L’éducation devait être accessible et gratuite. Sans oublier l’assurance d’une retraite méritée, digne et décente qui aurait dû être identique en âge et en allocation pour tous.

C’était hier et l’espoir s’est transformé en désespoir. On a fait croire aux citoyens des pays européens qu’ils incarnaient les valeurs du monde de demain. Que leur union grâce à la monnaie unique €uro conduirait au « nouvel âge d’or » ! En fait, cette union a débouché sur la souffrance, l’humiliation, l’injustice, l’indignation, la résignation et la misère. Quarante années ont suffit !

Aujourd’hui, les vagues répétées de la tempête économique déferlent violemment sur l’Europe et bientôt sur la France. Avec un peu de recul l’on réalise qu’avoir instauré une « règle d’or » planifiant l’austérité pour « sauver l’€uro » n’à fait que renforcer la tempête. De surcroît, sauver l’€uro par la planche à billet de la Banque Centrale Européenne s’avère vain face au mécanisme destructeur de l’endettement contre intérêt.

Tel le tonneau des Danaïdes la BCE verse à fond perdu des banques et États européens des milliards de lingots de papier qui s’envolent et s’éparpillent en induisant des réévaluations à la hausse des prix qui entrainent automatiquement une volatilité continue et historique des cours des matières premières. Il n’y a plus aucune perspective d’amélioration de la situation car cet endettement démesuré conduit systématiquement et directement à la cessation de paiement ou à la guerre.

Serait-ce là le but ?

En attendant, l’€uro est devenu (comme prévu) l’Objet Politique Non Identifié agissant comme fusible économique européen d’un dollar aux mains des oligarchies pétrolières.

Il n’y a désormais plus rien à espérer de ce système englué, occulte, corrompu, clientéliste et irrationnel qui depuis 1973 a vampirisé et finalement  littéralement siphonné l’énergie citoyenne européenne. Ce choix politique totalitaire imposé aux États par une oligarchie ploutocrate visait l’accaparation et le monopole de la ressource pétrolière afin de maintenir son emprise sur l’économie mondiale. Cet objectif est aujourd’hui quasiment atteint et la conséquence c’est qu’une proportion grandissante de la population terrestre s’appauvrit. Dans de nombreux pays, un nombre considérable de citoyens deviennent impuissants et ruinés. Fatalistes, ils se soumettent et n’ont plus la capacité de résister, de réfléchir ou d’anticiper un futur bousculant l’ordre des choses. Ils n’ont plus la capacité de défaire et refaire ce réel sordide et tardent à s’unir véritablement sur des valeurs autres que matérielles. Nous sommes prisonniers de nous-mêmes, de nos lois et des règles d’argent qui dominent. Nous n’appréhendons plus l’incommensurabilité de l’évènement historique que nous vivons. Prisonniers de la croissance, de la compétition, du surdéveloppement et du bétonnage effréné, nous  ne relevons plus la tête. Nous ne nous donnons plus la main pour partager la part d’humanité, de proche, chez l’autre. Dans ce contexte de crise économique sévère et violente nous sommes conduits  petit à petit à un état de survie au quotidien. Pour nombre d’entre nous cette survie entraine aujourd’hui un sentiment de lassitude, de fatalisme ou d’inacceptable apathie politique. Aussi, malgré la traditionnelle récréation citoyenne des élections présidentielles et législatives françaises, il n’y a pas eu de souffle nouveau ni de regain d’espoir. Tout était sous contrôle, ficelé. Les pseudos spécialistes recouverts de l’oripeau de la connaissance, la peau d’âne, tous ces observateurs et scientifiques des sciences politiques à la botte du système (les seuls en fait à avoir un accès facile aux médias d’information) n’ont favorisé aucunement de nouveaux débats, de nouvelles idées. Sous l’influence médiatique des  leaders d’opinion et des sondages, les élections se sont  comme toujours déroulées sans surprises, sans incidents, rapidement  et conformément aux attentes institutionnelles.  L’engagement révolutionnaire pour la planète proposant une Charte Planétaire et des Principes Fondamentaux reste encore dans les oubliettes. Pourtant, tout un chacun devrait pouvoir connaitre une telle proposition et porter fièrement une telle ambition. La France, fille des Lumières serait le terreau idéal pour faire rayonner la pensée planétaire, le planétarisme.  Cette pensée est malheureusement encore bâillonnée par l’idéologie dominante qui traite systématiquement de réactionnaire, d’idéaliste ou d’utopiste tout esprit critique appelant à l’union planétaire des citoyens.  Une telle union favoriserait pourtant l’intelligence des échanges, la lenteur, la transparence de l’argent, une démocratie retrouvée,  la décroissance de tous ces profits destructeurs de ressources vitales, la paix et la préservation de la Nature. Ce serait une ère nouvelle qui garantirait l’avenir des générations futures au sein d’une biosphère protégée et gérée sagement, humblement, intelligemment, efficacement. L’envol de la citoyenneté planétaire serait alors le ferment de la liberté pour défragmenter la Terre, la pacifier afin de revitaliser le réel et reconquérir notre futur.

