Voter !
Voter !
Voilà une question d’importance!
De surcroit, dans le débat qui s’ouvre sur le vote des étrangers (et qui réactive le sempiternel clivage droite/gauche), voici l’opportune occasion de promouvoir le vote blanc, de le valider et de saisir l’occasion de remettre aussi en question l’introduction autoritaire des machines à voter électroniques potentiellement suspectées de falsifications ainsi que de manipulations des résultats électoraux ! 
Ces sujets de bon sens sont tout aussi importants. S’ils étaient portés par la voie fraternelle du référendum populaire, les citoyens participeraient immanquablement et massivement aux futures élections républicaines (présidentielles, législatives, municipales, territoriales). Les tenants des mandats actuels apporteraient ainsi la preuve irréfutable que l’esprit de justice, de raison et de désintérêt habite encore les élus de la République !
N’oublions donc pas qu’originellement le droit de vote et les outils mis en place pour élire les responsables politiques constituent le socle de la république et de ses institutions.
A l’heure de la dislocation économique de l’Europe prise en étau dans les enjeux internationaux d’appropriation des ressources et richesses du globe terrestre, le droit de vote des étrangers non communautaires s’avère un droit élémentaire et légitime d’intégration au territoire. Il est la possibilité offerte à tout citoyen, quelque soit sont origine, d’affirmer sa volonté de paix, de partage, de respect de la langue pratiquée ainsi que des us et coutumes locaux et de faire reconnaitre sa place au sein de la population. Lorsqu’on habite un endroit, il faut donc pouvoir participer solidairement à la vie locale en votant. C’est ainsi que l’on investi volontairement, dignement et avec honneur l’espace public. Cependant, jusqu’à présent chaque citoyen, en tout temps et en tout lieux, à éprouvé un jour ou l’autre le désagréable sentiment d’être un étranger aux yeux des autres. Le temps ne serait-il pas venu qu’enfin les choses changent ?
Après tout, la planète est une et indivisible, n’est-ce-pas ? Pourquoi alors n’en serait-il pas de même pour ses habitants ? Quelque soit la latitude où ils vivent ?
Ce n’est que si l’on se décide aujourd’hui à accepter sans discriminations et sans racisme tous les habitants d’un espace commun que l’on pourra construire l’union, la véritable Union. Celle de tous les peuples d’Europe, celle de tous les peuples de la Terre. Une Union d’abord bâtie sur l’harmonie sociale, l’égalité des droits, l’équité, l’enseignement et la pratique généralisée de la langue universelle et seulement après avec une monnaie commune.
Ce ne serait pas bien compliqué à mettre en œuvre mais cela s’oppose évidemment à l’entre-soi social de certains nantis qui (en règle générale) rejettent farouchement les nouveaux venus et le principe de solidarité. La cause de cette peur de l’étranger est historique. En effet, depuis que l’humain s’est organisé en espaces marchands, l’aisance et la sécurité acquises ont toujours alimenté le rejet de l’autre, l’étranger. Ce manque d’enthousiasme ou de refus de partager équitablement l’espace commun souligne précisément la perte de nos racines qui nous lient à nos semblables et l’oubli de nos origines, c’est-à-dire l’existence humaine avant la venue de l’argent !
Ainsi, alimenté par l’imaginaire d’abondance et de prospérité, l’optimisme béat du mensonge de la croissance et de l’enrichissement conditionne de facto le droit de vote des étrangers.
Ce faisant, il détruit la valeur en humanité et nous précipite dans la régression sociale.
Avoir mis les valeurs d’argent avant les valeurs humaines du « vivre ensemble » était une erreur qui caractérise l’enjeu majeur de la crise que traverse notre société. Et à l’heure ou l’union européenne est attaquée de toutes parts, l’on ne peut que constater l’écart grandissant des partis politiques traditionnels avec les populations qu’ils sont censés représenter.
Face à cette situation catastrophique, la capacité d’élaboration programmatique idéologique et de création de la pensée politique a touché le fond. Enlisés dans des structures dites de représentativité qui les rémunèrent largement et les protègent institutionnellement de la vindicte populaire, les tribuns et élus accompagnent, impuissants, un déclin qui semble inéluctable.
En fait, la réalité politique c’est que la « Droite » et la « Gauche » sont les deux faces d’une même pièce de monnaie que les uns et les autres essaient de garder dans la poche.
