L’arrêt public !
L’arrêt public !
«Attention, attention !»
«Mesdames et messieurs les voyageurs de la ligne TER (Train Express des Réformes) 2011-2012, vous voici arrivés en gare de l’Arrêt public ! Dix minutes d’arrêt ! »
Comprenez, vous avez avalé tellement de choses que vous avez eu du mal à digérer. Et dans ces conditions de voyage tellement éprouvantes, il vous faut tout de même prendre le temps de vous délester de ce grand poids sur l’estomac, vous indigner.
Puisqu’on vous le dit, profitez de l’arrêt et « indignez-vous » ! 
Bon, alors indignons-nous.
L’on s’indigne lorsque la situation est pressentie comme exécrable.
Alors, il faut exprimer son besoin afin d’évacuer le malaise et force est de constater qu’il y à urgence car les raisons de s’indigner sont devenues pressantes !
Mais la question est de savoir maintenant où se placer pour développer le sujet et asseoir le problème en ce lieu.
Ici, il n’y a plus de toilettes pour dames ou pour hommes, l’état de décomposition avancé de l’endroit n’offre plus la bienséance, la propreté, le respect, le civisme et la courtoisie que garantissent originellement le lien social. Cette perte de lien social est l’ultime raison de s’indigner !
Mais de qui ? De quoi ?
Et puis surtout, puisque nous nous retrouvons attroupés là (et las) en une telle affaire, avec qui ? Ou ? Quand ? Et comment ?
Il est certes physiologique et nécessaire d’évacuer l’excrémentielle problématique et l’arrêt public nous en procure l’opportunité.
C’est donc ensemble, dans cette salutaire institution et maintenant qu’il va falloir faire l’office. Ma p’tite dame, mon bon monsieur, ainsi va le monde !
Pour bien s’indigner il faut d’abord, solidement campé sur pieds, s’établir une situation de point de vue et de maitrise pour choisir entre :
-ce qui fige, sépare, divise, oppose et indispose
-ce qui rend libre, uni, fraternel et heureux.
C’est un choix crucial qui à terme soulage.
A vous de voir, de quoi voulez-vous vous délester ?
• L’accumulation maladive d’argent et la quête exagérée du profit ou la simplicité volontaire, naturelle, économe et cordiale.
• La finance obscurantiste et le mensonge politique ou l’honnêteté et la transparence.
• L’accaparement de la richesse ou la redistribution équitable de celle-ci.
• Les collabos de la tyrannie de la croissance ou les résistants porteurs d’un développement mesuré, sage et respectueux des limites de la planète.
• L’arrogance des cadres, matons et gradés de tous acabits ou la convivialité des simples citoyens aspirant à la liberté, l’égalité, la fraternité.
• Les doctrinaires croissantistes, capitalistes, productivistes et scientistes ou les tenants du naturel, de l’équilibre, de la sagesse et du bon sens retrouvé.
• Les goinfres ou les raisonnables.
• Les ostentatoires et rutilants ou les humbles, discrets et offrants.
• Les cupides et égoïstes ou les généreux, solidaires et collégiaux.
• Les assoiffés du pouvoir représentatif ou les altruistes de la démocratie participative.
• Le dictat de la puissance destructrice et de la vitesse excessive imposés aux activités humaines ou la lenteur et la délicatesse appliquées humainement aux choses de la vie.
• Les affamés de malbouffe ou les épicuriens de la slowfood.
• Le développement durable des pollutions chimiques et radioactives qui détruisent progressivement la vie sur Terre ou un état de nature, d’équilibre environnemental et de santé retrouvé, respecté et protégé.
• Les va-t-en guerre armés pour le gaz, le pétrole, l’eau et les terres rares ou le pacifiste déterminé pour développer massivement les énergies alternatives et gérer justement et sagement les ressources planétaires.
• La guerre ou la paix.
• La marchandisation de la maladie ou la gratuité de l’assistance et des soins médicaux.
• L’assurance maladie uniquement payée par le travail ou celle imposant principalement la fortune et les revenus du capital.
• La privatisation de l’école ou la gratuité de l’enseignement.