Malheureusement, le tabassage répété des messages politiques (habilement sélectionnés et diffusés) sur la masse des spectateurs étourdis par leur vitesse et abrutie par leur superficialité à fait exactement le contraire !  La sempiternelle dualité droite/gauche et la liste de questions fermées imposées aux futurs électeurs ont comme d’habitude influé sur les votes et conditionné la hiérarchie à court-terme des enjeux.

Le problème, c’est que ces enjeux se déclinent aujourd’hui non plus à l’échelle d’une nation mais à l’échelle de la planète. L’occasion des élections permettait de tout remettre sur la table pour envisager collectivement, justement, fermement et pacifiquement l’avenir. Un avenir qui regarde  tous les citoyens, à commencer par les français. Il s’agissait de montrer à l’opinion que l’union européenne à 27 était fracturée. Que l’unité visée après la deuxième guerre mondiale avait été falsifiée et durablement  compromise par la mise en place d’une monnaie unique dépendant du dollar. Une union citoyenne devenue  impossible car il n’y pas eu l’adoption tellement nécessaire de la langue internationale commune et universelle Espéranto. Pourtant cette langue existait déjà. Celle-ci aurait fait tomber la barrière des langues ainsi que les tensions engendrées par le rapprochement des peuples européens. Elle aurait de surcroît grandement facilité la généralisation de l’égalité, de l’équité ainsi que la mutualisation de la justice sociale des pays membres.

Au lieu de cela, l’ €urocroissance était dans toutes les bouches des ténors et rhéteurs politiques. Et ces gens-là ne juraient que par elle.  Ils brandissent aujourd’hui de manière grandiloquente une « règle d’or » vendue sur plateau d’argent par des accords bancaires vermoulus et troués. Ce faisant, ils reportent sine die les réformes à adopter car il est plus facile de donner un petit coup de règle d’or (la baguette magique) sur le chapeau étoilé de la Banque Centrale Européenne pour en sortir des milliards “en veux-tu en voilà” ! Malheureusement, verser des aides financières dans des jarres percées ne fait que retarder l’échéance. La solution est ridicule.

Depuis, au pic culminant de la dette d’une zone €uro tenaillée par les pétro-créanciers, alors que la moyenne des dettes des États se chiffre désormais en centaines de milliards d’€uros, la dette française continue de s’alourdir mécaniquement. Abracadabra les pauvres petites banques nationales vont (youpee !) bénéficier de l’opportune occasion de racheter de la dette pas chère, une véritable affaire !

Le laisser faire de cette soumission à la tyrannie de l’argent (pdf Discours de la servitude volontaire Étienne de la Boétie à lire ou télécharger ici) à encore gagné. Le gros des troupes électorales n’a toujours pas compris les enjeux et a regardé comme d’habitude sans réagir.

Inconnue dans le paysage électoral d’une France devenue impuissante et ruinée,  l’UFPP n’a pas encore été entendue. Elle n’a pût lancer son invitation à la pensée planétaire, véritable libre pensée de la raison émancipatrice pour le bon sens retrouvé, à savoir : l’union planétaire de tous les citoyens de la Terre.