A tour de rôle, au gré des élections et des promesses non tenues ils tricotent puis détricotent l’habit social. La société continue donc de se disloquer, l’économie s’effondre sous le poids de règles iniques, asservissantes et injustes, les inégalités se creusent dramatiquement (enquête INSEE parue le 24 novembre 2011) les forces de l’ordre supposées défendre les droits des citoyens répriment de plus en plus violemment les manifestants et nos institutions paraissent continuellement incapables de remettre du bon sens en toutes choses et en tous lieux !
C’est pourquoi il est plus que jamais temps d’aborder le problème sous l’angle d’une pensée politique nouvelle réfutant la société marchande et condamnant l’impact désastreux de celle-ci sur le fonctionnement même de l’État, sur la perte de repères et sur l’injustice sociale. Les chocs répétés sur la stabilité, les ressources, les approvisionnements et intérêts économiques de la France (et des autres nations) sont patents. Le Marché est le cancer qui ronge les économies nationales (et pas seulement ceux de la zone euro), il gangrène et tue les rapports humains.
Toutes les difficultés et dommages actuellement éprouvés sont directement liés à la consommation débridée, dérégulée ainsi qu’au dogme de la sacro-sainte croissance !
Ceci dit, l’union citoyenne pour le bon sens retrouvé est toujours possible.
La proposition politique de l’Union Française Pour la Planète, adoptée par le plus grand nombre, pourrait être en mesure de contrer la certitude erronée qui malheureusement perdure dans la pensée dominante et vieillissante des dirigeants actuels qui proclament que le Marché est auto-équilibrant et optimal.
Manifester son indignation dans la rue est désormais inutile !
Au lieu de cela, dans cette période de mutation accélérée, il faut adhérer, soutenir et participer à la nouvelle politique que propose l’UFPP. Il est maintenant devenu une impérieuse nécessité de recréer le lien social indispensable à la garantie de la paix pour l’avenir acceptable des générations futures. Avec des citoyens planétaires à la tête de nos institutions, il suffirait alors dans un esprit retrouvé de solidarité et d’équité d’ajuster les dépenses et les revenus au sein de la société.
Pour cela, plutôt que d’écouter les sirènes des tenants du protectionnisme et de la compétition économique, le bons sens conduirait à procéder véritablement à la dévaluation interne de l’économie nationale pour répondre à la nécessité de protection sociale et morale ainsi qu’à l’aspiration légitime au bonheur de tous les citoyens.
Seraient-alors d’urgence soumises au Référendum et mises en application (si adoptées) les mesures suivantes :
-abolition des privilèges.
-remplacement de la démocratie représentative d’usage par l’originelle et véritable démocratie participative, ouverte et active.
-justice égale pour tous.
-droit de vote élargi aux jeunes et étrangers habitants en France dès lors qu’ils en expriment sincèrement la volonté.
-reconnaissance du vote blanc et suppression des machines à voter électroniques.
-transparence bancaire pour tous.
-politique budgétaire équilibrée et juste.
-couverture médicale égale pour tous.
-régimes et allocations de retraite égaux pour tous.
-protection sociale (y compris frais funéraires) égale pour tous.
-régimes, codes et rémunération du travail égaux pour tous.
-taxe lourde et progressive sur les transactions financières.
-augmentation des prix pour les détenteurs (en dehors de la résidence principale) de patrimoines immobiliers, de titres boursiers, de hauts revenus.
-abaissement des prix pour tous ceux dont le revenu du travail n’est pas suffisant pour vivre dignement.
-gratuité pour les citoyens ne bénéficiant pas de revenus du patrimoine et ne percevant pas de rémunération issue de l’exercice d’une activité professionnelle.
Rigueur, justice, égalité, décroissance assumée, solidarité, fraternité et équité seraient alors les nouvelles grandes et belles valeurs républicaines annonciatrices de la fin de la spirale de la dette publique, de la croyance insatiable en l’argent et au veau d’or qu’est la croissance ainsi que du partage inéquitable des richesses qui ont conduits aux grands déséquilibres économiques et sociaux que nous éprouvons aujourd’hui.
La tradition républicaine de la France c’est d’être avant-gardiste, ne l’oublions pas !
Le temps est donc venu d’en faire à nouveau la brillante démonstration, d’espérer et d’oser le renouveau pour le peuple français ainsi que pour tous les peuples de la planète.
