Une situation explosive !
Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps !
Nous entrons dans une ère de grandes turbulences où la géopolitique des tubes maintient coûte que coûte une économie mondiale basée principalement sur l’exploitation des énergies dites de stock (pétrole, gaz, charbon). Le pic pétrolier est (officieusement) atteint et il n’est toujours pas envisagé de changer d’économie ni de système !
C’est pourquoi la tension au Moyen-Orient augmente. Les nécessaires et légitimes besoins de démocratie des populations s’expriment à corps et à cris. Des mouvements révolutionnaires se propagent, bousculent et renversent les pouvoirs en place. Cependant, c’est à l’avortement des rébellions populaires auquel on assiste car les gouvernances de transition mises en place sont contrôlées par l’influence militaire ainsi que l’économie de marché. Les intérêts privés sont ainsi systématiquement sécurisés .De nouvelles alliances se nouent et l’on maintient l’ordre social en annonçant de futures élections.
La toile de fond reste donc l’enjeu pétrolier scrupuleusement encadré par une diplomatie internationale de complaisance.
Les tensions s’accroissent, les armées s’équipent.
D’ores et déjà les populations sont sensibilisées au risque de manque et de difficultés d’approvisionnement à la pompe.
La situation est grave, d’envergure planétaire et l’impact attendu, inéluctable !
La guerre du pétrole se profile à l’horizon…
Mais ce n’est qu’un aperçu du drame qui se déroule car si nous ne réfléchissons pas très rapidement sur les questions politiques fondamentales ainsi qu’à notre rapport au profit et si nous ne nous obligeons pas à revoir les modes de productions industriels pour réduire la dépense énergétique alors le choix d’exploitation des gaz non conventionnels sera imposé par le Marché. En effet, l’extraction de ce type de gaz partout dans le monde permet de réduire le coût de production électrique tout en retardant l’échéance du mur énergétique pour la société productiviste contemporaine. Voilà pourquoi les gaz non conventionnels connaissent un très fort développement. Ils bouleversent la donne sur le marché mondial de l’énergie.
En France, le débat est amorcé car le projet gazier présenté par le gouvernement concerne l’exploration et l’exploitation durable du gaz de schiste dans des zones qui ne sont pas prévues pour un tel développement industriel. Cela va nécessiter de forer un grand nombre de petits puits, entraînant un impact direct sur les paysages.
Ces dégradations environnementales seront lourdes de conséquences.
De plus, les techniques employées sont totalement irresponsables.
En effet, il va falloir procéder à de petits tremblements de terre (à plus de 2000 mètres de profondeur) à l’aide d’explosifs puis d’un mélange d’eau, de sable et d’additifs chimiques injectés à très haute pression (plus de 600 bars) pour fracturer la roche et libérer les micro poches de gaz emprisonnées dans les mille-feuilles de schiste.
Le danger réside dans le fait que des produits très nocifs figurent parmi les quelques 600 additifs utilisés et ce, dès la phase exploratoire !
Le risque de contamination chimique accidentelle des eaux souterraines est avéré (États-Unis, Canada). Il présente un risque majeur et malheureusement réel de pollution des nappes phréatiques et donc de l’eau potable.
Les citoyens et leurs collectivités locales (malgré leur capacité d’expertise sur les territoires, les réalités locales, les aménagements et les habitants) n’ont pas véritablement été respectés dans les diverses consultations menées alors qu’ils sont les plus à même de connaître les risques et impacts sur le milieu.
Les risques environnementaux et sanitaires ont été estimés mais l’on a tout de même confirmé ce choix parce qu’il repousse l’échéance du mur énergétique.
Malgré les moratoires, pétitions et collectifs s’opposant à cette décision lourde de conséquences, rien ne change, la géopolitique des tubes est à l’œuvre, elle alimente le Marché et repart à l’assaut du monde !
En France, la résistance se manifeste au travers de remarquables initiatives individuelles et collectives. Mais elle a encore du mal à acquérir une dimension cohérente parce que des manœuvres spéculatrices sur la prochaine élection Présidentielle continuent d’alimenter le jeu politique traditionnel.
Ces manœuvres instrumentalisent la résistance tout en confortant le statut des apparatchiks, bref du système !
C’est triste et désolant !
