Paroles de formatrice : Audrey

Sep 17, 2026 | Formateurs, UFPP

Paroles de formatrice : Audrey

Dans cette newsletter de septembre, découvrez le module consacré à la Communication Non Violente (CNV) et à la méthode OSBD, animé par Audrey Cohade, formatrice à l’UFPP.

Actuellement thérapeute et musicienne et formée à la CNV, Audrey accompagne des stagiaires dans la découverte d’outils permettant de mieux communiquer, de prévenir les malentendus et de favoriser des relations plus respectueuses et équilibrées.

En tant que Patient·e ou Aidant·e Partenaire, nous sommes amené·es à échanger avec des patient·es, des proches, des professionnel·les de santé ou encore des membres d’associations. Ces échanges peuvent parfois générer des incompréhensions, des tensions ou des désaccords.

La Communication Non Violente, développée par Marshall Rosenberg, propose des repères pour communiquer de manière plus claire, respectueuse et constructive. Loin d’éviter tout désaccord ou de tout accepter, elle permet d’exprimer ce que nous vivons tout en restant à l’écoute de l’autre.

La méthode OSBD s’appuie sur quatre étapes :

  • Observation : décrire les faits sans jugement ;
  • Sentiment : exprimer ce que l’on ressent ;
  • Besoin : identifier ce qui est important pour soi ;
  • Demande : formuler une demande claire et réalisable.

Un exemple concret :

Après un rendez-vous médical, une personne accompagnée peut dire à son ou sa Patient·e ou Aidant·e Partenaire :

« Vous n’avez servi à rien pendant ce rendez-vous. Vous avez laissé les professionnel·les parler à ma place ! »

Le ou la Patient·e ou Aidant·e Partenaire peut se sentir blessé·e et répondre vivement. Pourtant, la CNV invite à avoir la disponibilité nécessaire pour accueillir l’autre, aller à sa rencontre et comprendre ce qu’il ou elle vit réellement.

Il ou elle pourrait répondre :

« Ah, je vois que vous êtes réellement blessé·e par ce qui s’est passé. Quelles étaient vos attentes ? J’entends qu’elles n’ont pas été atteintes. Si vous le souhaitez, nous pouvons regarder ensemble ce que nous pourrions faire pour que vous vous sentiez mieux soutenu·e lors du prochain rendez-vous. »

Cette réponse n’empêche pas, dans un second temps, d’exprimer son propre ressenti et ses besoins :

« Pendant le rendez-vous, j’ai pris la parole à plusieurs reprises pour compléter vos réponses. Quand vous me dites que je n’ai servi à rien, je me sens assez découragé·e et déçu·e, car j’ai besoin que ma présence vous soit utile ! Ce que je peux vous proposer pour le prochain rendez-vous, ce serait que nous préparions ensemble les sujets à aborder et la manière dont je pourrais mieux vous soutenir. »

La CNV est à la fois une manière d’être au monde, « le cœur ouvert », et un ensemble d’outils qui permettent de prendre du recul, d’exprimer ses limites et d’engager le dialogue. Elle fait passer le lien avant la recherche de résultat. Dans cette approche, le chemin se dessine avec les apports des deux personnes concernées par la relation, dans le respect des besoins profonds de chacune.

Observer, exprimer son sentiment, nommer son besoin et formuler une demande : quatre repères pour prendre soin de la relation et faire vivre une communication plus authentique.