En attendant, dans la solitude de l’isoloir pour les élections à venir, le silence sinistre annonciateur d’une troisième guerre mondiale en préparation est désespérément assourdissant.
Voter demain et faire le choix de l’union citoyenne pour la planète devrait pourtant encore être possible.
Il suffit de le vouloir, d’adhérer, d’être nombreux à soutenir la cause et puis bien sûr de pouvoir voter !
Y.B.
Voter pour quitter ce désastreux principe de représentativité et renouer vite avec une démocratie ouverte, directe et active bien plus raisonnable et accessible à tous les citoyens. En somme élire des projets de bon sens à partager collectivement !
Si ce principe fondamental était respecté alors l’abstention serait réduite à la portion congrue lors des futures élections républicaines (présidentielles, législatives, municipales, territoriales). C’est donc aux citoyens de le vouloir, de se rassembler, de s’unir puis de voter juste pour pouvoir le mettre en œuvre !
Merci à Yves Angelloz, le créateur des Compagnons de la Démocratie et des Jeux Mondiaux de la Paix, qui a aimablement transmis ce document illustré pour diffusion et information !
Eco-Dialogues, « Environnement et citoyenneté » !
Voici le courrier électronique de remerciements envoyé au collectif Eco-Dialogues du Vigan suite à la rencontre avec Stéphane Hessel du samedi 11 juin 2011 :
Remerciements !
Yvan Burtin [yvan.burtin@ufpp.org]
dim. 19/06/2011 11:22
‘eco-dialogues@levigan.fr’
Merci à la ville du Vigan.
Merci au collectif Eco-Dialogues pour la remarquable conférence donnée le samedi 11 juin 2011 par Stéphane Hessel.
Dans ce temps d’émergence de la conscience citoyenne à la reconquête de l’espace public, son appel à l’intelligence collective «Engagez-vous ! » sonne comme la réappropriation du discours politique, véritable ode à la planète ! 
Grâce à son propos, le temps de l’Union Planétaire, ici et maintenant, s’inscrit désormais dans la réalité.
La déliquescence sociale et son corollaire, l’angoisse de l’avenir, ont suscité et suscitent plus que jamais l’indignation généralisée.
Le temps est effectivement venu pour les indignés de s’engager politiquement. Enfin, les citoyens vont pouvoir s’inventer et mener, par leur engagement futur, une action cohérente dans un champ politique jusqu’à présent polarisé par des partis politiques conventionnels.
L’évènement est historique et essentiel !
Il fait dorénavant surgir de toutes parts et de plus en plus des lieux de rassemblements appropriables par tous. L’on assiste enfin à la libération de la parole politique en France pour la planète !
C’était donc une conférence attendue, spectaculaire et porteuse de sens car, c’est dit, la démocratie va pouvoir être portée par le souffle du renouveau.
La structure de l’UFPP et son organisation future pourront aider fortement à la perpétuation de cet engagement nécessaire. Elles favoriseront et assureront l’éternel retour du souffle citoyen qui revient périodiquement, telle une ritournelle, à la surface de notre globe terrestre.
Alors un grand merci, aussi, au maire du Vigan, monsieur Eric Doulcier, pour avoir sélectionné et lu cette question politiquement primordiale adressée à monsieur Hessel :
“Il existe une jeune formation politique, l’Union Française Pour la Planète, qui porte la vision citoyenne et sociale d’union planétaire à laquelle vous appelez …Un appel à l’alternative politique a été formulé auprès de l’organisation des Citoyens du monde.
Qu’attendez-vous pour en être l’ambassadeur ?” 
La réponse de Stéphane Hessel fut articulée de telle façon :
“-quel beau nom, mais il faut rester sur la réserve ! Il faut se renseigner sur la manière dont ils fonctionnent et quelle cotisation ils demandent !”
J’attends donc qu’il se renseigne et, que constatant les valeurs, principes innovants et révolutionnaires que porte politiquement l’UFPP, qu’il ne reste plus sur sa réserve et apporte son soutien inconditionnel et actif à l’organisation…
Puis, réalisant que le sujet du débat était tout de même de s’engager, il retombait en admirable rhéteur sur ses pieds en affirmant :
“-cependant, nous sommes tous de futurs adhérents à l’Union Française Pour la Planète !”