Plus que jamais une organisation citoyenne portant une vision politique sur le long terme, altruiste et désintéressée est nécessaire.
Pour prendre d’autres options énergétiques.
Pour réduire notre dépendance énergétique.
Pour protéger la vie et préserver notre ressource en eau douce. 
Pour développer massivement les énergies renouvelables tout en reconsidérant nos modes de vie.
Pour promouvoir l’écologonomie comme nouvelle science des activités humaines, à même de réorganiser la société, réorienter le cours de l’histoire en influant favorablement sur l’avenir de notre civilisation.
L’ Union Française Pour la Planète le propose. Elle est le nouvel outil politique, citoyen et républicain qui induit cohésion, force et structure solidaire.
Il suffit maintenant que les collectifs de défense, les élus de tous bords et les citoyens sensibles à la cause rejoignent, alimentent et animent ce mouvement.
Le génie démocratique de la France peut renaitre en une union, une démocratie moderne développant la pensée planétaire et permettant, pacifiquement, la reconversion énergétique.
Cela peut devenir l’exemple à suivre pour l’humanité, celui qui évite la guerre et change la donne car notre sort commun dépend, de toute façon, de l’issue de cette terrible bataille mondiale pour l’énergie !
L’union ne fait-elle pas la force ?
Réfléchissez …
Y.B.
Les dangers de l’exploitation du gaz de schiste…pollution et gaz dans l’eau !
2011, changement en vue ?
Tout va très bien madame la Marquise !
Voilà l’année 2010 qui s’achève.
Durant toute cette année la surface de la Terre a été marquée par une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, par des tempêtes, des pluies diluviennes, des inondations, de gigantesques incendies, des pollutions chimiques et pétrolières, des éruptions volcaniques plus fortes, des tremblements de terre, des tsunamis, des guerres et…rien. Face à ces terribles chocs environnementaux et sociaux, la loi d’intérêt (ce déterminisme économique que chérissent nos sociétés dites modernes) rend le Marché plus que jamais légitime au détriment d’une économie planétaire qui pourrait-être solidaire, vertueuse, digne, équitable et fraternelle.
Quoiqu’il arrive, l’ogre productiviste continue son festin et dévore la biosphère avec les dents de l’économie financière et spéculative.
Alors qu’attendons- nous, en France, pour développer cette capacité de résonance sympathique et compassionnelle qui peut et doit satisfaire l’aspiration générale au bonheur ?
L’année s’achève et…toujours rien. Tout va très bien.
Il me vient un souvenir d’ enfance, à Paris, où je m’amusais à chanter Tout va très bien madame la Marquise ! Un fox-trot humoristique qui tourne en dérision notre incapacité à réagir aux évènements dramatiques…
Du début :
Tout va très bien, madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise
On déplore un tout petit rien
Un incident, une bêtise,
La mort de votre jument grise
Mais à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien !…
Jusqu’à la fin :
…Eh! bien voilà, madame la Marquise
Apprenant qu’il était ruiné
A peine fut-il rev’nu de sa surprise
Qu’Msieu l’Marquis s’est suicidé
Et c’est en ramassant la pell’
Qu’il renversa tout’s les chandell’s
Mettant le feu à tout l’château
Qui s’consuma de bas en haut
Le vent soufflant sur l’incendie,
Le propagea sur l’écurie
Et c’est ainsi qu’en un moment
On vit périr votre jument
Mais à part ça, madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien !
Rien n’a changé sauf l’époque, le changement global et sa cohorte de catastrophes.
Nous y sommes donc, un utile état des lieux s’avérant nécessaire, l’on peut constater que la rigueur oriente désormais partout les budgets à venir ! En effet, la dette publique française ainsi que celle de nombreux pays membres de l’Union européenne ont atteint des niveaux historiques.
Cible des agences de notation financières, les gouvernements se sont accordés pour mettre en œuvre des politiques d’austérité afin de mieux gérer les états et finances publiques. Des fonds spéciaux européens ont même été établis pour sauver de plus en plus de banques estimées en difficulté.
Et cet impératif de rigueur (favorisé par la chute des valeurs boursières) est majoritairement apparu dans la bouche des responsables politiques en place.
Nous venons d’assister durant ces derniers mois à l’affaissement sur elle-même de la doctrine économique dominante.