Une fois de plus, il n’y a toujours pas eu de discussions savantes au sein des groupes citoyens (familles, amis, municipalités, territoires, travail) mais plutôt des discussions légères relatives à l’isolement ainsi qu’à l’accentuation de la division économique et sociale.

Délégation de compétence à donc été faite aux personnes qui semblaient les plus intéressées en politique !  L’électeur a été une fois de plus et avant tout un consommateur. Son appartenance aux groupes sociaux a encore conditionné son vote où l’identification partisane (droite/gauche) à désespérément souligné sa faible capacité politique cognitive. Finalement, il a voté pour ou contre. Rationalité et raison ont été absentes, le repli sur soi a prévalu. Encore une fois, les nouveaux élus (grassement rémunérés pour leur obéissance au système) ont obtenus une énième carte blanche pour poursuivre la politique désastreuse de financement de projets structurants contre intérêts payés aux banques privées. Les dites banques étant elles-mêmes plus que jamais aux ordres des créditeurs susmentionnés. Le pouvoir, l’égo démesuré, la cupidité et l’argent ont fait comme à l’accoutumée bon ménage.

Ainsi, pour le bon déroulement des opérations iI s’agissait, durant cette récréation électorale, d’annihiler toutes revendications non conformes au maintien du système.  On a donc amusé la galerie en continuant à faire rire le parterre et en bafouant sans vergogne les principes moraux. C’était facile car le goût du public asservi aux écrans inclinait vers le spectacle, le fric, ses jeux, la compétition et la souffrance d’autrui. L’assouvissement des plaisirs consuméristes immédiats et égoïstes ont été favorisés, la compétition sportive et la violence en images réelles ou fictives qui attirent et hypnotisent ont été abondamment diffusées.  Dès lors, le commun des mortels connecté et soumis par habitude aux écrans des téléviseurs, consoles, i-téléphones, tablettes numériques ou ordinateurs n’a éprouvé aucune curiosité pour ce qui se passait en dehors de chez-lui, (son village, sa ville, sa région, son pays et par extrapolation la Terre, son environnement, ses  territoires et la vie de ses habitants…).

Fortement limité par cet horizon technologique qui capte, isole et formate continuellement l’opinion publique, le point de vue porté sur les évènements et l’histoire collective à été de facto éphémère et superficiel. Le zapping et la vitesse d’accès à l’information prédigérée à renforcé l’hypnose générale. Le manque de volonté à s’extirper du piège tendu à révélé un désolant état de bêtise, d’ignorance, de peur de l’autre et du lendemain.  L’envie de choses faciles, l’irresponsabilité, la déliquescence des meurs, la méchanceté, la bêtise, l’obscurantisme et les dépravations ont prévalus.

C’était trop facile, les vendeurs de temps de cerveau disponible n’ont eu qu’à  profiter de la situation  pour  amplifier l’avalanche quotidienne de faits divers, de publicités, de jeux d’argent, de matchs sportifs, de séries télévisées et films insipides où luxe, violence et lucre se mêlent pour le plus grand plaisir du spectateur. Les émissions à scandales façon téléréalité, les séquences et reportages sur les guerres en cours sont devenues incidemment de plus en plus nombreuses. En somme,  violence et ignominie sont devenues la norme.

Depuis quelques années déjà la tendance se précisait. Mais depuis les élections, le point de non-retour a été atteint.

De surcroit, les valeurs qui faisaient hier le triomphe de la République ne sont plus. Les fondamentaux de la nation que sont l’école, le logement, la justice, l’hôpital, la protection publique et sociale, le sens civique, la culture gratuite, les traditions, la solidarité intergénérationnelle, la Poste et les télécommunications, les transports, l’énergie et la défense sont définitivement menacées.

Les structures publiques continuent d’être démantelées pour être privatisées par la  puissance néfaste de l’argent que pilote la dictature néolibérale.  Et le despotisme de cette doctrine néolibérale sur l’espace et le bien public se poursuit. Elle impose le profit à tous prix, l’endettement, les licenciements, le productivisme débridé, les délocalisations, le fast-food, la vitesse, la compétition, les monopoles, la publicité…le tout dans une spirale de croissance débridée et aveugle vampirisant  les ressources naturelles. Menaçante, cette tendance lourde de conséquences  annonce la barbarie et l’élimination du plus grand nombre.