J’attends donc que son adhésion à venir en augure des centaines de milliers, voire des millions d’autres…
Ceci dit, qu’un homme estimable, au crépuscule d’une vie bien remplie, suscite la mobilisation citoyenne, indignée, pour qu’elle s’engage à l’avenir, c’est exceptionnel !
Que la mobilisation citoyenne soit partout totalement indépendante et autogérée, c’est très bien.
Que la mobilisation citoyenne s’organise et se structure politiquement pour investir les institutions, ce serait mieux !
L’outil UFPP est en place, il suffit de s’en saisir !
Ce serait, pour la société civile l’occasion de sortir de cette militarisation du travail qui emprisonne l’humain dans la hiérarchie pour produire en détruisant les valeurs humaines et planétaires.
Ce serait, pour la société civile, la seule façon de passer pacifiquement du rêve, à la mise en forme puis à la réalisation d’un nouveau contrat social.
Vous le savez certainement, les crises écologiques, financières et sociales ne sont pas dissociables. Elles sont l’aboutissement dramatique de l’idéologie vorace néolibérale et marchande.
Quant à la mise en commun des ressources, cette idée généreuse, évidente, ne pourra être effective qu’au sein d’institutions animées par une démocratie ouverte, participative, directe et active.
L’engagement politique innovant et révolutionnaire est assurément la stratégie à mettre en œuvre.
L’assemblée constituante, la reconnaissance du vote blanc, des élections sans machines à voter électroniques, le référendum populaire ainsi que l’exercice de la responsabilité politique égale, partagée et horizontale en sont les moteurs.
Créer ensemble, dès aujourd’hui, le monde dans lequel nous voulons vivre et dans lequel vivrons nos enfants, c’est encore possible !
Il faut dire « stop » à cette triste résignation qui inhibe l’action.
Nous pouvons cesser de détruire notre merveilleuse planète en libérant nos consciences individuelles et collectives du travail productif et stupide qui vise la croissance et la consommation sans limites.
Il suffit de vouloir poser nos propres limites car ce n’est qu’à ce titre que nous pourrons garantir la liberté des générations futures.
Il suffit de mettre en place et de partager, tous ensemble, la pensée planétaire qui est une véritable pensée progressiste, de bon sens et de raison offrant l’équilibre biosphérique pour le vivant et l’autonomie citoyenne.
Yvan Burtin
Citoyen planétaire…
Afin de participer à la nécessaire économie des ressources planétaires et au respect environnemental, merci de n’imprimer ce message qu’en cas de nécessité !
Les informations contenues dans le présent courrier électronique ainsi que dans tous les documents qui y sont éventuellement attachés peuvent être diffusés et ce, aussi largement que possible.
Elles sont destinées à l’usage commun et général.
Toute copie, transmission, diffusion, en tout ou partie, à un autre destinataire que celui (ceux) mentionné(s) ci-dessus est donc autorisée.
Si vous avez reçu ce courrier ou ce document par erreur, nous vous remercions de nous le faire savoir.
Afin de contribuer au respect de l’environnement, merci de n’imprimer ce courriel qu’en cas de nécessité.
…et après ?
A ce jour, dimanche 3 juillet 2011, nulle réponse…
Y.B.
PS : Remerciements aussi à Marine Locatelli et Bruno Vaesken (interview) pour la bien jolie chanson, interprétée par des enfants, dont voici le clip vidéo.
« Indigne-Toi ! »
Indignés…et après ?
Indignés…la voie de la 6ème République et de l’Union Européenne Pour la Planète.
L’augmentation de la dette publique des États européens ainsi que le démantèlement systématique (et prochainement l’arrêt) de leurs services publics procède d’un mécanisme bien huilé pour préparer la gouvernance mondiale. Par la libéralisation débridée et la perte de sens commun, il favorise la précarité grandissante des plus faibles et le développement d’emplois de survie afin de dissuader l’entre-aide collective et la solidarité.
Face à cette violence sociale, à la corruption généralisée et à l’emprise croissante de l’argent sur les activités humaines, une petite partie de la société réagit.
En fait, personne n’est dupe du conditionnement et du formatage idéologique imposé par l’économie capitaliste et de sa conquête néolibérale des États. Cependant, la majorité des citoyens ne sait ou ne veut empêcher réellement une telle dégradation sociale et personne, à vrai dire, ne bouge efficacement !