• Le mépris des plus faibles ou le respect de chaque citoyen.
• L’exploitation et la destruction de la vie ou la protection de la biosphère.
• La famine et la précarité d’une part grandissante de l’humanité alors que se cumulent des fortunes extravagantes estimées en milliards ou le partage équitable des ressources et la juste redistribution et répartition des richesses.
• L’extermination et les camps de la mort que sont les élevages industriels d’animaux ou le respect et la protection de nos compagnons de vie dans des espaces naturels et habitats aménagés.
• La souffrance et la compétition ou le plaisir et la saine émulation.
• L’irresponsabilité du politique et son impunité ou sa responsabilité pleine et entière face aux citoyens et à la loi normalement égale pour tous.
• La démocratie représentative du Marché et ses oligarques baignant dans les conflits de mœurs et d’intérêts ou une démocratie nouvelle, planétaire, participative, ouverte et active par les citoyens, pour les citoyens.
Quelque soit la position arrêtée, le résultat final tombera à point (ou à poing) nommé.
Alors pas de regrets s’il vous plait ! Libérez-vous afin que l’on sache à quoi s’en tenir. Lorsque vous serez à l’ouvrage, en train donc de vous indigner, vous serez animés non seulement par la satisfaction physiologique de l’exercice mais aussi par la compréhension du fait que les rapports de sens peuvent un jour surmonter les rapports de force et qu’au final la valeur économique ne devrait pas être ce qu’elle est devenue, la mesure de l’humain. C’est en tout cas ce que je vous souhaite de comprendre !
Une fois que vous vous serez indigné et aurez affirmé le clivage existant entre les populations et l’élite politique (l’oligarchie) qui impose sa vision du monde aux citoyens désorientés en se justifiant de la nouvelle crise économique planétaire en cours, peut-être serait-il bon que vous décidiez enfin à vous unir sur la base des valeurs que vous souhaitez garder.
La Charte et les Principes Fondamentaux de l’Union Planétaire sont faits pour cela. Ils méritent d’être étudiés et améliorés collectivement.
Redonner du sens au public, au social et à ce qui nous rassemble devrait-être la priorité pour retrouver un cheminement civilisateur progressiste, libéré de la servitude volontaire à l’argent et plus riche en sapience et en humanité.
Lorsqu’il est question de s’indigner il appartient aussi, après-coup, au citoyen de réagir et de repartir d’un bon pied pour mieux vivre.
L’altruisme, la générosité, l’honnêteté, le courage et la bonté sont les ailes de l’espoir du voyage vers cette alliance mondiale qu’est l’union planétaire des citoyens et des peuples.
Soyez chacune et chacun les modèles républicains de celle-ci.
Fin de l’arrêt public, en voiture les voyageurs !
Y.B.
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Radioactivité !
Radioactivité sans frontières !
Le panache radioactif s’élève toujours au-dessus de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi…
Dans la ville de Tokyo, le taux d’iode radioactif dans l’eau de du robinet dépasse la limite légale…
La pollution par les radionucléides s’étend, la chaine alimentaire est affectée, la contamination s’installe durablement…
Les premières masses d’air radioactives font, au gré des vents, le tour de la planète. Elles survolent la France et il est annoncé officiellement (la dilution étant quasiment homéopathique !) que c’est sans danger…
Dont acte !
Après tout, ne fait-il pas beau ? Nulle crainte à avoir, on peut ouvrir grand les fenêtres et respirer bien fort…
C’est un point de vue !
Cependant, l’inquiétude est forte et partout sur Terre de nombreux citoyens se questionnent sur la viabilité de l’énergie nucléaire car ils ont finalement pris conscience que le risque n’est pas négligeable.
En fait, la remise en question de cette énergie relève du bon sens et il est estimé qu’il faudrait (dans le cadre du changement climatique et pour éviter de rejeter massivement du gaz carbonique dans l’atmosphère) près de trente ans pour en sortir.
Ce choix de sortir du nucléaire est définitivement citoyen, il doit orienter la politique des États.
Le temps est venu !