Cependant, aucun discours officiel n’a remis en cause le Marché !
C’est bien dommage car l’avènement d’une vision novatrice et globale de la France en Europe et dans le monde est plus que jamais nécessaire.
Pour commencer, remettre du sens et de l’équité dans les règles et lois de l’argent est impératif.
La Charte des Droits Fondamentaux de l’UE (union européenne) doit être appliquée.
L’équilibre entre l’intégration et l’immigration par le respect des devoirs et des droits doit être respecté. C’est la première étape pour pouvoir définir le futur Droit planétaire et le statut de Citoyen Planétaire.
Une politique sociale et d’éducation gratuite, égalitariste doit s’imposer.
L’alignement sans exceptions des régimes de retraite public et privé avec égalité des droits pour tous, à commencer entre les femmes et les hommes, doit être d’urgence mis en application.
Une hausse importante de la TVA sur les marchandises en provenance des pays ne garantissant pas à leurs populations des niveaux comparables à celui du pays importateur pourra provisoirement permettre le retour à une économie plus juste et saine.
L’écart intolérable des revenus du travail doit être réduit massivement pour redonner espoir aux actifs et générations futures ne disposant pas d’héritage en capital.
Tout un programme me direz-vous ! En fait, simplement la première salve de mesures de bon sens à mettre en œuvre.
Quels sont les citoyennes et citoyens qui auront l’audace de le faire ?
Peut-être que le réveil est pour demain et que les Français se décideront à puiser en eux la capacité à se gérer harmonieusement les uns les autres.
C’est alors que la mission du politique à assurer le bonheur du plus grand nombre sera enfin honorée.
Demain, seule la raison, le courage, l’amour et le bon sens seront encore à même de garantir le vivre ensemble dans un régime démocratique ouvert, actif et planétaire !
Y.B.
Bilan planétaire 2010 à lire sur le site de l’UP
Si vous vous préoccupez de la gravité de la dette publique et si vous estimez que nous avons tort de remettre aujourd’hui notre niveau de vie à la charge des générations futures, voici le Le compteur de la dette …
(malheureusement non-officiel) permettant de mesurer l’évolution quotidienne de notre dette !
…Eh! bien voilà, madame la Marquise
Cancùn, le cul de sac !
Le psychodrame de l’impasse climatique !
Que fallait-il attendre du sommet de Cancùn ?
Rien.
Un enfant en bas âge spectateur de cette pièce de théâtre aurait dit : « le pestacle ». Et c’était un bien triste « pestacle » que ce sommet tenu sur l’estrade de la station balnéaire mexicaine.
Afin de dresser le tableau, il faut réaliser que les structures d’accueil, les transports routiers et aériens des participants, l’air conditionné, la lumière électrique et les systèmes de communications auront produit une empreinte (à minima) de près de 20 000 tonnes de CO2 pour ces douze jours de conférences onusiennes au bord de la mer des Caraïbes.
Ce fut beau, brillant et d’une grande aide pour réfléchir au moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre !
Ce dramatique spectacle s’est déroulé en douze actes journaliers retraçant l’ambiance particulièrement morose de la seizième convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques (alias COP 16 pour Conference of Parties) et de la sixième conférence des parties du Protocole de Kyoto ( alias CMP 6 où travaillent les pays signataires).
La leçon du précédent sommet de Copenhague ayant été retenue, pour accéder au théâtre il fallait montrer patte blanche pour pouvoir franchir les barrages et points de contrôle placés des kilomètres avant le lieu des conférences. La société civile et ses manifestations ne devant en aucun cas troubler le bon déroulement des rencontres, l’encadrement militaire et policier de l’évènement fut d’une redoutable efficacité.
Ainsi ce théâtre de négociations ultra sécurisées à donc été une fois de plus la preuve et le témoignage d’une organisation pour le moins renfermée sur elle-même dévoilant au grand jour l’immaturité et le manque d’efficacité des tenants du système pour faire face aux désordres attendus du changement climatique. Majoritairement endoctrinés au Marché ils ne seront restés focalisé que sur la seule question : « Qui doit payer ? »
Depuis le Sommet de la Terre (Rio 1992), seuls le conformisme au système et l’hystérie de consommation croissante déterminent socialement la destinée de l’humain. C’est affligeant !