Alors c’est évident, s’indigner, manifester et pétitionner ne suffit plus.
Le syndicalisme n’est plus écouté ni respecté et les indignés n’ont toujours pas compris que sans action politique structurante pour établir et alimenter l’indispensable contre-feu, les revendications ne seront pas entendues.
Pourtant le politique à travers le volontarisme peut tout !
L’actualité le démontre tous les jours. Le travail de déconstruction de l’information est prouvé. Toutes les revendications sont rigoureusement filtrées au radar des médias, interprétées de façon à semer incompréhension et discorde pour finalement être dénaturées et même très souvent occultées !
Pourtant des millions de grecs ont à ce jour clamés leur colère !
Pourtant des millions d’italiens en ont marre !
Pourtant des millions de portugais ont carrément ignorés leur récente élection présidentielle!
Pourtant des millions d’anglais et irlandais ne supportent plus et rejettent en bloc l’austérité et les réformes en cours !
Pourtant des millions de français ont manifesté contre l’allongement de durée de leurs inégales retraites.
Ainsi, des dizaines de millions de citoyens européens ont manifesté pour défendre la justice sociale et leur droit de vivre dignement.
Mais ce n’étaient, somme toute, que des manifestants râlant leur mauvaise humeur car cela n’a pas changé d’un iota les politiques parlementaires et gouvernementales !
Et toujours rien!
Seuls les islandais ont réussi tout récemment à révolutionner le paysage politique en dégageant leur dette et en constituant une assemblée populaire et souveraine pour changer leur démocratie et fonctionnement gouvernemental. Mais de cela, bien sûr, on n’en parle officiellement que très peu !
Maintenant, voilà que nos voisins espagnols s’y mettent eux-aussi. Les indignados investissent et occupent la Puerta Del Sol de leur capitale Madrid et crient à leur tour, au monde entier, leurs désirs de changement. 
Partout en Europe, les aspirations sociales sont donc de plus en plus légitimes. Les citoyens bougent mais cela suffit-il ?
Le problème, c’est que tous ces mouvements citoyens inspirés vraisemblablement par l’essai à succès de Stéphane Hessel « Indignez-vous ! » se disent apolitiques.
C’est une erreur parce qu’en fait, pour se rassembler, s’organiser et se structurer, tout mouvement doit être politique !
Camper sur la place publique et s’indigner d’un clic de souris par l’intermédiaire des réseaux sociaux (sous surveillance) d’internet ne suffit pas car le risque de manipulation (soft power) puis d’essoufflement est alors garanti. Transformer l’essai relève aujourd’hui d’une prise de conscience supérieure. La prochaine étape doit être d’abord et dans l’ordre, politique, européenne et planétaire.
Pour que le Marché dégage, il faut une mutation politique !
C’est à cette condition que nous arriverons de nouveau à saisir le réel pour le rationaliser.
Même si les acteurs principaux, par frilosité, s’en défendent, cette mutation est nécessaire.
Alors, à quand les unions espagnole, grecque, portugaise, italienne, anglaise, irlandaise, islandaise, allemande, française, etc… pour la planète ?
Bref, à quand l’Union Européenne Pour la Planète (UEPP) ?
Le rassemblement international des indignados prévu le 15 octobre 2011 saura-t-il aboutir à une telle conclusion ?
Pour être dignes d’un tel mouvement, les indignés, à l’instar de la tragédie nucléaire de Fukushima, doivent entrer en fusion et lever haut le poing d’esclame-action ! 
Quant à la France, elle peut passer assurément à la 6ème République grâce à l’horizontalité du pouvoir qu’impulsent la Charte et les Principes Fondamentaux de l’Union Planétaire.
Encore faut-il le vouloir !
Y.B.
Traduction du Manifeste des indignados !
Nous sommes des gens ordinaires.
Nous sommes des gens ordinaires. Nous sommes comme vous : des gens qui nous levons chaque matin pour étudier, travailler ou trouver un emploi, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui travaillent dur pour procurer un avenir meilleur à ceux qui les entourent.
Certains parmi nous se considèrent progressistes, d’autres conservateurs. Certains parmi nous sont croyants, d’autres non. Certains parmi nous ont des idéologies bien définies, d’autres sont apolitiques, mais nous sommes tous inquiets et en colère au sujet du paysage politique, économique et social que nous voyons autour de nous : corruption parmi les politiciens, les hommes d’affaires et les banquiers qui nous laissent sans recours et sans voix.