Gardons en mémoire la célèbre anaphore de monsieur François Hollande à l’adresse de son rival, le Président sortant  monsieur Nicolas Sarkozy, lors du débat télévisé du mercredi  2 mai 2012.

Mais en vérité, le temps est aussi venu de dire que cela suffit !

Cela suffit de pousser la chansonnette.

Cela suffit d’aduler et d’admirer tout ce qui brille.

Cela suffit de pondre des bouquins ou articles de presse contre des rémunérations mirobolantes. Les droits d’auteur excessifs enlisent les citoyens et l’opinion publique dans le nihilisme, dans l’égo, la consommation, le formatage, le désir de s’enrichir bref, dans un nombrilisme sans fond…

Cela suffit de privatiser la pensée. Elle doit retrouver sa liberté et rester gratuite.

Cela suffit de râler, rouspéter, grogner, s’insurger, s’indigner, condamner ou pourfendre au travers d’un système qui de toute façon contrôle directement par la récompense les écrits, interviews, films ou chansons.

Au contraire, l’expression des idées, des sentiments ou inventions individuelles et collectives doit être civique et désintéressée. On favoriserait alors le dialogue constructif, libre, partagé, gratuit, volontaire et citoyen. Cela permettrait la véritable union sociale en redonnant force et honneur aux valeurs universelles ainsi qu’aux droits et devoir de la politique …telle qu’elle devrait être !

Alors, développer la pensée planétaire, la faire connaitre et la partager est désormais un devoir citoyen, humain, pacifique et gratuit. Son rayonnement doit se faire sans entraves. Tous les opérateurs d’outils de communication et de transmission du savoir devraient, s’ils étaient responsables, s’en emparer.  Le planétarisme est bien réel. Il n’est pas et ne sera jamais tributaire des stratégies de contrôles, formatages et planifications des mass-médias. C’est une libre pensée qui se répand dans le monde et qui se situe en dehors et au-dessus du savoir imposé par le bon vouloir d’une pseudo élite qui n’octroie la permission d’échanger ou de débattre qu’avec les interlocuteurs du sérail que l’on a choisi pour vous. Cette pensée révolutionnaire est portée par un idéal de valeurs relevant de l’universalisme. Elle constitue en fin de compte la seule parade à la destruction de la biosphère, afin de préserver la part essentielle du génie humain : la diversité et la protection de la vie sur Terre.

Que vous ouvriez votre radio, votre téléviseur, tablette, ordinateur, journal, vous ne devez plus croire les paroles de tous ces gens judicieusement placés pour que vous vous mainteniez à votre place sans discuter.  Ils sont là pour canaliser l’opinion et ce sont toujours les mêmes qui sont, comme par hasard, mis sur le devant de la scène. Comprenez, il faut que rien ne vienne remplacer les principes de représentativité et d’expression de l’autorité. Il faut surtout que rien ne change !

C’est pourquoi, dans notre France impuissante et quasiment ruinée,  les stars du journalisme, les écrivains médiatisés, les artistes du show-biz, les apparatchiks des partis, les membres d’organisations d’initiés (qui ont infiltré toutes les structures publiques et privées) ainsi que les représentants des différentes églises participent sans vergogne à la destruction de l’unité républicaine.  Pour la plupart, ces personnes relèvent de sectes qui ne sont pourtant pas considérées comme telles parce qu’elles sont estimées satisfaire le plus grand nombre. Aidées en cela par les pontes de la finance et les primés des sciences conventionnelles, elles sont plus que jamais accrochées aux commandes et tirent les ficelles des marionnettes que nous sommes, nous les simples citoyens.

Ainsi, jour après jour, ce système porte de plus en plus atteinte (directement ou indirectement) à l’intégrité physique ou morale de nombre d’entre nous. Il divise et isole les citoyens en ruinant l’espoir républicain pour une meilleure société.