Dans cette période de risque maximum, nous devrions réduire le plus vite possible l’électricité produite par l’industrie nucléaire, tout en augmentant rapidement les modes de production qui utilisent les énergies de flux. En économisant et rationnant la consommation et en investissant massivement dans la recherche.
Depuis 1789, le citoyen a des droits et des devoirs.
Le citoyen planétaire à le devoir d’être visionnaire, de porter son regard sur un long terme viable.
Le citoyen planétaire à le devoir de protéger la biosphère.
Le citoyen planétaire à le devoir de protéger la vie et de garantir un futur digne et acceptable aux générations futures.
Nos enfants sont les générations futures !
A ce propos, voici ci-après la vidéo « Nucléaire a mal au ventre». Ce tout récent film déniché sur le web explique aux enfants la catastrophe de Fukushima.
L’on reste abasourdi…
Y.B.

…en attendant, des radios éléments sont dispersés sans fin dans l’environnement, menacent les habitants de la mégapole de Tokyo, colonisent notre avenir et condamnent le vivant !
A écouter impérativement, l’émission radiophonique instructive Terre à Terre du 19 mars 2011 :
Catastrophe nucléaire !
Catastrophe nucléaire !
Un séisme d’une puissance rare (le 4ème depuis 1900) a secoué le Japon le vendredi 11 mars 2011.
Celui-ci a provoqué un tsunami meurtrier et dévastateur dont la conséquence directe est la catastrophe nucléaire !
Aujourd’hui, mardi 15 mars 2011, le monde est dans l’expectative.
Les populations de la planète confrontées à un nouveau et terrible danger radioactif réalisent que le pari nucléaire pour produire de l’électricité est suicidaire pour le genre humain et menace globalement la vie. La situation est irrémédiable et la démonstration en est dramatiquement et définitivement faite au Japon qui produisait, à ce jour, près de 40% de son électricité à partir de sa filière nucléaire.
Ce pays n’a que deux alternatives. Soit, dépendant du cours des évènements, il isole (comme à Tchernobyl en 1986, au prix d’inacceptables sacrifices humains) la source accidentelle de radioactivité et maintient l’activité de ses autres centrales atomiques pour répondre tant bien que mal à ses besoins électriques; soit (dans le pire des scénarios) il procède à l’arrêt d’urgence du fonctionnement de l’ensemble de son parc nucléaire.
Le danger extrême pouvant être la perte de contrôle d’autres installations du fait du risque radiologique étendu à l’île et son archipel.
Dans les deux cas, le piège se referme sur le Japon et sa population comme la plus impitoyable des menaces !
Le champ économique mondial et son modèle dominant sont d’ores et déjà durablement impactés. Le choc est civilisationnel.
Dans l’histoire de l’humanité une page importante se tourne.
En France, 76% de l’électricité produite est nucléaire. L’inquiétude dans le pays est perceptible.
Ce matin même (sur la radio d’information RMC info) la ministre française de l’écologie et de l’énergie, Mme Nathalie Kosciusko Morizet (NKM), évoquait au sujet de l’accident nucléaire japonais un risque majeur de déconfinement et de fuite permanente radioactive.
« On entre dans la catastrophe nucléaire » annonçait-elle sur les ondes.
Bizarrement, la notion de transparence tant décriée ces derniers mois dans les médias français s’avère finalement nécessaire, indispensable et surtout responsable. Les faits sont suffisamment graves, ils conditionnent la politique à venir et le vivre ensemble.
Face aux risques, il faut impérativement:
. cesser d’exploiter ce mode de production électrique
. réévaluer les connaissances, les domaines d’application et les capacités de contrôle de la technologie nucléaire pour préserver définitivement la vie
. assurer une nouvelle cohésion sociale, civique et planétaire pour panser les plaies, anticiper les risques et construire l’indispensable contrat social juste et cohérent nécessaire au progrès et à l’avenir commun.
Au pied du mur de l’atome, il faut désormais que la vérité, l’éthique et le bon sens aient droit de cité.
Le temps est venu de produire l’électricité autrement que par le nucléaire afin que plus jamais ne surviennent d’autres accidents occasionnant de telles contaminations radioactives.
A quand la salutaire prise de conscience citoyenne ?
Y.B.