Cette situation est devenue la norme, une souffrance quotidienne, sans espoir. Mais si nous assemblons nos forces, nous pouvons la changer. Il est temps de changer les choses, temps de construire ensemble une meilleure société. C’est pourquoi nous affirmons fortement que les priorités de toute société avancée doivent être le progrès, la solidarité, la liberté de la culture, la durabilité et le développement, le bien-être et le bonheur des peuples.
Voici des vérités inaliénables auxquelles nous devrions nous attacher dans notre société :
• le droit au logement,
• au travail,
• à la culture,
• à la santé,
• à l’éducation,
• à la participation à la vie politique,
• à la liberté du développement personnel,
• les droits des consommateurs pour une vie heureuse et en bonne santé.
L’état actuel de notre gouvernement et de notre système économique ne se soucie pas de ces droits, et de beaucoup de façons, s’oppose au progrès humain.
La démocratie appartient au peuple
La démocratie appartient au peuple (demos = peuple, kratos = force), cela signifie que le gouvernement est composé par chacun de nous.
Toutefois, en Espagne, la majorité de la classe politique ne nous écoute même pas. Les politiciens devraient porter notre voix aux institutions, permettre la participation des citoyens à la politique par des canaux directs qui apportent les plus grands bénéfices à l’ensemble de la société et non pas s’enrichir et prospérer à nos dépens, à l’écoute exclusive de la dictature des principales puissances économiques, ni les maintenir au pouvoir dans un bipartisme conduit par les acronymes inamovibles PP & PSOE [le parti Populaire et le parti Socialiste, ndlr].
L’appétit de puissance et d’accumulation de quelques-uns crée les inégalités, les tensions et les injustices, lesquelles conduisent à la violence, que nous rejetons. Le modèle économique anti-naturel et obsolète pousse la machine sociale dans une spirale de croissance qui la consume elle-même, enrichit quelques-uns et plonge les autres dans la pauvreté. Jusqu’à l’effondrement.
L’intention et l’objet du système actuel est l’accumulation d’argent, sans égard pour l’efficacité ni le bien-être de la société. Gaspillage des ressources, destruction de la planète, création de chômage et de consommateurs malheureux.
Je sais qu’ensemble nous pouvons.
Les citoyens sont les rouages d’une machine conçue pour enrichir une minorité qui ne tient pas compte de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous rien de cela n’existerait, parce que nous sommes les moteurs du monde.
Si, en tant que société, nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une économie abstraite, qui ne restitue jamais les bénéfices à la majorité, alors nous pouvons mettre fin aux mauvais traitements dont nous souffrons tous.
Il faut une révolution éthique. Au lieu de placer l’argent au-dessus des êtres humains, nous le remettrons à notre service. Nous sommes des gens, pas des produits. Je ne suis pas le produit de ce que j’achète, pourquoi je l’achète et à qui je l’achète.
Pour tout ce qui précède, je suis indigné. Je pense que je peux le changer. Je pense que je peux aider. Je sais qu’ensemble nous pouvons.
Je pense que je peux aider.
Je sais qu’ensemble nous pouvons.
(Source : rue89.com)
Slogans des indignados:
.Démocratie en travaux
.Pour une vraie démocratie, maintenant !
.Ils ne le savent pas encore, mais on va les dégager
.Nous n’avons pas de maison, nous restons sur la place
.Vous prenez l’argent, nous prenons la rue
.Vous sauvez les banques, vous volez les pauvres
.Nos rêves ne tiennent pas dans vos urnes
.Jamais la voix du peuple ne sera illégale
.Ici c’est le peuple qui commande et le gouvernement qui obéit
.Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir
.Ce que nous vivons, ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie !
.Nous sommes réveillés ! Quelle heure est-il ? L’heure qu’ils s’en aillent
.Ce n’est pas un indice de bonne santé que d’être bien adapté à une société malade
.La rue ne se taira pas
.Que les banquiers paient la crise
.Stoppons le nouvel ordre mondial
.Résistance à la dictature économique
.Nous ne sommes pas sur Facebook, nous sommes dans la rue
.We’re not against the system. The system is against us
.Yes we camp !
.Capitalism ? Game over
.la libertad no es el extremo de nada ( ? )
(Source : http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article596)