Et ce, même si face à leurs écrans, la larme à l’œil et le poing levé, des  blogueurs, twitteurs et autres facebookeurs  résistent encore en rêvant un jour de révolutionner le monde ! De toutes façons, il s’avère que l’activisme numérique reste  inefficace pour changer la société tant qu’il ne soutient pas une pensée politique nouvelle. Tous ces gens ont donc beau lancer des discussions sur internet ou lancer des pétitions, celles-ci restent lettres mortes. Ils s’épuisent alors puis abandonnent car la communication numérique est définitivement sous la surveillance et la coupe de cyber-activistes financés par la « soft power » d’une politique conventionnelle aux ordres. A ce sujet, il suffit de voir les évènements récents de la scène internationale. Partout, des mouvements de contestations populaires sont accompagnés puis noyautés pour être finalement démantelés. Cela  démontre clairement l’efficacité de ce pouvoir redoutable qui canalise et manipule les opinions publiques tout en annihilant l’esprit critique.

Nous assistons là au triomphe de l’information privatisée, manipulée, centralisée et connectée au World Wilde Web.

Voilà notre époque épique !

Alors, dites-moi :

-          Qui à encore besoin de justice, d’égalité et d’équité?

-          Qui à encore besoin de paix, de fraternité et de liberté ?

-          Qui à encore besoin de Nature, d’eau et d’air pur ?

-          Qui à encore besoin de temps libre pour se cultiver et jouir de la vie avec ses semblables ?

-          Qui lutte encore contre la domination de la classe riche qui impose la servitude à tous les autres citoyens ?

-          Qui  veut rendre réellement le pouvoir à l’imagination politique pour qu’enfin s’ouvre le champ des possibles et du renouveau ?

A vrai dire, j’ai le sentiment qu’il n’y a vraiment plus grand monde car une majorité d’entre nous  vénère encore et toujours l’argent, une aliénation quasi religieuse qui croit proportionnellement avec la décroissance du bon sens. De fait, même si de plus en plus de citoyens ont du mal à s’identifier au modèle marchand et logiquement s’indignent, la frustration qu’ils expriment reste désespérément dans les clous. Ils ne souhaitent toujours pas  établir collectivement une véritable action politique (telle que pourrait la mener l’ UFPP ) dont l’objectif prioritaire serait une vaste prospective citoyenne recensant les aspirations de la population afin de donner l’ orientation unificatrice à la société française.

Hermétiques à l’ union planétaire, la classe politique dans son ensemble et tous bords confondus, ainsi que la majorité des adhérents aux associations (bien entendu apolitiques) caritatives et à la multitude d’ONG (qui se donnent une bonne conscience humaniste en flattant les pouvoirs en place sans changer d’un iota le système )…tous ces gens étaient donc aux abonnés absents pour les élections 2012.

Tous ces élus, encartés ou abonnés étaient tous campés sur leurs positions et n’ont pas été ces graines de mauvaises herbes qui auraient pu pousser dans les interstices de nos sociétés bétonnées, énergivores, chronophage et esclavagistes ! Résultat, l’abstention aux élections à augmenté et la dislocation du lien social se poursuit…

Depuis, la gouvernance européenne et mondiale poursuit impunément et sans entrave l’entreprise géopolitique de destruction de la planète jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de ressources…du moins pour le plus grand nombre !

C’est ainsi que l’aboutissement de l’histoire humaine en une union planétaire rassemblant des citoyens honnêtes, altruistes, vaillants, généreux et pacifistes n’est aujourd’hui plus soutenu que par quelques doux rêveurs jugés et classés comme utopistes.

Mais si réellement l’utopie d’aujourd’hui peut-être la réalité de demain alors il y a encore de l’espoir.

Un espoir qui semble ridicule dans ce monde bouleversé par les effets d’un changement climatique irréversible, par la guerre pour le pétrole et l’accaparation des ressources ainsi que par la croissance des inégalités et coercitions sociales. Mais un espoir tout de même.

C’est pourquoi, aux prochaines élections, il faut que la France puisse enfin renouer avec la souveraineté individuelle et collective qu’elle est supposée incarner. En digne fille des Lumières, tout lui sera alors possible.

Au concert des nations elle portera alors haut et fort la grandeur et la beauté de l’idéal planétaire.