Les négociateurs de l’ensemble des pays de notre planète demeurent incapables d’établir un plan d’action immédiat et cohérent pour la protection de la biosphère, des habitats, pour la défense des Droits de la Nature et de l’Homme !
Pour sûr, grâce aux engagements de Kyoto (les instruments de marché et de fiscalité carbone pour tenter de réduire les gaz à effets de serre) les conférences de Copenhague et de Cancùn auront pu être tenues et la porte des négociations laissée ouverte. En fait grande ouverte, béante à tous les vents de la discorde car les tenants de la croissance infinie et du développement durable continuent à bâillonner l’intelligence collective en discréditant aussi souvent que possible l’avis des scientifiques du GIEC et en étouffant les alarmes des sentinelles écologiques de la société civile.
La situation est figée, c’est un véritable psychodrame où les positions des délégations ne changent quasiment pas.
Pas de changement de paradigme, ni de manières de consommer.
On améliore juste ce qu’il faut en matière de systèmes d’analyses et de suivi.
Et puis l’on fait quelques promesses financières avec de l’argent virtuel !
Les enjeux économiques de la doctrine dominante sont les même et censurent tout projet de justice sociale. Bientôt les réfugiés climatiques (des dizaines de millions d’humains) en quête d’un nouvel habitat vont se heurter aux sécurités nationales des États.
« Qui va payer ? »
« Quelle nationalité donnera-t-on à ces malheureux ? »
A ce sujet, les négociateurs auraient dû présenter la notion désormais nécessaire, salutaire et vitale de citoyenneté planétaire.
A ce sujet, ce sommet était le lieu idéal pour lancer le processus général d’identification à cette citoyenneté planétaire. Et ce faisant, les négociateurs auraient pu remettre en cause ce terrible déterminisme social qui conduit la société humaine.
Au lieu de cela, rien !
L’affaire du changement climatique reste dans le sac ficelé des grands argentiers. Nul ne répondra pour l’instant à ces questions.
Ouvrez le ban !
- Le mode d’exploitation des ressources planétaires avec ou sans changement climatique doit continuer.
- Les séquestrations et dégradations des écosystèmes, la torture du vivant et la disparition en constante augmentation des espèces n’ont pas d’importance.
- De toute façon, les faits se déroulent depuis plus de dix ans. Il y a donc prescription.
Fermez le ban !
Les plénipotentiaires délégués ont salués le public, se sont serrés la main (il s’agit de rester bons amis) ont botté en touche, applaudissements, rideau. Pour la présidence mexicaine de la conférence, c’est «une nouvelle ère dans la coopération internationale pour le changement climatique» qui s’ouvre avec l’accord de Cancún. Vraiment ?
Ne vaudrait-il pas mieux l’ère planétaire, celle de l’union ?
Toujours est-il que l’on remet (une fois de plus) à plus tard.
Le processus onusien sur le climat est sauvé, le « pestacle » continue.
Après tout et quoiqu’il arrive, les cycles planétaires d’extinctions d’espèces suivent leurs cours…
« Life goes on ! », n’est-il-pas ?
Y.B.
Ce qu’il faut savoir :
La Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain (CNUEH-Stockholm 1972) a donné naissance au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) considéré comme le premier Sommet de La Terre.
Depuis, les chefs de gouvernement du monde entier se réunissent tous les 10 ans lors d’une grande conférence. Ils y décident les grandes orientations à mettre en place pour maintenir la doctrine économique néolibérale associée à son modèle imposé d’exploitation et de développement durable.
Il va sans dire qu’à ce jour la méfiance persiste entre États du nord et États du sud, d’occident et d’orient.
Les engagements pris quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont toujours insuffisants pour réduire les émissions et tenter de freiner l’augmentation de la température à la surface du globe.
Nairobi (1982), Rio de Janeiro (1992), Johannesburg (2002) en ont été la preuve.
Le prochain Sommet se tiendra à nouveau à Rio de Janeiro, en 2012.
Les gaz à effet de serre peuvent bouleverser le climat durant 100 000 ans. Une mise en garde (novembre 2010) de la Société de Géologie de Londres (version originale).
Positionnement politique de la France à la négociation climatique mondiale.