Elle devra se faire entendre et se faire respecter pour imposer énergiquement un référendum planétaire proposant l’union de tous les peuples et la paix. Ce mouvement fort, international, solidaire, pacifique, populaire, porteur d’émancipation sera alors capable de s’opposer définitivement aux inégalités sociales et à la destruction de la biosphère.

Puissant catalyseur de l’union citoyenne planétaire elle bousculera l’ordre mondial en fédérant durablement les populations de la Terre pour une paix et un bien vivre universels …

Ceci dit, avant de pouvoir protéger le bien commun de l’humanité et de devenir des citoyens planétaires sages et responsables il nous faut revenir à la réalité et retrouver notre statut de citoyen français de l’année 2012.

Alors, en sachant garder un regard lucide sur notre environnement quotidien, on se souviendra par exemple de  l’ultra-médiatique-business -compétition de tennis de Rolland Garros !

A l’occasion, on se souviendra aussi des élections législatives des 10 et 17 juin 2012 de notre 5ème République: 42,9% des 46 millions des électeurs n’auront pas voté au 1er tour parce que désabusés à l’avance des futurs jeux d’alliance des professionnels de la politique hexagonale. Puis dans la foulée  43,71% au 2ème tour. De cette odieuse campagne publicitaire pour que les 577 nouveaux députés puissent bénéficier de l’intouchable et opaque indemnité représentative. Des 1,70€ de recettes par bulletin de vote bénéficiant aux partis politiques qu’ils représentaient. Pour mémoire, l’enjeu était une enveloppe annuelle de 75 millions d’ €uros pour financer le paysage politique de l’hémicycle.  Une paille !

On se souviendra par ailleurs de l’affligeant « €uro 2012 de football » permettant alors au plus grand nombre, lobotomisé, de s’échapper !

Et l’on se souviendra des vacances d’été émaillées de médailles obtenues sur l’écran plat et scintillant des jeux olympiques Londoniens.

Pendant ce temps, on oubliera que 97% des directives européennes sont toujours votées conjointement par les partis politiques traditionnels (sous lobbying continu de groupes d’intérêts particuliers) et qu’ainsi les souverainetés populaires sont plus que jamais offertes aux “banksters” du Marché !

On oubliera la pauvreté qui ne cesse d’augmenter en passant sous la honteuse toise de centaines et centaines milliards d’aides financières (tirés du chapeau de la Banque Centrale Européenne) versées aux banques au titre de la crise systémique financière! Eh oui, une fois de plus « L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres. » (Coluche)

On oubliera le rapport sur l’avenir de l’environnement mondial alertant que les seuils critiques sont atteints  voire dépassés. Que l’effondrement planétaire irréversible est imminent !

On oubliera bien sûr le catastrophique diagnostic planétaire publié par l’ONU le mercredi  7 juin 2012 !

Pdf à télécharger ici

Ainsi que le pathétique sommet de la Terre Rio+20 malgré l’ Appel au sursaut planétaire du nouveau Président de la République François Hollande.  Discours à lire ici.

Pour finir, on oubliera nonobstant que le 21ème siècle sera celui des catastrophes naturelles et de la barbarie qui vient si l’on ne fait rien…

Pour ma part je n’oublie pas et préfère imaginer, dessiner et partager les fondements d’une nouvelle société.

Du reste, il résonne entre les murs de notre immuable Élysée quelques paroles de Présidents… nous devrions les écouter un peu plus attentivement:

“Pour moi, une chose est claire et la route est tracée: dénoncer le pouvoir terrifiant de l’argent, et le danger des oligarchies financières”

Gaston Domergue_23 septembre 1894

“Il est dans la destinée de la France d’ébranler le monde lorsqu’elle se remue, de le calmer lorsqu’elle se modère. Aussi l’Europe nous rend-elle responsable de son repos ou de son agitation. Cette responsabilité nous impose de grands devoirs: elle domine notre situation.”

Louis-Napoléon Bonaparte_message du Président à l’Assemblée législative_7 juin 1849

Voulez-vous être les artisans français d’un 21ème siècle d’union citoyenne et de paix pour la planète?

Si vous avez encore du cœur et de l’espoir à partager, l’ Union Française Pour la Planète vous attend !

Yvan Burtin

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